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CHAPITRE XV

DE l'emploi des DIFFÉRENTS SYSTÈMES DE MORALE DANS LA PREMIÈRE ÉDUCATION*

Il y a dans ce monde beaucoup de raisons de faire le bien, et c*est pour cela peut-être qu'il y a plusieurs systèmes de morale. On peut en effet remarquer que ces systèmes varient plutôt sur le principe des devoirs que sur les devoirs eux-mêmes, et que tous offrent des préceptes à peu près semblables, mais au nont d'une autorité différente.

1. Dans la première édition de cet ouvrage, on avait retranché ce chapitre parce qu'il paraissait faire longueur et .contenir des réflexions dont quelques-unes étaient déjà exprimées dans les précédents. Cependant il traite un côté si important de la question qu'on le rétabht aujourd'hui. 11 s'agit ici du point par lequel la science de l'éducation touche à la philosophie morale, d'un point qui a beaucoup occupé les deux auteurs qui, depuis que ce livre a paru, ont publié les ouvrages les plus importants sur l'éducation en fcénéral. Deux femmes qui, elles aussi, ne sont plus, et qui ont considéré l'éducation, l'une du point de vue de la philosophie, l'autre du point de vue de la religion, sans que ni l'une ni l'autre ait manqué de philosophie ni de religion : Mme Guizot, dans son Éducation domestique^ et Mme Necker de Saussure, dans son Éducation progressive, ont traité avec soin la question morale de l'éducation. On trouvera notamment dans l'ouvrage de la première un examen comparatif et une discussion excellente de tous les systèmes moraux. Il a paru convenable de montrer également combien l'auteur de cet Essai s'était sérieusement attaché à' approfondir les plus intéressantes difficultés de son sujet.

(A'ote de l éditeur.)

Soit donné un acte de bienfaisance, une bonne action quelconque, on conviendra généralement que cette action est bonne. Mais si vous demandez pourquoi il faut la faire, un théologien répondra qu*il le faut pour obéir à Dieu qui la commande; un quiétiste, pour plaire à Dieu plus encore que pour lui obéir ; les philosophes donneront pour motif au même conseil : Tun, la nécessité intérieure imposée à Tétre raisonnable de suivre la loi qui parle en lui ; Tautre, l'avantage de mériter par un effort d'un moment le contentement durable d une bonne conscience ; celui-ci l'appuiera du besoin de rendre service à la société, qui ne subsiste que par l'échange des devoirs ; celui-là, de la douceur d écouter l'instinct du cœur, le cri de pitié qui nous implore en faveur de nos semblables. Ainsi chacun, selon son sens, insistera sur la volonté divine ou les peines de l'autre vie, l'empire de la conscience ou l'intérêt social, le bonheur de la vertu ou le désir d'être estimé, l'amour de l'ordre ou le charme de la sympathie. Il n'est aucun de ces motifs qui soit sans puissance, ni par conséquent sans vérité. L'erreur n'est donc pas de les employer ni d'y croire ; elle est, dans la théorie, comme dans la pratique, de les mettre tous sur la même ligne, ou d'en choisir un seul à l'exclusion de tous les autres.

Ces divers systèmes de morale peuvent donner naissance à un nombre égal de systèmes d'éducation. Je ne pense pas qu'on en doive bannir absolument aucun. Quelque nombreuses que soient les raisons de se bien conduire, le train du monde prouve qu'apparemment il n'y en a pas encore assez ou qu*elles ne sont pas encore assez fortes pour contre-balancer la multitude des mauvaises tentations et soutenir la faiblesse humaine. De même, quel que soit le nombre des moyens propres à persuader à l'enfant son devoir, il y manque trop souvent encore pour qu'on pense eu avoir de reste. Tous ces moyens ont leur efficacité, mais ils ont chacun leur moment : le tout est de savoir choisir.

