SCÈNE V Les Mêmes, GUIDO, BIANCA, ORSOLA
G U I D , entrant par la gteid'porte de gauche et courant à Rinalda
Ma Rinalda!
Plus bas! vois, ton frère est ici.
Qui dort.
GUlDO
Ah! que c'est bien d'avoir pensé!... Merci' Au moins, si le destin cruel veut que je meure Cette nuit, j'aurai pu dans ma vieille demeure A mes deux seuls amours faire encor mes adieux. Et mes derniers instants en seront radieux.
RINALDA
Oh! 81 tu meurs, que nous mourions tous trois ensemble!
G U I D y venant considérer son flrère endorsU
Gomme il est beau! Gomme il est grand!
BIANCA) B'approchant.
Il VOUS ressemble, Monseigneur.
GUIDO
Oui, tu crois?
RINALDA, à part, et p&lissant.
Ah! leurs mots échangé»
Me font mal.
GUIDO
Qu'as-tu donc?
RINALDA
Rien. Je songe aux dangers Que tu cours, et c'est pour cela que je frissonne.
ORSOLA, montrant suocesaiTcment la porte par où est sorti ConraA
et la grand'porte de gauche.
Madame, nous n'avons à redouter personne.
Monseigneur est là-bas dans son appartement.
Ici, derrière moi, j*ai clos soigneusement.
RINALDA, montrant la grand'porte de gaache.
Oui, mais cette antichambre est vide et m'épouvante.
(Regardant Bianca avec insistance.)
.II faudrait que quelqu'un...
BIANCA
Je suis votre servante.
Madame, et, s'il vous plaît ainsi, je m'y tiendrai.