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ne pas céder ? Aucun, sinon le manque d'obligeance le plus invraisemblable.
On fera bien cependant de ne pas trop compter sur ce luxurieux avenir que M. Blum déduit, avec une logique très serrée, d'un présent fabuleux. Il considère que la jeune fiUe et le jeune homme ont des appétits sensuels de la même nature et de la même intensité. Quelle singulière physiologie I Si elle était seulement à moitié vraie, M. Blum n'aurait pas eubesoind'écrire son livre, pour la bonne raison que son livre aurait passé dans la réalité depuis longtemps déjà. Â qui fera-t-on croire que des tempéraments de Messaline ne déborderaient pas, sauf exceptions, la surveillance familiale, la responsabilité, les préjugés, la religion ? Sensuelles comme les jeunes gens, les jeunes filles se conduiraient comme eux et auraient bien appris à se garer de la grossesse. Si la femme a de la pudeur, de l'ignorance, si elle se laisse séduire sans songer aux suites de la séduction, c'est qu'elle a plus de tendresse et moins d'ardeur charnelle que l'homme. N'est-ce pas d'ailleurs ime loi générale de la nature que le mâle poursuive et que la femelle fuie ?
Mais peut-être M. Blum a-t-il voulu parler d'une race exceptionnelle, très évoluée, qui ne serait ni française, ni même européenne. « Je ne puis m'empêcher, malicieusement peut^-être, dit