Cf. ci-dessus, pp
Est-ce lors de ce passage dans les bureaux du stratège que les ἐντεύξεις étaient résumées au verso ? C'est fort possible ; l'identité des dates est plutôt en faveur de cette explication; mais on peut penser aussi que par la suite les pétitions ont été résumées et datées d’après le jour de leur présentation aux bureaux du stratège, qui est leur date ofjicielle, car le corps même de la pétition n’est jamais daté. Du moins, il ne semble pas probable que ces résumés soient dûs aux bureaux de lépistate, si même le mot : bureaux, n'est pas bien ambitieux à propos de ce fonctionnaire; les affaires n'y étaient pas si nombreuses ; et, qu'il eût réussi ou échoué dans la mission que lui confiait le stratège, il ne devait pas conserver les ἐντεύξεις !
II. Le pétitionnaire recevait done des bureaux du stratège sa requête apostillée, χεχρηματισμένη (6, 11. 9-10, et P. Petr., 11, 2 (2), 1. 1, cf. IT, 28, (b); c'est le terme technique, qui donne à croire que l'apostille était qualifiée du nom de χρηματισμὸς et non ε᾿ὑπογραφή. Cette apostille était, le plus souvent, adressée au fonctionnaire que l'auteur de la requête avait lui-même indiqué. À cette règle, il y ἃ quelques exceptions. Dans 14, Sôpolis demande au stratège d’examiner l'affaire lui-même, ce qui est le cas de bien d’autres plaignants *, mais 1l n'indique même pas l'intermédiaire qui convoquera devant le stratège la défenderesse Dêmô, sans doute parce qu'elle habite Crocodilopolis ; 1] est notable que l’apostille, où le stratège donne l'ordre de faire comparaître Dèmô, ne contienne pas d'adresse. Dans 9 et dans 36, les pétitionnaires ignorent le nom et même le ütre du fonctionnaire compétent, bien que les auteurs de 36 habitent le chef-lieu du nome; il s’agit là de travaux publics. Dans 19 et dans 83 [1]. S),les plaignants veulent évidemment faire intervenir la police, représentée par l’archiphylacite du bourg; le fait s'explique aisément pour le second de ces textes : il y ἃ eu déjà une