‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordreChapitre 147 sur 230 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

M. VANDERK.

Et puis-je savoir de vous un détail plus étendu de votre querelle , et de ce qui l'a causée, enfin de tout ce qui s'est passé?

M. VAUDBBK FILS.

Ah! comme j'ai £ait ce que j'ai pu pour éviter votre présence !

M. VANDERK.

Vous fait-die du chagrin?

M. TAVnRRK FILS.

Ah! jamais, jamais je n'ai eu tant besoin d'un ami, et sur-tout de vous.

M. VANDERK.

Enfin, vous avez eu une dispute.

M. VANDERK FILS.

L'histoire n'est pas longue: la pluie qui est survenue hier m'a forcé d'entrer dans un café ; je jouois une partie d*échecs ; j'entends à quelques pas de moi quelqu'un qui parloit avec chaleur : il racontoit je ne sais quoi de son père, d'un marchand, d'un escompte de billets; mais je suis certain d'avoir entendu très distinctement: Oui , tous ces négociants, tous ces commerçants, sont des fripons, sont des misérables. Je me suis retourné, je Fai regardé. Lui, sans nul égard, sans nulle attention , a répété le même discours. Je me suis levé, je lui ai dit à l'oreille qu'il n'y

ai4 LE PHILOSOPHE SANS LE SAVOIR, avoit qu'un malhonnête homme qui put tenir de pareils propos : nous sommes sortis ; on nous a séparés.

M. TAMDERK.

Vous me permettrez de Vous dire...

M. TANDBRK PIL8.

Ah! je sais, mon père, tous les reproches que vous pouvez me faire. Cet olficier poayoit être dans un instant d*humeur ; ce qu'il disoit pouToit ne pas me regarder ; lorsqu'on dit toat le monde, on ne dit personne ; peut-être même ne faisoit-il que raconter ce qu'on lui avoit dit; et voilà mon cha^rrin, voilà mon tourment. Mon retour sur moi-même a fait mon supplice; il fant qaeje cherche à égorger un homme qui peut n'avoir pas tort. Je crois cependant qu'il l'a dit parceqne j'étois présent.

M. VAKDERK.

Vous le desirez ; vous connoît-il ?

M. VAHDERK F1L8.

Je ne le connois pas.

M. TANDERK.

Et VOUS cherchez querelle ! Ah! mon fils, pourquoi n'avez-vourpas pensé que vous avies votre père? je pense si souvent que j'ai un fils.

M. VAHDERK FILS.

Cest parceque j'^ ^q&o\s.

' ACTE III, SCÈNE V. ai5

' M. VARDERIL

" Eh j dans quelle incertitude , dans quelle peine alliez-vous jeter aujourd'hui Yotre mère et moi !

M. VANDERK FILft.

J'y avois pourvu.

M. VANDERR.

Gomment?

M. TARDERK FILS.

Tavois laisse sur ma table une lettre adressée à vous ; Victorine vous Fauroit donnée.

M. VAHDERK.

Est-ce que vous vous êtes confié à Victorine?

M. VANDERK PIL8.

Non ; mais eUe devoit rapporter quelque chose sur ma table, et elle Fanroit vue.

M. VAHDERK.

Ehl quelles précautions aviez-vo us prises contre la juste rigueur des lois?

M. VASDERK FILS.

La juste ri^eur !

M. VAHDERK.

Oui, elles sont justes ces lois... Un peuple... je ne sais lequel... les Romains, je crois, accordoient des récompenses à qui conservoit la vie d un citoyen. Quelle punition ne mérite pas un Français qui médite d*en é{yorger un autre , qui projette un assassinat?

LE PHILOSOPHE SAHS iftS

Oui, mon fila, un assaMÙiat. Ln cooS l'agresseur a dans ses propres forces fait

Et yons-uiéme , mon père, lorsqu'au

Le ciel est juste, il m'en punil en vo quelles prccaulions aTÏaz-vauï prises

juste rigueur des lois?

La fuite.

Eh! (jucllp eloit ïofre [aarehc, le ',

Slir les Irais heures après midi, den petits remparts.

Ehl poarqnai ilouc sorlex-voot jitât?;

Puur ne pas manquer à ma parole. T^ rembarras de celte noce , de ma tante .

■nmvcr enga^i! de hçon à ne pparair jj

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