ACTE 1, SCÈNE I
J'ignore si d'ailleurs , au comble de la gloire , Coaronné quarante ans des mains de la victoire» Sans regret ya^ son fils un père est égalé, Biais le fils est perdu, si le père a tremUé.
OSMAN
Ne m'écrivez-YOQS point qu'une lettre surprise, Par une main vénale entre vos mains remise.
Du prince et de Thamas trahissant les secrets, Doit prouver qu'à la Perse il vend nos intérêts? Cette lettre sans doute an sultan parvenue...
ROXELAMB.
Cette lettre, visir, est encore inconnue.
Mais apprenez quel prix le sultan , par ma voix,
Annonce en ce moment au vainqueur des Hongrois.
De ma fille , à vos vœux par mon choix destinée ,
Il daigne, à ma prière, approuver l'hyménée;
Et ce nœud sans retour unit nos intérêts.
J'ai pu jusque aujourd'hui, sans nuire à nos projets.
Dans le fond de mon cœur ne point laisser surprendre
Tous les secrets qu'ici j'abandonne à mon gendre.
Écoutez : du moment qu'un hymen glorieux
Da sultan pour jamais m'eut asservi les vœox ,
Je redoutai le prince : idole de son père ,
H pouvoit devenir le vengeur de sa mère ;
Il pouvoit... Cher Osman , j'en frémissoîs d'horreur;
An fette du pouvoir, au sein de la grandeur.
Du sérail , de l'état souveraine paisible,
Je voyois dans le fond de ce palais terrible
Un enfent s'élever pour m'imposer la loi :
Chaque instant redoobloit nu haîne cX telovi ^tùv.
7f> mustâphâ et zéangir.
Les cœurs voloient yen loi : sa fierté, «oii ooiiib||^, Ses vertus, s atinonçoient dans les jeux de son A^, Et ma rivale «n jour arbitre de mon sort , M'eit présenté le choix des fers où de la mort. Tandis que ces dangers occupoient ma prodence. Le ciel de Zéangir m'accorda la naissance:
Je triomphois, Osman ; f étois mère , et ce Boa Ouvrait an champ plus vaste à mon ambition.
Je cachai toutefois ma superbe espérance; De mon fils près du prince on éleva Tenfance , Et même l'amitié , vain firnit des premiers ans, Sembla mêler son charme à leurs jeux innocents. Bientôt mon ennemi, plus âgé que son frère, S'enflammant an récit des eiploits de son père. S'indigna de languir dans le sein du repos.
Et brûla de marcher sur les pas des héros.
Avec plus d'art alors cachant ma jalousie.
Je fis à son ponvoir confier l'Amasie", Et , tandis que mes soins l'exiloient prudemment. Tout l'empire me vit avec étonnement Assurer à ce prince un si noble partage.
De Théritier du trône ordinaire apanage:
Sa mère auprès de lui courut cacher ses plears. Mon fils demeuré seul attira tous les cœurs : Mon fils à ses vertus sait unir l'art de plaire; Presque autant qu'à moinoiéme il fut cher à son pèn Et, remplaçant bientôt le rival que je crains. Déjà sans les connc^tre il servoil mes desseins. Je goûtois en sil^ioe une joie inquiète.
Lorsque^ ias de payer le prix de sa délEaite «