‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableauxChapitre 9 sur 120 · BALBO · texte numérisé non relu

BALBO

VENTURA, par la fenêtre ouTert*.

Ohé!

Laura! Bettina!

BETTINA et LAURA

. Toil

VENTURA, sautant par la fenêtre, et appelant ses camarades qui le saiTent.

Des femmes! Évohél

(Il aperçoit Ludwig.^

Diable! un soudard!

BETTINA

Eh bien! Après?... Quoi! Ça te semble Honteux, de nous voir rire et festoyer ensemble? Rengaine tes sermons! lis seraient superflus! L'argent n'a pas d'odeur, ni les baisers non plus.

LUDWIG

Si! Les miens sentent bon; car ils fleurent la vigne, N'est-ce pas?

(Il l'embrasse.y

BETTINA

Sûr!

(A Ventura.)

Voyons, ne prends pas cet air digne, Ainsi qu'un vieux portrait de l'un de tes aïeux. Bois plutôt avec nous, mon cher, tu feras mieux. Va, nos vainqueurs sont des hommes comme les autres

PASQUALE

II est doux?

B E T T I N A) allant pasier sa main dam la grande barbe de Lndwig.

Un mouton.

L U D W I G, souriant béatemenL

Mouton !

Ma foi I

PASQUALE

Qu'il soit des nôtres,

iStrada et la cbantense ^en Tont après avoir reça une aumône de YenUira. II»>

traversent la place de droite à gauche.)

VENTURA, à Balbo.

Bahî... Verse I

LUDWIG, flairant le gobelet plein qu'on lui a tenda*

Humphr!

VENTURA; àLaura qu'il lutine depuis un moment

Puisqu'il boit, un baiser !

(Il Tembrasse.) PASQUALE; choquant son gobelet contre celui de Ludwlg.

A ta santé!

6 ALÉA à Petruccio.

Comment! ils vont fraterniser!

Viens, rentrons. Mon dégoût passe encor ma colère. C'est'trop, quand le bourreau du peuple est populaire.

(Après avoir refusé de donner l'aumône que lui demande la chanteuse, il rentre dans sa maison avec Petruccio, tandis que la chanteuse et ftirada s'en ront par la ruelle en coatre-bas à gauche.)

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