ACTE THOISIÈME
Sans rancœur, sans rancune, en demandant pardon,
iJc tout rêve d'amour je promets l'abandon.
l'.ravemenl, à vos pieds, j'en fais le sacrilice,
Heureuse de pouvoir mettre à votre service
.Mon entier et loyal dévoûment d'humble sœur,
Heureuse s'il me reste encore la douceur
De penser qu'à Guido, qu'à vous, je suis utile,
El si le rosier mort, qu'en pleurant je mutile.
De son avril fané parl'ume le chemin
Où vous irez tous deux et la main dans la main!
RINALDA, aitcndrie.
Pauvre fille!
STRADA
Il ne faut pas plaindre une martyre.
Prenez exemple!
itINALDA, anxieuse.
Moi.'
STPiADA
Oui. Ou'olle se retire A présent; nous avons à parler sans témoins.
K ni:inc.t. en la relevant avec douceur.)
Va, laisse-nous.
Uianca sort par la porte de gauche et, eu passant devant Rinalda, elle la salue profoudément. Riaaida la regarJe sortir; puis, très inquicle, »e retourne ver» Strada.)