‹ Paradis laïquesChapitre 9 sur 42 · Travail^ p · texte numérisé non relu

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Zola d'ailleurs commente indirectement ce qui précède par ces mots : « Le sang de l'apôtre avait coulé, et c'était le calvaire, la passion d'où allait sortir le triomphe ^»Un adultère malencontreux qui a failli supprimer le paradis laïque en est ainsi présenté conmie le germe vivifiant. C'est du mysticisme.

On nage d'ailleurs en plein surnaturel depuis le commencement du livre. Quand Luc Froment, tout jtrais débarqué à Beauclair, s'apitoya sur les misères de la grève, € un brusque coup de vent passa... qui l'emplit d'un frisson sacré. Était-ce donc en Messie qu'une force ignorée le faisait tomber dans ce coin de pays douloureux... " ? » Mais le souffle nouveau ne s'était pas seulement levé dans l'âme du jeune homme, il planait encore sur la ville comme jadis FEsprit de Jéhôvah sur la face des eaux, signe avant-coureur de la naissance d'un monde. Quelque chose de merveilleux faisait prévoir que les temps allaient changer. Les nourrissons à peine sevrés prophétisèrent la fusion amoureuse des classes^ tant il est vrai dans la religion laïque, comme dans celle du Christ, que les miracles se manifestent plus volontiers sans le concours de la raison.

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