Les moyens d'éducation ne sont pas égaux en pouvoir,

comme dans la morale, tous les motifs ne le sont pas en importance. Il ne faut confondre ni les moyens, ni les motifs; il faut les soumettre à un certain ordre. On peut dire qu en philosophie le dogme du devoir ou le sentiment de Tobligation morale, impératif, indépendant, désintéressé, est le principe autour duquel viennent se ranger tous les autres motifs moraux donnés comme des principes, et qui ne soi^t peut-être que des considérations. De même, en éducation, c'est ce dogme qu'il faut établir, c'est au sentiment qui y correspond qu'il faut s'adresser d'abord et revenir toujours. Ce sentiment existe dans l'enfant, et, directement interrogé, il répondra. Ce n'est pas à le suppléer que sont destinés tous les autres moyens de détermination, mais à le seconder, à l'encourager, à le soutenir ; sans lui, tous seraient une fois ou l'autre impuissants : seul, il les fonde et les garantit.

Ainsi, le plus tôt et le plus souvent qu'il sera possible, il faudra, pour décider l'enfant à faire son devoir, lui dire tout simplement que c'est son devoir. Les mots de bien et de mal n'ont pas besoin d'être expliqués pour être compris; il les accepte, dès qu'on les lui prononce. Le premier jour qu'on lui montre sa mère, il ne demande pas ce que c'est que sa mère; il la reconnaît et il l'aime : ainsi lorsqu'on lui montre le bien, il semble le reconnaître et l'aimer. Ceci n'autorise point à signifier le devoir despotiquement, à l'enjoindre comme la volonté d'un supérieur. Revêtu naturellement d'un caractère absolu et obligatoire, le devoir ne ressemble en rien à un ordre arbitraire t c'est une loi commune au supérieur comme à l'inférieur, et que le premier cite au second. Cette distinction est importante et délicate ; elle marque seule la différence de l'obéissance passive à l'obéissance raisonnée, de l'esclavage à la liberté.

Mais de quelque façon qu'on s'y prenne, l'enfant peut désobéir. Il est faible, ignorant, prompt, étourdi ; il ne pense pas à tout à la fois : ses impressions sont vives et isolées ; celle du plaisir efface l'idée du devoir. Je dis plus, il se

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peut qu'il ne sente nullement l'obligation d'obéir, et qu'il réponde par un refus, ou résiste sans répondre au commandement moral. Voyons quelles peuvent être ses réponses, ou, s'il se tait, ses pensées rebelles. La plus naturelle et la plus simple serait assurément celle-ci : pourquoi fautil que je fasse l'action que vous me prescrivez? — Cette action est bien, et le bien est votre devoir. — La réplique la plus directe serait alors cette question : pourquoi faut-il que je fasse le bien ou mon devoir? — Or, cette question. L'enfant ne la fera pas; elle est, grâce au ciel, au-dessus de son intelligence. C'est la question du doute, c'est celle des esprits pervertis par le sophisme ou la passion, celle d'une intelligence subtile qui vient au secours d'une mauvaise conscience. Elle est trop générale, trop systématique pour un enfant. 11 peut bien ignorer s'il doit faire une chose et pourquoi il doit la faire, douter que ce soit son devoir et demander pourquoi c'est son devoir ; mais il ne demandera jamais pourquoi il doit faire son devoir, dès qu'il aura admis l'idée de devoir, et il l'admettra de bonne heure. S'il y manque, c'est qu'il ne vous comprend pas, c'est qu'il est léger, inattentif, passionné. S'il contredit, c'est qu'il se mutine, et alors il en dit plus qu'il n'en pense. Mais supposons-le de sang-froid et un peu raisonneur; il pourra tout au plus répondre à votre ordre l'équivalent de ceci : pourquoi l'action que vous me commandez est-elle un devoir? — A cette question on peut aisément satisfaire, si Ton a soin de n'attacher d'abord de moralité qu'à des devoirs bien saillants, bien évidents, accessibles à la raison d'un enfant. Pour les autres devoirs, il faut souffrir qu'il y manque, tant qu'il les ignore, ou savoir les lui faire observer par adresse et sous quelque autre prétexte que celui de l'obligation morale ; mais les premiers peuvent se motiver facilement : il suffit d'élever l'enfant à en retrouver les motifs dans son propre cœur. On a beau dire, la vérité ne s'apprend pas tout entière ; elle ne passe pas de l'esprit qui la révèle dans l'esprit qui la reçoit. Si elle n'était pas

