‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 26 sur 254 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

jours seulement , il faut saroir toatet les fottitef

qu'on en dit.

WB^ TA.LBHTIH.

Je le crois Uen, vraiment ; mais pour moi, je veille la mienne de près, et je ne crains pas qoe le voyage dn camp fasse aucun tort ni à sa réputation ni à la mienne.

Mme piHUiir.

Oht je sais dans quelle retenue et dans quelle contrainte vous Télevez , madame ; et cela est fort louable , je vous assure.

AKGÉLIQUE.

Et fort chagrinant pour moi, madame, qu'on n'ait pas assez bonne opinion de ma conduite...

M«n« VALEirTIir,

Je la crois fortboAne; mais le soin que j'en prends ne la rendra pas plus mauvaise.

Mme PI NUI H.

Non, assurément; on ne sauroit prendre trop de précautions pour empéaher de jeunes per* sonnes de répondre aux témoignages d'estime et de tendresse que de jeune's gens peuvent leur donner.

^me VALEITTIN.

Je suis toujours en garde là-contre.

M»n« PIKOIlf.

Et vous faites fort bien : le siècle est si perverti,

4o LES CURIEUX DE GOMPIÈGME.

et les homiaes d'aujourd'hui sont û m$é» et si

adroits...

M»« VALENTIir.

Je délie qui que ce soit de in*attraper*

11 faudroit être bien fin , à moins que de 6e faire enteudre avec des mines... , *

M™« VALENTIK.

Vous entendez les mines, mademoiselle ma fille?

ANGÉLIQUE

Cest vous qui m*avez montré à les entendre , ma mère.

M^ VALENTIE.

Je vous ai montré cela^ moi?

ANGÉf^IQUE.

Oui vraiment : ne faites >voos pas presque toujours la grimace à mon père?

M"» VALEHTIS.

Eh bien? •

ANGÉLIQUE

Eh bien ! ma mère , Vela veut dire que vous êtes fâchée, nest-«e pas? Et par conséquent, un visage gracieux doit signifier que Ton est contente.

M«e PI RU IN.

Il n'y a rien de plus naturel.

. SCÈNE XIII. 4i

Mme VALENTIK.

- £lle ne manque pas d* esprit, au moins.

Mme piMUIK.'

Si jamais elle est sensible à Famoar, elle en aura bien plus encore.

ANGÉLIQUE

Je nen aurai jamais davantage, madame, je TOUS assure.

Mme PINUIH.

Quoi! si vous aviez un amant, incertain de sa destinée , que quelque personne s'intéressât à s'en éclaircir, vous trouveriez moyen de lui faire savoir...

• ANOÉLIQUE.

Oui, madame, je i'instruirois de mes senti men<s, et en présence de ma mère même.

• urne VALENTIK.

En ma présence?

M"C PINUIN.

Je le voudrois, pour la rareté du fait : cela 8eroit trop plaisant.

^me VALENTIN.

Je ne lui conseillerois pas de s'y hasarder.

ANGÉLIQUE

Quoi ! vous trouveriez mauvais , ma mère , que j'a^vouasse naturellement <|ue je ne suis point insensible à une passion respectueuse ?

4i LES CURIEUX DE GOMPIÈGNE.

W^ YALEUTTIN.

Personne n a de passion pour vous, mademoiselle ; voilà des discours inutiles.

ANGÉLIQUE

Si que]qu*un en avoit, ma mère, des desseûis honnêtes et des vuesraisonnahlfs lui feroient aisément trouver* le chemin de mon eœur. (à madame Pinuin.) Mais sans F^veu de ma famille, madame, il ne devroit jamais rien prétendre.

Que <^la est soumis ! que eela est resfkectueixx I Vous devez être bien contente de cette bjelle enfant-là, madame ? '

Mine VALENTIII.

Voilà ce que fiait la bonne éducatiiui, <îela ne fera jamais que ce que je voudmi.

M»»« pmuiN. *

Je suis si charmée , que je voudrais faille durer la conversation jusqu'à demain.Quoi! sans Tavea de vos parents, on n'auroit donc rien à es|iférer, mademoiselle?

ASOiLIQUE.

Non, madame, je vous assure.

Von» n'été» pas dianaée d'e««>i)dre cela 9 inadame? (À An^liqyie. ) £t si v<Mis aviez des pa^

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