‹ Paradis perdu (volume 2)Chapitre 6 sur 131 · LIVRE VL ïj · texte numérisé non relu

LIVRE VL ïj

Si l)ieu nV&t mis un terme à tant de Violence t Là y chaque bataillon est une armëe immense ; Tout chef vaut à Jui seul un bataillon entiet-; Tout soldat vaut un chef : dbllljflic simple guerrier Peut guider du ^combat le» nihiioeuvres savantes , Arrêter ou pousser les colonnes mouvantes , Ou>Tir, fermer, étendre ou resserrer les rangs; Même âme fait mouvoi*"tous ces corps différents. Point de vaine terreur , point de penser timide; A son poste marqué chacun reste intrépide , Comme si ce grand jour dépendait de son bi^ir.. Combien d'exploits perdus dans ces va^es condbats , Tant ce jour variait les scènes de la guerre! D'un pied ferme tantôt ils luttent sur la terre , Tantôt prennent l'essor , et leurs noirs batsHUons Dans les airs tourmentés roulent en tourbillons. On croirait à leur bruit , à l'excès de leur rage , Voir un double incendie , entendre un double orage. Le sort flotte incertain; mais l'Archange orgueilleux, Qu'ont déjà signalé tant d'exploits mer\''eiUeux , Dont nul pouvoir n'a pu Mancer la vaillance , Parmi ses bataillons rapidement s'avance Vers le brave Michel, dont le terrible fer Montant, tombant,, frappant, aussi prompt que l'éclair , De sa lance à deux mains ramenée en arrière ; Moissonne à chaque xoup une phalange entière,

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