PAUL, LE BARON, CHRISTIANE
christiane, au domestique. — Mettez ça làl
paul. — Enoore! mais je viens de dire à Joseph...
christiane. — Oui, je sais, attends. (A Joseph.) Mettez ça là. Si tout le monde veut commander, ici, nous n'en viendrons jamais à bout... nous n'avons déjà pas un personnel si nombreux. (Le domestique est sorti.) On est en train de débairasser l'antichambre pour ce soir, alors, il faut bien mettre ça quelque part.
paul. — Il n'y a pas d'autre endroit?
christiane. —Ne t'occupe pas de ça.
paul. — Mais si, je m'en occupe ; ça me déplaît qu'on fasse de mon cabinet un gardemeuble !
christiane.— Il est si joli, parlons-en .' C'est ta faute, puisque tu t'entêtes à avoir un cabinet ridicule que l'on ne peut pas montrer à nos invités. D'ailleurs, il faut absolument que tu tasses, ou plutôt que tu me laisses arranger cette pièce convenablement; pas.se pour aujourd'hui, mais je ne veux plus, chaque fois que nous auron, du monde, être obligé de bouleverser mon appartemeut. Je comprends que ça t'agace, mais si tu crois que ça m'amuse !
paul. — Ecoute, Christiane, je t'en prie, ne commence pas.
christiane. — Je te ferai remarquer que c'est toi qui a commencé.
le baron. — Mon petit Paul, je vais vous laisser.
paul. — Mais non, restez, Baron... j'ai encore à vous parler, restez... (A Christiane) Tu sais quelles sont mes préoccupations, quels ennuis graves je traverse, et tu choisis ce moment-là pour me parler de réceptions, de futilités, pour me faire prévoir encore des changements, des dépenses nouvelles.
christiane. — Je te propose une amélioration.
paul. — Elles nous mèneront loin les améliorations. (Et soudain violent.) Mon cabinet restera, comme il est, je le trouve très bien !
christiane. — Tu n'es pas difficile.
paix. — C'est possible.
christiane. — Qu'est-ce qui te prend ? Tu deviens fou ?
paul, - Non, je ne deviens pas fou; 30 deviens raisonnable, au contraire.
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PAUL. A l;t fin. j'. 11 ;ii ;km7..
— m vm Tu bob Rasez de qu paul. J'en ai a <->nnplice
car c'est une comédie pitoyable, puisque nous
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