SCÈNE II
ques minutes après que le docteur est arlean a rendu le dernier soupir... H avait une balle dans la poitrine... une autre dans l'épaule.
PAUL. — Je vais aller me constituer prisonnier... je n'ai plus que ça à faire.
lb Baron. — Oui, c'est inutile d'attendre qu'on vienne te chercher... On a bien donné l'ordre aux domestiques de se taire, mais ça finira toujours par 6e connaître.
i'A il. — Adieu, père !
marges. — Adieu, mon enfant... Tu ne veux pas qu'on t'accompagne ?
paul. — Non, non, j'irai tout seul.
le baron. — Adieu, Paul... Excuse-moi de t'avoir parlé un peu durement tout à l'heure... J'ai la déplorable habitude de dire ce que je pense: mais je te plains, mon pauvre garçon... je te plains de tout mon coeur... (IZ lui tend la main, l'attire vers lui tt l'embrasse.) Alors, tu vas au commissariat?
paul. — Oui, oui.
le baron, lui montrant M. Marges. — Pas de bêtises, tu me le promets ?
PAUL. — Je vous le promets.
Il sort. Le Baron, qui l'a accompagné, rentre après quelques secondes.