SCÈNE III. i
Depais trois jours entiers qae nous l'avons ici , iLne se forme pas : il est toujours poli.
( haut. ) "La. franchise, mon cher, voilà la politesse. Les bois t*en auroienC dû donner de cette espèce. (// veut sortir et revient sur ses pas.) A propos :j'onbIiois... Quelle est donc cette enfant Que toute ma famille entoure en l'admirant?
En habit de saunage, en lon^^e chevelure, Je viens de l'entrevoir. L'aimable créature !
BELTON. '
G*est elle dont les soins et les heureux travaux Ont protégé mes jours , m'ont conduit sur les eaux. Elle étoit avec moi lorsque ton capitaine, Nous voyant lutter seuls contre une mort certaine , Cingla soudain vers nous, et nous prit sur son bord.
MOVTBRAI.
Ah! ce que tu m'en dis m'intéresse à son sort. Elle a des droits sacrés sur ta reconnoissance. Mais je te laisse. Adieu : la voici qui s'avance.
{H sort.)
BELTON, seul.
Hélas ! puis-je à mon cœur dissimuler jamais Qu'il n'est qu'un seul moyen de payer ses bienfaits?
i4 LA JEUNE INDIENNE,