‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableaux. Représenté pour la première fois sur la scène de la Comédie française, le lundi 8 février 1892Chapitre 68 sur 123 · ACTE THOISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE THOISIÈME

Sans rancœur, sans rancune, en demandant pardon,

iJc tout rêve d'amour je promets l'abandon.

l'.ravemenl, à vos pieds, j'en fais le sacrilice,

Heureuse de pouvoir mettre à votre service

.Mon entier et loyal dévoûment d'humble sœur,

Heureuse s'il me reste encore la douceur

De penser qu'à Guido, qu'à vous, je suis utile,

El si le rosier mort, qu'en pleurant je mutile.

De son avril fané parl'ume le chemin

Où vous irez tous deux et la main dans la main!

RINALDA, aitcndrie.

Pauvre fille!

STRADA

Il ne faut pas plaindre une martyre.

Prenez exemple!

itINALDA, anxieuse.

Moi.'

STPiADA

Oui. Ou'olle se retire A présent; nous avons à parler sans témoins.

K ni:inc.t. en la relevant avec douceur.)

Va, laisse-nous.

Uianca sort par la porte de gauche et, eu passant devant Rinalda, elle la salue profoudément. Riaaida la regarJe sortir; puis, très inquicle, »e retourne ver» Strada.)

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