PLAINTE RELATIVE A UN CONTRAT
3. Συγγραφὴν αἰγυπτίαν ΚΕ ὖ.[.... Le contrat était en langue démotique ; et le chiffre des drachmes (au moins 400), suivant immédiatement la mention de l'acte, indique qu'il s'agissait d'une obligation; dans 14, 1. 5, et dans P. Paris, 8, L. 5, le mot δανείου précise la nature de l'acte; mais ici les mots συγγραφὴν αἰγυπτίαν n'étant pas précédés de χατὰ, le seul verbe qui puisse être suppléé dans la lacune précédente est zifesha. ou συγγράφεσθαι, Une obligation a done été contractée et, selon Pasis, à son détriment. Si l'on remarque que l’exposé du fait incriminé tient en une ligne et demie et qu'Hôros est l'accusé, il semble difficile d'admettre une interprétation moins simple que la nôtre.
χίτη!, — Le supplément Σωσιδίωι étant donné par l’apostille, Wirexex propose de restituer, d’après les autres plaintes et requêtes, Σωσιδίωι τῶι ἐπιστάτη!: καὶ rot δεῖν. τῶι ἀρ χιφυλα]κίτη!,, en ajoutant qu'il a pu être question de l'archiphylacite dans la lacune de la 1. 3, de même que dans 38. Tout ce que l’analogie permet d’aflirmer, c'est que Sôsibios, à qui est adressée l’apostille, est bien l’épistate de Philôtéris; le Μά(λιστα) δι(άλυσον) αὐτοὺς ne peut concerner l’archiphylacite : un brigadier de gendarmerie n'est pas un juge de paix. Mais nous n'avons aucun moyen de connaître exactement la longueur de la lacune; et l’on ne peut savoir si Pasis, dans son ressentiment, n’a pas voulu faire appréhender Hôros par la gendarmerie pour le traduire directement devant le stratège, sans recourir à l’épistate.
Sur la gendarmerie, cf. LEsQuiER, Znst. mil. Lag., pp. 260 544.