LE CHIEN ET LE SERPENT
« n y avait un jour , dit le conseiller , un écuyer d'un roi qui demeurait dans sa maiacm. Dans cette maison était couché son fils, un petit enfant. Il n'y avait personne dans la maison , de sorte que , lorsque le roi fit demander l'écuyer auprès de lui, Tenfant restait seul à côté d'un très beau chien. Ce chien était couché près de l'enfant. Par hasard un serpent arriva là ; aussitôt le chien courut sur lui , le tua et
sortit à la rencontre de son maître. Sa gueule était pleine de sang ; son maître s'en aperçut ,
et conçut de l'inquiétude, car il s'imaginait que
le chien avait tué son fils. Il tira aussitôt son
glaive et tua l'animal. Arrivé chez lui , voilà
qu'il trouve son fils couché, et tout à côté le
serpent étendu mort. Alors il reconnut qu'il avait tué le chien sans motif; il s'en repentit, mais fort inutilement ^
» C'est pourquoi je souhaite que mon seigneur le roi veuille bien empêcher que son fils soit la victime de l'astuce des femmes, et ne se laisse pas tromper , comme fit une fois une vieille femme. 1»
Le roi £t : a Quelle est cette historre-là? t»- Le conseiller raconta ce qiii suit \-
^ »^y5 P^S® ^* ^^ conte fait partie da Pamcha- Tofitra et de CaJlM ti Bifima, YoyeE Loiselear Deslongchamps, Essai sur les Fables itidiennes, page 54. Il SC' trouve au^si dans le Roman des Sept Sages, d'où il a passe dans le Recueil de Sànsovino , dans les facétieuses Journées , el dans d*aatres collections des contes.