‹ Paradis perdu (volume 2)Chapitre 28 sur 131 · II · texte numérisé non relu

II

8a PARADIS PERDU ,

» Ce beau séjour de THomme est ton heureux ouvrage.:

» Placé si près du Ciel , lui-même en est Timage.

» Que son sein est fécond , son domaine étendu !

» Qu^avec grâce dans Tair ta main Tatuspendu!

» De quels f^ux rayonnants la clarté Tenvironne !

» De quels astres pompeux tu formas sa couronne !

» Monde encore désert , mais dont peut-être un Jour

» Des êtres inconnus peupleront le séjour.

» Par toi , renouvelant leurs voyages sans nombre ,

» La nuit succède au jour , et la lumière à Tombre ;

» Tu fHXHiigues tes dons à ce jeune univers :

» Il a ses continents ) son soleil et ses mers;

» Digne empire de l'Homme, et son noble héritage^

d» De 1 Homme où ton amour a gravé ton image ;

j> De qui la douce tâche et le sublime emploi

» Est d'honorer son Dieu , d'obéir à son roi ;

» D'asservir à ses lois les airs , la terre et Fonde ;

» Noble vassal du Ciel et souverain du monde !

» De sa race divine à jamais renaissants ,

» Ses fils sur tes autels feront fumer Tencens.

» Que leur bonheur est grt^id , s'ik'èavent le connaître»

» Et s'ils savent toujours obéir à leur maître ! »

* » Ainsi chantait le Ciel ; et ses nombreux échos

Fêtèrent les premiers le saint jour du repos.

Des prodiges de Dieu je t'ai conté l'histoire ;

Et le monde nouveau, monument "de sa gloire ,

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