‹ Paraboles de Sendabar sur les ruses des femmesChapitre 10 sur 21 · LE MANTEAU · texte numérisé non relu

LE MANTEAU

Un jeune homme vit mie femme mariée et tâcha d'entrer en relation avec elle ; mais elle ne fit pas attention à lui. Il donna alors à une vieille femme un présent pour l'engager à gagner celle qu'il aimait.

(( Mets-toi en route , dit la vieille au jeune homme , et va au marché acheter du mari de cette femme un manteau, que tu m'apporteras. »

n fit cela. La vieille prit le manteau , le brûla en trois endroits, et se rendit à la maison de la femme. Celle-ci arriva , puis retourna dans son appartement pour chercher du pain pour la vieille. Pendant ce temps-là la vieille plaça le manteau sous le tapis sur lequel le mari de cette femme était habitué de s'asseoir; après

quoi elle s'en alla. Le soir le mari arriva, s'assit sur le tapis et sentit le manteau qui se trouvait dessous ; il le tira de là et le reconntit ; alors il se dit en lui-même :

<f Vraiment Thomme qui m'a acheté ce manteau a des liaisons avec ma femme et l'a oublié dans ma maison. »

11 battit sa femme et l'éloigna de sa de*-

meure. Quant à elle , elle alla dans la maison de son père; la vieille vint l'y visiter et lui dit:

<r Que t'est-il donc arrivé, ma fille? »

L'autre répondit :

V Mon mari m^a chassée de sa maison et

je ne sais pas pourquoi. »

(( Viens avec moi , dit la vieille , près d'un

homme bon et vieux qui fail la paix entre homme et femme. »

Elle partit avec la vieille et fut conduite auprès du jeune homme. Celui-ci triompha d'elle et coucha à ses côtés. Elle eut honte et retourna triste dans la maison de ses parents.

La vieille eeMBditalora à 1» maigoo^da mari et lai dit, en vers^ d'aboQdaatqa burmea;,

« n y* a trois jours je suis, venue avec in manteau qui était brûlé à tjn>Î8ijea4r<Hts4ifféT rents , et je Tai oublié iei. »

Aussitôt le mari chercha le nuuMeaa^ le loi rendit. Il reconnut alors que c'étaif fum motif qu'il avait. battu sa feoimef e|t )ui eiivi^a des messagers et des négoçbteors^ ^J^^ ^^^ dans sa maison'.

)> mon seigneur et ro^ , ,ne ^tqe donc pas t<m fils et ne souffire pas qu'il succombe par Tastuce , d'une femme. » . ,

Là-dessus le roi donna l'ordre de ne pas Haiire mourir son fils.

^ iwtiimi, page 63 ; les Sept Vizirs (Taies, tmecdoies, etc.y page 168.) Ce conte se trouve aussi dans les anciens fabliaux français , sous le litre à'Avberée. Yoyèz FàbUauss et Contes du XII* et du XIII* siècle, par Legrand d'Aussy , tome lY , page 12 , de l'édition de 1781 , ia-18.

Le quatrième jour , la femme arriva et dit au roi':

<c Si tu ne fois pas mourir tou fils et si tu prêtes Toreille à tes conseillers, Dieu t'en punira , comme il fit punir un singe par un certain homme. i>

« Quelle est cette histoire ? i> demanda le roi.

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