dans la nature de Tun et de l'autre, la tradition serait sans autorité, l'enseignement irait vainement battre une intelligence fermée de toutes parts. L'éducation ressemblerait à la culture opiniâtre et insensée d'un champ où rien n'aurait été semé.

n faut donc se fier à la vérité, pour espérer qu'elle sera comprise, et ne point la cacher à un enfant, lorsqu'elle est à sa portée. Si elle le dépasse, il peut encore être ulile, nécessaire même, de l'y soumettre ; mais elle n'est point obligatoire pour lui ; il n'y cède que parce qu'il est faible ou confiant. S'il est confiant, il a raison de l'être ; c'est un nouveau devo.ir qu'il remplit, c'est un devoir qui supplée à un autre : si sa faiblesse seule le soumet, il ne remplit aucun devoir; il ne fait ni bien ni mal. Mais, avant de recourir à la force, et quand rien ne presse, bien d'autres moyens se présentent de réduire sa volonté en touchant sa raison. C'est ici que les divers systèmes de morale offrent à votre choix leurs divers arguments : mais il faut les approprier aux circonstances.

S'agit-il de persuader un devoir de justice, les motifs pris de l'utilité pourront être cités avec avantage. Vous voulez empêcher un enfant de s'emparer du jouet d'un autre enfant: pour lui faire comprendre qu'il y a là un droit qui lui impose un devoir, vous lui demanderez s'il trouverait juste qu'on lui ôtât son propre jouet. Ce n'est pas là faire de l'utilité la base de la morale : c'est obliger l'enfant à rentrer en lui-même, à se mettre à la place d'un autre ; c'est remonter directement à la source de loute justice, au sentiment du droit. Si cet appel ne suffit pas, exposez-lui, vous le pouvez, qu'en manquant à la justice, il court le danger d'y voir manquer envers lui, et qu'il ne pourra faire respecter le droit qu'il n'a point respecté luimême. C'est le principe de l'utilité sociale qui prouve bien que la justice est essentielle à la société, mais non pas que l'utilité ni la société fondent la justice. Tout au contraire, dire que la société souffre de la violation de la justice,

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c*est dire que la justice est utile, et non pas que Futilité soit juste.

S*il est question d*un de ces devoirs qui appartiennent non pas à la justice, mais à la bienveillance, on pourra invoquer cette fois la sympathie plutôt que Tintérét bien entendu, et la morale des émotions remplacera celle de Futilité. Un enfant s'amuse d'un jeu dangereux pour son camarade, ou bien il passe indifférent et distrait près d'un enfant pauvre, souffrant et nu: il faut l'émouvoir de la douleur qu'il peut causer ou qu'il dédaigne; il faut fixer son imagination ou ses yeux sur ce spectacle. On produira une impression tout autrement vive et puissante qu'en lui remontrant l'avantage de ne point faire du mal à qui peut lui en faire, ou de secourir ceux qui souffrent, pour être secouru quand il souffrira. De tous les principes d'action, la pitié est le plus prompt et le plus irrésistible ; c'est même pour cette raison que des âmes qui ne sont que sensibles paraissent quelquefois meilleures que les âmes vertueuses.

