‹ Papyrus GrecsChapitre 79 sur 166 · SECONDE PLAINTE RELATIVE A UN PRÊT · texte numérisé non relu

SECONDE PLAINTE RELATIVE A UN PRÊT

frendus, Diophanès le stratège écrivit à Polycraltès de faire une enquête; Téès, comparaissant l'an 25, [16 (guantième)) É[...., rendit 5 conges, mais les autres] 30 conges de vin, depuis la date susdite lil ne les ἃ pas restitués. Je te prie done, ὃ roi, d'ordonner) à Diophanès le stratège d'écrire à Polycratès l’épistate d'envoyer Téôs devant lui, et d'exiger de lui les 30 conges de vin ou leur [valeur et de me les rendre. Ainsi}, grâce à toi, ὃ roi, J obtiendra Justice. [Sois heureux}.

À Polycratès l’épistate. Envoie-les (devant nous) afin qu'à partir du [(quantième et mois)...

Verso

An 25, 26 Lôios-13 Choiac. Dioclès contre Téôs, qui lui doit du Vin.

2. [᾿Ἀποδόντος γάρ μου] || ἔντευξιν. C’est l'expression ordinairement employée re ces textes, cf. 6,1. et n. 9.

2. Av ἧς ἐνεφάν[ισα ὅτι «rh. Il s’agit presque certainement d'un prèét: cf 1: ἀπηιτηυένος πλεονάκις. Pour ἐνεφάν "νὰ, cf. Archive, Il, p. 119, (ἐμφανισμὸς) et 1. 11; pour χρησάμενος, cf. 16, I.

3-4. Les restitutions de Crovuns et celles qui sont ici proposées sont au fond identiques ; mais dans ces requêtes les circonstances de la cause sont très souvent exprimées par des génitifs absolus ; [Holvxpa]ffet n'est pas absolument satisfaisant, [Πολυχράτε!. τῶι ἐπιστά τη: serait préférable; mais il faudrait supposer une faute d'orthographe au début de la 1. 4; il est vrai qu’elle n'est pas sans exemple, cf. 85, 1. 9; et que ce texte n’est pas absolument correct, cf. note ci-après. Pour l’asyndète, cf. 25, 1]. 2-4

3. Οἴνου χο(ῦς). Pour les mesures des liquides, cf. 26, n. 3. Sur la résolution de l’abréviation, cf. Mayser, Grammatik, p. 269.

4. Καταστὰς Σεῶς, 1. Tews. Les premiers éditeurs ont vu ici une dittographie. Mais ἕως τοῦ χε (ἔτους) χτλ. est peu vraisemblable après,le participe aoriste ; et quant au fond, il y a eu une enquête sur [65 faits, et la seule personne qui ait pu y être soumise, c'est Teôs, qui a probablement rendu ce jour-là les 5 conges dont il n’est plus question par la suite, cf. n. ci-après. Pour l'emploi et le sens de καταστὰς, cf. P. Petr. III, 30, 11. 2 et 7

122 PAPYRUS DE MAGDOLA

Τοῦ χε (ἔτους), ἘΠ᾿... Les seuls suppléments possibles sont "E[r:t+, ou ἐ[παγομένων, car il n'est pas douteux que le mois et le quantième étaient indiqués, ef. 1. 5 : ἀπὸ τῆς προγεγραμμένης nuéoals; la plainte étant du 13 Choiac. Dioclès aurait attendu pendant trois mois environ, si c'était é[zzyouévoy, où plus de quatre mois, si c'était E[zeis ; en tout cas, il suit de là que l'an 25 d'Évergète n’a pas commencé le 1° Thôth ; mais sur ce point, cf. introd. gén., pp. 38 et 47.

[Οἴνου χο(ῦς) ε ἀπέδωχε... Ainsi que WVILCKEN l’a fait remarquer, la différence des chiffres, 1.3 et 1.7, indique que Téôs a déjà restilué 5 conges; et il est naturel qu'il l'ait fait lors de l'enquête ou peu après.

5. [.o)x ἀποδίδωσιν... Le sens est certain : autrement la plainte n'aurait plus d'objet; pour l'emploi du présent, cf. 18, IRON {6

7. Ἢ τὴν [τιμήν. La lecture du » confirme la correction faite par WiLCKkEN, d’après 1, L 17, 85, 1. 11, et 42, 1. 10.

[Καὶ ἀποδοῦναί μοι]. Pour celte formule, cf. 21, Il. 7-8 ; 84, 11]. 4-5.

10. La lecture de l’apostille est assez douteuse ; mais elle est vraisemblable ; il est évident que l'autorité de l’épistate Polycratès n’a pas été suflisante pour obtenir de Téôs une restitution complète; et nous avons iei une seconde plainte relative à l'aflaire; aussi est-il naturel que le traditionnel : μάλιστα

διάλυσον αὐτοὺς ait été supprimé ; cf. [6] et 88. Quant à la date, c'était peut-être : ἐχ τῆς [1 τοῦ Παῦνι, comme en l’an 4 de Philopator, ef. 29, n. 12; mais cf. introd. gén., p. 25.

Le 80,1. 8 et verso, 1. 3.

3. Περὶ ὀφειλήσεως οἴνου. — Οφείλησις n’est pas connu ailleurs; la lecture paraît

certaine.

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