SCÈNE XIV COiNRAD, RINALDA, METZLER, HERMANN, Gardes
CONRAD, s'arrétant brusquement à trois pas du seuil.
Personne !... Ah! C'est chez elle.
(Il court vers la porte de Binalda.) (Rinalda sort de chez elle, une lampe à la main, l'air stupéfait et endormi.)
ACTt UUATl;i£ME 131
RIXALDA
Ce bruil!
Chez moi! Ces gens armés ! A cette heure de nuit! Oue veut dire?
(Elle pose sa lampe sur la table.)
CONRAD
Cela veut dire qu'on me nomme Conrad le Loup. Cela veut dire...
RIXALDA
Quoi?
CONRAD
Qu'un homme, Entendez-vous, madame, un amant, est ici, Et que cet homme va mourir, et vous aussi.
RIXALDA
Pourquoi m'outragez-vous, monseigneur? Quelle preuve?...
CONRAD, lai tendant la lettre de Rasponi.
Lisez.
RIN.^LDA, après avoir lu à la lueur de sa lampe.
C'est de cela qu'il faut que je m'émeuve? Lu mot de Uasponi va dicter votre arrêt !
CONRAD
Il ne peut pas mentir. Sa tête en répondrait.
RINALDA
Biais, s'il faut qu'à ses vils propos je satisfasse, Pourquoi n'est-il pas là pour m'accuser en face?
CONUAD, *c tournant vers Melzlcp.
Oui, pourquoi?
Je vais vous le dire. Je le sais, lîôvaut une vengeance à ses vœux repoussés...
CONRAD
Ses vœux ! J-^xpliquez-vous.
RINALDA
Le misérable! II m'aime!
CONRAD
Lui ! .Non. Ce n'est pas vrai.
RINALDA
Tout à l'heure, ici même, II osait... Mais je l'ai honteusement chassé. Alors, si je parlais se voyant menacé, Cîjcrchanl une arme...
itillo inonlre la lettre.)
ça, la première saisie, Il a cru que dans un accès de jalousie Vous pourriez...
CONRAD
Vraiment?... Soit.
(A Metzler.)
Qu'on l'amène!
METZLER, empressé.
J'y cours.
(11 sort.) RINALDA
Monseigneur, renvoyez ces gens.