SCÈNE I
M. NAQUART, LÉ TABELLION.
H. NAQUART.
Gela ne reçoit pas la moindre difficulté, monsieur le tabellion ; et , dès qne tonte la famille en est d'accord avec Aïoi, cette petite supercherie n'est qu'une bagatelle.
LE TABELLIOH.
Eh bien ! soit; vous le voulez comme çsé, je le Yeux itou : vous êtes procureu de Paris , et je ne
' Cette comédie parut en 1700 sous le titre de la Fête de village, et fat jouée dix-huit fois avec un grand succès; mrais, à sa reprise en 1724» l'auteur vivant encore , elle fut affichée sous le titre des Bourgeoises de ifualité, qu'elle a toujours porté depuis.
i44 LES BOURGEOISES DE QUALITÉ.
sis qne tabellion de villa^^e ; comme votre charge vaut mieux que la mienne, je serois un impertinent de vouloir que ma conscience fût meilleorc que la vôtre.
M.' NAQUAHT.
n ne s*agit point de conscience là -dedans ; et entre personnes du métier....
LE TABELLIOIf<
Ça est vrai, vous avez raison, il ne peut pas 8*agir d'une chose qu'on n*a pas ; mais, tout coup vaille, il ne m'importe , pourvu que je sois bien payé, et que vous accommodiais vous-même toute cette manigance-là ; je ne. dirai mot , et je vous lairai faire; il ne vous en faudra pas davantage.
M. haquart.
Je vous réponds dé l'événement et des suites.
LE TABELLION
Eh bien ! tope , velà qui est fait. Je m'en vas vous attendre: aussi bien, velà monsieur Blandinean, qui , m'est avis , veut vous dire queuque chose»