‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordre (volume 2)Chapitre 86 sur 254 · SCÈNE It · texte numérisé non relu

SCÈNE It

M.BLANDINEAU, M. NAQUART.

M. BL/tliïDIltEiÙ.

VoTis Yoil-à en (jrande conFëretice avec moire tabellion? Ce n'est pas itioi qui Tools mte]^^oinp9, peut-être ?

M. MAQtJARt.

Eh dircutie fafçcrn. Votts m'avéï jJfbiriïS vôtre consentement pour ce lïiariag^e, ë(....

^. ITL&I^DINEAC.

Oui , je^voùs le donne de tout mon cœur; mais je ne Vous protnets pas que mon consentement détermine mabeUe-sœur à vous épouser. Elle est tin peu folle, comme vous savez, et je m'étonne que tous les travers que vous lui conrnfoissez ne vous corrigent pas de l'envie que vous avez d'en faire votre femme.

iâ. NAQUÂRT.

Cest un vœu tfxe j'ai fait , monsieur Blandineau, de rendre une femme raisonnable; et plus je Iji prendrai folle, plus j'aurai de mérite à réussir.

a. BLANDINEAU.

Et plus de peine à en venir à bouf . C'est une chose absolument impossible : Éna femme n'est 3. i3

■ 46 LES BOURGEOISES DE QUALITÉ, pas, à beanconp près, si extrayagante <|ae sa sœur, et toutes les tentatiyes que j*ai faites pour rëçler son esprit et ses manières n*ont jusqa'à présent servi de rien : je serai réduit , je pense, pour éyiter les altercations que nous ayons tous les jours ensemble^ à prendre le parti d*extraya- Çuer ayec elle , puisqu'il n'y a pas moyen qu'eUe soit raisonnable avec moi.

M. IfAQUART.

Quepouyez-yous faire de mieux ? Vous ayez da bien , vous n'avez point d'enfants ; votre femme aime le faste, la dépense; c'est là, je crois, sa plus grande folie : laissez-la faire ; au bout du compte , l'argent n'est fait que pour s'en servir.

M. BLAMDINEAU.

Oui, mais il y anroit un ridicule à un simple procureur du Ghâtelet comme moi....

M. HAQUàRT.

Procureur tant qu'il vous plaira; quand om gagne du bien, '{l en faut jouir: il y auroit un grand ridicule à ne le pas faire. ^

M. BLAlfDlKEA.U.

Mais autrefois, monsieur Naquart... ^

M. NAQUART.

Autrefois, monsieur Blandineau, on se gouverpoit comme autrefois : vivons à présent comme dans le temps présent; et puisque c'est le bien

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