‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordreChapitre 53 sur 230 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

Thamas à Soliman refbsa les tribots.

Salaire de la paix que l'oo vend aux vaincus :

Il £dlat pour ariiitie appeler la victoire.

Le prince jeune, ardent, animé par la gloire,

Brigua près du sultan Thouneur de commander;

Aux vœux de tout l'empire il me &Hut céder.

Eh ! qui savoit, Osman , si la guerre inconstante ,

Punissant d'un soldat la videur imprudente,

M'auroit pu?... Vain espoir! les Persan» terrassés.

Trois fois dans leurs déserts devant lui dispersés ,

La fille de Thamas, aux chaînes réservée.

Dans Tauris pris d'assaut par ses mains enlevée.

Ces rapides exploits l'ont mis dès son printemps

Au rang de ces héros, honneur des Ottomans...

J'en rends grâces au ciel... Oui, c'est sa renommée.

Cet amour, ces transports du peuple et de l'armée.

Qui, d'un maître superbe aigrissant les soupçons,

A ses regards jaloux ont paru des affronts.

Il n'a pu se contraindre , et son impatience

Rappelle sans détour le prince dans Byxance.

Je m'en applaudissois, quand le sort dans mes mains

Fit passer cet écrit propice à mes desseins :

Je voulois au sultan contre un fils que j'abhorre.. .

U faut que ce billet soit plus funeste encore :

Le prince est violent et son malheur l'aigrit ;

Il est fier, inflexible, il me hait... il suffit.

Je sais l'art de pousser ce superbe courage

A des emportements qui serviront ma rager

Son orgueil finira ce que j'ai commencé.

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