Ces exemples n'excluraient pas d'ailleurs les autres motifs accessoires qui peuvent venir au secours de la conscience, de l'intérêt, de la sympathie. Où serait l'inconvénient de faire sentir à l'enfant comme il est doux, en se conduisant bien, de s'attirer l'approbation et l'amour? Pourquoi ne pas exciter en lui le désir de la bonne réputation? Pourquoi même, en s'y prenant avec sagesse et précaution, ne pas éveiller dans son cœur une émulation louable? Pourquoi enfin ne chercherait-on pas à l'encourager par l'espoir de faire plaisir à ses parents? De tous les motifs qui ne sont point le devoir, voici peut-être le plus pur, et l'emploi n'en est guère dangereux. Les enfants sont singulièrement sensibles à l'idée de contribuer au bonheur de parents qu'ils aiment ; ils sont heureux d'être sages par amour et reconnaissance pour eux. Les affections naturelles, celles-là surtout, se rapprochent tant des vertus! Convertir aussi dès l'enfance la bonne conduite en devoir

filial, c'est soumettre toute la vie à l'empire de ce mot admirable qui prévint un crime : « Malheureux I si ton père te voyait ! »

On peut aussi nommer Dieu aux enfants pour les ra* mener au devoir ; mais ce saint nom ne doit pas être prodigué. Il est bien grand, et les fautes des enfants sont biçn petites ; ils s'en doutent eux-mêmes, et l'on ne pourrait, sans quelque danger, les leur exagérer en les me-r naçant de la colère céleste. Ce n'est pas pour les effrayer, mais pour les encourager et les soutenir, qu'il faut rappeler Dieu à leur pensée. Dans un temps comnie le nôtre, où le mystère est si voisin du doute, on peut, en insistant auprès d'un enfant sur la terreur de la vie future, préparer son irréligion à venir. Pour qu'il demeure un jour croyant et fidèle, il ne faut pas qu'en renonçant à la religion, il pense rejeter un joug, mais se priver d'un appui ; il ne faut pas qu'à la longue l'incrédulité puisse lui apparaître comme un soulagement: c'est ce qui arriverait, si la crainte de Dieu n'était en lui que la crainte de la damnation. Présentez-lui, à l'égard de Dieu, le mal comme une ingratitude, et non comme un danger. Si ce nom sacré lui est parfois prononcé pour le détourner d'une faute, que ce soit encore cette même parole : « Malheureux ! si ton père te voyait ! »

Mais parmi les mobiles qui peuvent pousser au bien, un de ceux dont l'emploi demande le plus de précaution est Tappât des récompenses. 11 faut craindre d'intéresser la vertu, car on risque, sans donner la vertu, d'ôter le désintéressement. On peut obtenir pour un certain prix l'accomplissement d'un devoir ; mais c'est corrompre l'enfant que de l'améliorer ainsi, c'est déjà le rendre vénal. Je ne dis pas qu'on doive s'interdire, en lui procurant un plaisir, de le lui présenter comme la preuve de la satisfaction de ses parents, et pour ainsi dire, comme une marque de leur reconnaissance. Mais le danger est de proposer par avance à une bonne action un prix qui n'en est pas la con^

séquence. Que Ton ne prive pas la vertu des avantages qui la suivent, comme le repos, la sérénité, la bienveillance générale ; mais qu'on ne la dégrade pas jusqu*à n être plus qu un calcul. Que gagnerez-vous à provoquer ou satisfaire, pour prix d une passion réprimée, d'une privation ^oufferle une autre passion, une autre faiblesse, l'envie, la paresse, l'avidité, la gourmandise? C'est le défaut de la plupart des livres d*historiettes à l'usage de l'enfance : le petit garçon qui prend bien sa leçon y est toujours assuré d'avoir des confitures ; la petite fille qui fait Taumône à un pauvre ne peut manquer d'avoir une belle robe. A quoi servent de tels exemples? à suggérer aux enfants une idée fausse de cette vie ; la société ne nous donne ni beaux ajustements ni friandises pour nos bonnes actions, et la récompense de la vertu est le plus souvent aussi désintéressée qu'elle.

