LE PRINCE, ACHMET
LB FRIIICE.
^t-ce toi, cher Achmet, que j'embrasse aujoord'hui , i'oi de mes premiers ans et le guide et l'appui? iih ! pttis<{a'à mes regards on permet ta prëseiloey )e mes fiers ennemis je crains peu la vengeance, 'ar tes conseils prudents je puis parer leurs coups : Jn si fidèle amL..
ACHMBT.
Prince, que faites-vous ?
)nn tel excès d'honneur mou ame est accablée, e vondrois voir ma vie à la v6tre immolée ; dais ce titre...
LE FâlNCB.
Tes soins ont su le mériter.
*our en être plot digne il le faut accepter.
)n m'accuse en ces lieux d'un orgueil inflexible ; ^'est du moins, cher Admiet, celui d'un ccenr sensible, 'e sais chérir toujours et ton zélé et ta foi, It l'oi^g^eil des grandeurs est indigne de moi. oiJà donc ce séjour si cher ài mou «niwc^ ^
MUSTAPHA ET ZÉANGIB. 91 '
Oà jadis... Quel «ocneil après hok ans d'absence ! Ta le Toû , c'est ainsi qa'on reçoit un Taiaqnear. On dérobe à mes yeux rempressement flatteur D'an peaple dont la joie honoroit mon entrée. Une bar^e en secret, snr la mer préparée»
Aax portes du sérail me mène obscurément :
Un ordre me prescrit d'attendre le moment Qui doit m'admettre aux pieds de mon juge sévère; Il hMt que je redoute un regard de mon père , Et que l'amour d'un fils , muet à son aspect , Se cacba avec terreur sous un morne respect.
AGBMBT*
Écarte», croyez-moi , cette sombre pensée.
K*enfottcei point les traits dont votre ame est blessée : A vos dangers, au sort conformez votre cœur : Da'joag,4ans murmurer, souffrez la pesanteur : De vos «qiloitSy sur-tout, bannissez la mémoire; Plus qne vos ennemis , redoutez votre gloire; Et d'un visir jaloux confondant les desseins. Tremblez au pied d'un tràne affermi par vos mains.
LK PRINCE
ho lâche ! d'Ibrahim il occupe la place;
Un jour... Dirois-tu bien que sa superbe audace
Dans mon camp, sous mes yeux, vouloit dicter des lois?
4GHMET.
Pe vos ressentiments, prince, étouffez la voix.