PREFACE VII
particulier. Un grand nombre de volumes y sont enrichis de ses notes et commentés de telle sorte qu'ils semblent des éditions toutes prêtes à être livrées au public. Mais, pour ne parler que des éditions imprimées dont Gueullette est l'auteur, je rappelle succinctement Roselli, 17 19; Roland le Furieux, 1720; les Nouvelles françaises ou les Divertissements de la princesse Aurélie, 1722; Y Histoire du petit Jehan de Saintré, les Fables de Bidpaï et de Lokman, Y Ariane de Desmaretz, 1724; les Essais de Montaigne, 1725 ; Y Histoire de Gérard, comte de Nevers, et d'Euryant, sa mie, 1728; Rabelais, 1732; les Contes et Nouvelles de Boccace, les Cent Nouvelles nouvelles, 1733; le Nouveau Pathelin, 1748, consignant à titre de remarque que, pour les ouvrages italiens dont je viens de parler, Gueullette en était non seulement l'éditeur mais encore le traducteur autorisé.
Conteur et romancier, Gueullette s'est acquis, au XVIII0 siècle, une réputation considérable. Sans insister, en effet, sur les Mille et une Heures terminées par ses soins, ni sur les Nuits parisiennes , brochure d'un médiocre intérêt, nous possédons de lui : Les Soirées bretonnes, les Mille et un Quarts d'heure, les Aventures merveilleuses du mandarin Fum-Hoam, les Sultanes de Guçarate, contes orientaux, qui se recommandent par une grande variété de tableaux et une prodigieuse richesse d'imagination. Voltaire a rendu d'ailleurs à Gueullette un témoignage des plus flatteurs en calquant son Zadig sur les Soirées bretonnes.
J'ai gardé pour la fin les Mémoires deMlle Bontemps, un roman très estimé, dont Nivelle de La Chaussée tira sa comédie de Mélanide, « la meilleure pièce de l'époque, dit l'abbé de La Porte, dans le genre attendrissant. »
A la simple nomenclature d'œuvres si multiples, et