SCÈNE in
LA GRfiFFIÈRE, LISETTE.
LISETTE
GomoMot donc, nudaine! on dit cpie ^ou»
mettez en joie tont le village? Est-ce à cause de la fête , ou si vous avez quelque sujet particulier fie voua réjouir?
LA ORBPFlàaE.
Les mauvais présages de ce matin sont ^va«* nouis, ma pauvre Lisette; j'ai recules plus agréables nouvelles..!
LISETTE
Il y auroit de l'indiscrétion, peut-être, de vous demander ce que c'est, madame.
LA GHEFFlàRB. •
Qu'on blâme les devineresses tant qu'on voudra, je suis fort contente de la Duverger , pour moi. * .
LISETTE
Comment donc \ madame ?
LA GBEFriàRE.. •
Nous y voilà parvenues, ma pauvre Lisette; nous y touchons du bout du doigt, ma chèfre enfant.
17a LES BOURGEOISES OE QUALITÉ.
LISETTE
Et à quoi, madame?
LA GREFFIÈRE
A cet heureox temps que la Duverger m'a tant promis à la fin du siècle, à mon bonheur.
LISETTE
Et qu*a de commun la fin du siècle aTec votre bonfae«r, madame?
Lk GREFFlènE.
Je n'ai pas eu de grands plaisirs pendant le cours de celui-ci : mais je vais passer l'autre agréa- *blement, sur ma parole.
Voilà de beaux projets!
LA. GREFFIÈRE
Je suis déjà veuve , premièrement.
LISETTE
Gela proi9et,,vous avez raison.
LA GREFFIERS
Et je ne le serai pas long-temps encore.
LISETTE
Gomment donc, madame ?
LA GREFFIÈRE
G'es^la «aison des révolutions que la fin 'des siècleft , et tu vas voir d'assez jolis changements dans ma destinée.