‹ Par: composé des tragédies, comédies et drames des auteuers du second ordreChapitre 64 sur 230 · ACTE 1, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE V

Étrange aveaglement d*aa amour téméraire !

Ces raîsuns qak Imstant j'opposois à son frère.

Contre le prince, hélas! parloient plus fortement;

Je les sentois à peine auprès de mou amaut :

Eh quand plus que jamais ma flamme est combattue ,

C'est l'amour d'un rival qui les offre à ma vue !

PéLlME.

Je frémis avec vous pour vous-même et pour eux ; Eh! qui peut sans douleur voir deux cœurs vertueux Briser les nœuds sacrés d'une amitié si chère , Et contraints de haïr un rival dans un frère?

▲ zéMIRE.

Ah! loin d'aigrir les maux d'un cœur trop agité, Peins-moi plutôt, peins-moi leur générosité; Peins-moi de deux rivaux l'amitié courageuse. De ces nobles combats sortant victorieuse , Et d'un exemple unique étonnant l'univers.

Mais un trôné, l'amour, des intérêts si chers... Fuyez, soupçons affreux; gardez-vous de paroitre. Quel espoir, cher amant , dans mou cœur vient de naitr< Quand ton frère à mes yeux partageant mon effroi , An lieu de son amour ne parioit que de toi !

L'amitié dans sou ame égaloit l'amour même :

Il te rendoit justice, et c'est ainsi qu'on t'aime. Tu verras une amante, un rival malheureux, Unir pour te sauver leurs efforts et leurs vœux. lie del qni vent confondre et punir ta marâtre , . Chaige de ta défisnse un fils qu'elle idolâtre.

FIN DU PRtXLVC^ K^T^.

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