‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordreChapitre 146 sur 230 · ACTE 111, SCÈNE V. 2n · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE V. 2n

vous ni détour ni mensonge : si ce que vous dites est vrai, répëlez-le moi, et je vous croirai... Si ce sont quelques raisons, quelques folies de votre âge, de ces niaiseries qu un père peut soupçonner, mais ne doit jamais savoir ; quelque peine que cela me fasse, je n'exige pas une confidence dont nous rougirions Fun et Tautre :

voici les clefs, sortez... {.Le fils tend la main y et les prend. ) Mais, mon fils, si cela pouvoit intéresser votre repos et le mien , et celui de votre mère?

Ah! mon père.

M. VANDERK.

Il n*est pas possible qu il y ait rien de déshonorant dans ce que vous allez faire.

M. VANDERK FILS.

Ah! bien plutôt...

H. VANDERK.

Achevez.

M. VANDERK FILS.

Que me demandez-vous? Ah! mon père, vous me Tavez dit hier : vous aviez été insulté ; vous étiez jeune ; vous vous êtes battu ; vous le feriez encore. Ah! que je suis malheureux ! je sens que je vais faire le malheur de votre vie. Non... ja-

Î12 LE PHILOSOPHE SANS LE SAVOIR, mais... Quelle leçoo !... Vous pouvez m'en oroire) si la fatalité...

M. YARDEBK.

Insulté... battu... le malheur de ma vie. Bfon fils, causons ensemble, et ne voyez en moi qu'an ami.

M. VANDEBK FILS.

S'il étoit possible que j'exigeasse de vous un serment... Propnettez-moi que, quelque chose que je vous dise, votre bonté ne me détournera pas de ce que je dois faire.

M. VARDEBIL.

Si cela est juste.

M. VANDERK FILS.

Juste ou non.

M. VANDEBK.

Juste ou non?

M. VAKDEBK FILS.

Ne VOUS alarmez pas. Hier au soir j'ai eu quelque altercation , une dispute avec un officier de cavalerie : nous sommes sortis ; on nous a sépares... Parole aujourd'hui.

M. VANDEBK, en S appuyant sur le dos iTune

chaise.

Ah! mon fils.

^ M. V.\EIDEBK FILS.

Mon père , voilà ce que je craifpiois.

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