Il existe un faux système dont il est très difficile de se défendre dans l'éducation. Il semble que la tâche du bien à faire soit mesurée pour les enfants, et qu'ils doivent dans un temps donné avoir accompli une certaine somme de devoir. Pour leur faire achever leur besogne, tous les moyens paraissent bons; l'intérêt, la crainte, l'orgueil, l'avarice, on a recours à tout ; à quelque prix que ce soit, on veut obtenir d'eux de la bonne conduite ; et quand on a réussi, on compte avec complaisance les devoirs qu'ils ont remplis, les fautes qu'ils ont évitées. Mais qui vous dit qu'ils aient eu les vertus ou seulement les bonnes inlenlions que supposent leurs bonnes actions? Qui sait même? ces bonnes actions, peut-être les avez-vous obtenues de leurs vices. Ils ont été studieux, parce que vous les avez menacés ; mais c'est vous qu'ils craignent, et non l'élude qu'ils aiment. Ils ont été doux et patients; mais ils sont devenus timides jusqu'à la faiblesse, et ils ont contracté la funeste habitude de n'avoir aucune volonté. Ils ont été charitables; mais ils avaient l'espoir de quelque récompense, et, pour prix d'un secours qui n'est pas même un bon mouvement, vous les avez rendus vains et intéressés.

Voilà où conduit la manie d'avoir des enfants bien sages. Il faut juger un enfant moins sur ses actions que sur ses sentiments; il ne faut pas multiplier autour de lui les devoirs extérieurs, car il s'accoutume à les négliger ou les remplit pour des molifs sans moralité. Une éducation exigeante et impérieuse dans les minuties persécute un enfant sans l'améliorer. Son cœur se ferme et s'endurcit ; il pratique docilement des habitudes familières, mais il amasse et tient en réserve des passions et des vices pour le temps de sa liberté.

Pas plus que des récompenses, il ne faut abuser des punitions. Celles-ci sont inutiles, nuisibles même, toutes les fois qu'elles ne font que désespérer, aigrir ou abattre un enfant. La nécessité seule excuse ce moyen de contrainte, et cette nécessité se présente quelquefois : c'est lorsqu'il s'agit d'une faute dangereuse, que la voie de la répression morale n'empêcherait pas assez promptement. Les peines servent dans les cas extrêmes, elles vont au plus pressé; mais d'ordinaire, elles tendent plutôt à la sûreté de l'enfant qu'à sa moralité. On le punit pour se débarrasser de lui, et les pouvoirs de tout genre ne sont que trop disposés à mieux aimer corriger par la peur que par la persuasion ceux qui leur résistent ou les importunent. Mais en général, lorsqu'on a du temps, on fera bien d'épuiser tous les moyens avant les punitions, et, s'il se I eut, on ne doit recourir à celles-ci qu'après s'être assuré qu'elles paraîtront justes et qu'elles exciteront plu» de repentir et de douleur que d'humeur et de ressentiment. L'obéissance arrachée par la peur du châtiment n'est nullement précieuse; et je le répète, si elle n'est pas nécessaire pour le salut de l'enfant, elle ne vaut pas mieux que la révolte. !1 n'est pas d'ailleurs très essentiel de beaucoup cultiver chez les hommes la disposition de céder à la force; nous ne vivons pas dans un temps où cette prudente qualité ait grand besoin d'encouragement. La raison comme la conscience ne confondront jamais la crainte servile du

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châtiment et de la violence avec le respect de la justice et la soumission à la nécessité.

11 serait facile de montrer maintenant quelle analogie existe entre ce système de gouvernement moral pour Tenfance et toute autre espèce de gouvernement. Mais ce rapprochement n'échappera à personne. La morale est la loi commune de l'ordre domestique, de Tordre civil et de Tordre politique.

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