‹ Papyrus GrecsChapitre 70 sur 166 · VOL.ET PRÊT SUR GAGES · texte numérisé non relu

VOL.ET PRÊT SUR GAGES

indique qu'il s’agit iei d'un autre grief, ὃὲ servant de liaison et χαὶ signifiant : de plus.

0. Τὴν ταφὴν τὴν Φιλίππου Ε χε. Il y aurait là une indication curieuse sur le prix des funérailles et, par conséquent, de l'embaumement des momies auxquelles nous devons ces textes, s'il n'y avaiteu d’autres frais supplémentaires et si ces 25 drachmes représentaient à coup sûr le prix total des funérailles. Le nombre des objets donnés en gage pour cetle somme parait considérable, si l’on songe que le manteau de Thamouünis (42) vaut 20 dr.; il est vrai que c’est celui d'une femme et même d’une plaignante, qui l'estime elle-même.

Τὰ χατάφρραχτα À. Ce n'est pas là l'armement complet d'un soldat ptolémaique, puisque ni le bouclier, ni les armes offensives, ni peut-être le casque n’en font partie; par τὰ κατάφοαχτα il faut entendre les diverses pièces de la cuirasse ; ᾿ὑποδύτης se mettait sous la cuirasse; pour la définition de 1 ἐφαπτὶς, manteau de soldat, cf. PoryBe, XXXI, 3, 10; la σαχκοπήρα est un sac spécial pour porter le manteau, ef. Porzux, 10, 16.

7. Ἐνέχυρα θεῖναι. Cette nouvelle lecture montre qu'Agathôon n'a fait que servir d'intermédiaire.

8. Une cassure de papyrus rend illisible le milieu de la ligne; l’ seul est certain; probablement χαὶ; immédiatement avant ἐπ᾽ αὐτοῖς se lit peut-être .….ov.; mais le sens est aisé à restituer : pour recouvrer les gages (et pour être en droit de réclamer, 11. 12-13, le capital et l'intérêt) il faut qu'ils aient remboursé la somme prètée et payé l'intérêt; avec δεδομένα, il faut entendre “οήματα, pour lequel la place manque, si l’on suppose quelque chose comme : χαὶ ἀποδιδόντων τὰ ἐπ᾽ αὐτοῖς δεδομένα.

14. Βονηθ[δ)ν. La graphie 6 pour o se rencontre parfois dans les papyrus entre o et ἡ, à côté de on; cf. Mavser, Grammatik, p. 110; c’en est ici un nouvel ui

᾿Ηδὲ ὁ . Seul exemple d'une addition à la formule traditionnelle qui clôt ces ἐντεύξεις: la conjonction épique serait particulièrement remarquable ; peut-être faut-il lire ἤδη; cf. les exemples voisins donnés par MAyser, Grammalik, p. 6%.

Sur les fils de soldats appelés ὀρφανοὶ, cf. Lesquier, /nst. mil. Lag., p. 36, no:

16. Sur la formule, cf. introd. gén., pp. 9-10 et 29. Premier texte, où le début de l’apostille ne soit pas restitué, et se lise abrégé. Les résolutions μάξλιστα) et αὐ(τούς) ne font pas difliculté; pour à: ( ), les premiers éditeurs avaient adopté (συν)δι(άλυσον), en s'appuyant sur le texte de 2, 1. 10, et de 22, 1. 9; la résolution δι(άλυσον) parait seule possible avec l'abréviation ὃ. ( ); cf. pour le préfixe 31,1. 13 : πρ(οσ)γτάγματα, et 10, verso, 1. 3 : συγγ(ρα)φ(ῆς). Quant à la résolution de χ.. Bu ]., à[ |]. pourrait être lu δι[καστηριήου; mais

il n'y ἃ pas la place nécessaire pour xowoû: [ ] et on ne réussit pas à lire

112 PAPYRUS DE MAGDOLA

χα(Πγκοντος). Il faut noter l'absence du verbe et peut-être doit-on plutôt restituer : È δι[αχριθῶσ].ν.

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