‹ Parades inédites [par] Th.S. Gueullette. Avec une préfChapitre 5 sur 109 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

parades, n'empruntant à ses devanciers que l'idée première, sur laquelle il brodait ensuite des scènes et un dialogue bien personnels. Impossible de s'y tromper à la lecture. En mainte occasion, nous reconnaîtrons, dans le recueil qui va suivre, le Gueullette magistrat, le Gueullette lettré, voire même le Gueullette ami de la bonne chère et des mets délicats.

Mais, pour en revenir au côté littéraire de la parade, c'est lui-même qui le revendique dans sa lettre à Mme*** (Théâtre des Boulevards, t. II). Quand, après cette phrase : « Je suis peut-être le seul dans Paris qui s'occupe sérieusement de choses aussi frivoles et de ce qu'on appelle dans le monde des misères », il ajoute : « Tout est recommandable dans la république des lettres, et quoique, à plusieurs égards, on pousse ce principe trop loin, l'histoire de l'esprit est tout autant recherchée qu'aucune autre. »

C'est précisément la pensée de Gueullette, alors qu'il s'occupe des parades et qu'avant de rassembler les siennes en un gros manuscrit, il fait, au début de sa préface, l'historique de ce genre de spectacle. Le procédé lui est d'ailleurs habituel, car dans ses Notices sur les œuvres de théâtre, il remonte également aux origines pour en arriver aux temps modernes.

J'avais d'abord songé à transcrire tout au long la Préface pour les Parades, mais j'ai réfléchi qu'elle contient, sur des personnages aujourd'hui oubliés, des détails sans intérêt pour le lecteur, et je me contente d'emprunter au document les passages dont la saveur et l'originalité m'ont paru suffisantes.

Ici, comme dans le Théâtre des Boulevards, Gueullette donne l'étymologie du mot parade, et ses arguments sur les antécédents de nos spectacles forains sont identiques à ce point qu'il est impossible de ne

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