‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 25 sur 254 · SCÈNE XIIÏ · texte numérisé non relu

SCÈNE XIIÏ

M** VALEKTlN.

Ghan|g;ëe , madame ? Voilà un fort sot compliment, et je lie suis point en âge de parottre changée.

Ah, vraiment! cest en bien que vous Féted, madame, et vous embellissez à vue d^œil.

Mn>« VALEHTIN.

Comment , j'embellis ? Tredarae , madame , un visa^^re taillé comme le miefn n'a pas grand besoin d'embellir.

unie PiKuiir.

Ne vous fâchez donc point, madame, ce n'est pas mon dessein.

Mme VALENTIN.

J'étois à quinze ans tout aussi aimable que je le suis, madame; et si vous m'aviez vtie au Jasmin* Fleuri, dans la boutique de féù mon papa... C*^ toit moi qu'on appetoit la belle parfumeuse, aità que vous lé sachiez. i

Mme piHum.

Eh! vraiment oui, je le sais bien ; c'est de ce temps-là que j'ai l'honneui' de vous connoîîre, madame.

MADAMfi -V ^tt.'STtv ^ h Angélique, Eh bien donc ? Tenez-vous droite, botrvrèrè, 3. 1 4

Mme PiNUIN.

Vous avez là une aimable enfant, madame, qui paroU bien sage et bien élevée.

M™« VALENTIN

Elle? C'est une sournoise que son père me gâte.

M"»* PINDIW.

Vous songez bientôt à la marier, sans doute?

M«*»« VALENTIN

A la marier, madame! à la marier! Gela ne presse pas.

ANGÉLIQUE

Oh ! vraiment non, madame ;jen*ai encore que seize ans , et ma mère n*a été mariée cpi*à trenteneuf.

M™e VALENT IN.

£h bien ! tenez , cette impertinente . avec se» seize ans et ses trente - neuf ! on va s^imaginer que j*en ai soixante : je ne vous mènerai jamais avec moi; votre père aura beau dire et beau faire.

Mine piNUIN.

Je ne vous conseillerois pourtant pas, madame , delà laisser seule, en ce pays-ci sur-tout; l'air d*une armée est si dangereux, et pour des jeunes personnes de Paris encore ! Dès qu'il s'en égare quelqu'une dans ce camp, pour trois on quatre

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