L.B PRINCE
Qui , moi ! souffrir l'injure et dévorer l'offense? Détester saqs courroux et frémir sans vengeance?... Je le voudrois en vain , uatUiid%^Vsi\.^«X«i^^2ii^«<«
92 MUSTAPHA ET ZÉANGia.
Pardonne, dier Achroet, pardonne à oe transport: Je devrois, je le sens, vaincre ma violence; Mais prends pitié d'un cœur déchiré dès Tenfanoe, Que d'horrenri, d'amertume on se plut à nourrir. D'un cœur fait pour aimer, qu'on force de haïr. Eh ! qui jamais du sort sentit mieux la colère? Témoin, presque en naissant, des ennuis de ma mère, Confident de ses pleurs dans mon sein recueillis, Le soin de les sécher fut l'emploi de son fils. Elle fuit avec moi , je pars pour l'Amasie.
Dès ce moment, Achmet, l'imposture, l'envie.
Quand je verse mon sang, osent flétrir mes joors: . IJne indi(pie marâtre empoisonne leur cours. Vainqueur dans les combats, consolé par la gloire. Je n'ose aux pieds d'un maître apporter ma victoire. Je m'écarte en tremblant du trône paternel; Je languis dans l'exil, en craignant mon rappel. J'en reçois l'ordre, Achmet. Et quand? Lorsque ma mé A besoin de ma main pour fermer sa paupière.
A cet ordre fatal juge de son eflroi; Expirante à mes yeux elle a pâli pour moi; Ses soupirs, ses sanglots, ses muettes caresses, Bemplissoient de terreur nos dernières tendresses : J'ai lu tous mes dangers dans ses regards écrits. Et, sur son lit de mort elle a pleuré son fils. Ah! cette image encor me poursuit et m'accable; Et tandis qu'occupé d'un devoir lamentable , Je recueillois sa cendre et la baiguois de pleurs , Ici l'on accusoit mes coupables lenteurs :
On chenboit à douter de iùoivo^Mà&«»nc^.