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ACTE I, SCÈNE IL

qui fait vivre, pourquoi ne pas vivre selon son bien? Ne voudriez-vous point supprimer les mouchoirs , parceque autrefois on se mouchoit sur la manche ?

M. BLANDINEAU.

Pourquoi non? Je suis ennemi des snperfluités, je me contente du nécessaire , et je ne sache rien au monde de si beau que la simplicité du temps passé.

M. NAQUàRT.

Oui; mais si, comme au temps passé, on vous donnoit trois sous parisis, ou deux carolus, pour des écritures que vous faites aujourd'hui payer , trois ou^atre pistoles, cette simplicité-là vous plairoit-elle , monsieur Bl andineau ?

H. BLARDIKEAD.

Oh! pour cela, non, je vous l'avoue. Ce ne sont pas nos droits que je veux simples, ce sont, nos dépenses.

H. NAQUART.

Il faut régler les unes par les autres, monsieur Blandineau, à la sotte vanité près. Les manières de votre femme sont très bonnes , les ridicules que vous lui trouvez ne sont que dans votre imagination ; plus vous prétendrez les corriger, plus ils au(rmenteront ; vous la contraindrez, vous vous ferez haïr. Croyez-moi, il vaut mieux, pour vous

i48 LES BOURGEOISES pE QUALITÉ.

ef pour elle, que vous vous AicfiQmmQàip:^ ^ ses

fantaisies, que de pi'étendre la soumettre au^

M. BLàNDINEàC.

Cest là votre sentiment, mais ce n*est pas le miei|. Que je serai ravi de vous voir le ipari de ma b^lle-sœur la (preffière ! nous yerrqn^ si vous rai- S9nuerex aussi de sang froid.

M. NAQUART.

C'est un plaisir que vous aurez ; et puisque vous apprQuyez jLa çbo^e , j'emploierai , pour la faire réussir, des mpyeufi dont je ue m» çervirois pas sans voUre aveu.

M. fit^nnlNEAC.

Et qu'est-ce que c'est que cies moyens ?

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