ACTE II, SCÈNE V.' io
Et pour briser ses fers , et pour tenter ma foi. Ami, tu me connois, et mon devoir t'aanonce.
Malgré mes vœux naissants , quelle fut ma réponse; Mais lorsque chaque jour ses vertus, ses attraits... Je t'arrache le cœur...
ZÉANGIR
Non, mon cœur est en paix.
Poursuis.
LE PRINCE
ciel ! Eh bien ! . . . brûlant d'amour pour elle , Et depuis, accablé d'une absence cruelle , Je crus que je pouvois, sans blesser mon defvoir. De la paix à Thamas présenter quelque espoir, £t demander pour prix d'une heureuse entremise Que la main de sa fille à ma foi fût promise. Nadir, de mes desseins fidèle confident , Autorisé d'un mot, partit secrètement.
J'attendois son retour. J'apprends qu'en Assyrie Attaqué, défendant mon secret et sa vie, Accablé sous le nombre , il avoit succombé.
ZEANGIR.
Je vois dans quelles mains ce billet est tombé. Je vois ce que prépare une mère inhumaine.
Cette lettre aujourd'hui vient d'enhardir sa haine. Hélas! de toi bientôt dépendront ses destins, Bientôt son empereur...
LE PRINCE
Que dis-tu? Quoi! tu crains...
ZÉANGIR
Non; mon ame à ta foi ne fait point cette offense.
io6 MUSTAPHA ET ZÉANGIB.
Sans crànhe pont set joon, je vole à ta dèfcmt. Je Tois fptàê coups bientôt doivent m'étre portés. Il en est nn sni^tont.» J'en firent... étonteik Je jnrs ici par voos qae » dans cette journée , Si je pou vois surprendre , en mon ame indignée» Quelque desir jaloux , quelque perfide espoir. Capable un seul moment d'ébranler mon devoir; Dans ce cœur avili... Non , il n'est pas possible. Le del me soutiendra dans cet instant terrible. Et, satis£ût d'un cceur trop long-temps combattu , De Taffidont d'un remords sauvera ma vertu.