‹ Parallèle de diverses méthodes du dessin de la perspective, vol. de texteChapitre 27 sur 51 · CORTE CUT · texte numérisé non relu

CORTE CUT

…. Planche 27.

Rotondes en perspective.

Fiqure 1°. Plan d'une rotonde, FIGURE 2. Profil servant pour les deux vues. FIGURE 3. Elévation des colonnes. FiGure 4. Elévation des pied-droits.

Le plan de la rotonde est composé mi-partie de colonnes et de pied-droits. Comme le point de vue À se trouve être pris au devant de l’axe de l’édifice, une moitié de chaque côté suffit pour établir l’autre , toutes les deux devant être élevées sur les mêmes points.

Ici nous avons mis en pratique ce que nous avons exprimé dans la note à la suite de la figure 3 de la planche 35, qu'il n’est pas besoin d'élever ses points du plan sous l'élévation même à mettre en perspective, qu'il suffit d'en relever toutes les projections à la ligne de terre pour les rapporter ensuite sur un autre papier.

Si les parties circulaires, soit en tours rondes, ou en tours creuses , produisent toujours un agréable effet , elles sont aussi plusdifficilesà exprimer. Il faut une grande précision dans

“les rapports des plans avec les profils pôur tracer avec succès et justesse toutes les lignes courbes dont se compose un édifice circulaire. Cependant, après quelque exercice, quand on se pénètre bien de son objet, il suffit d'en bien établir les grandes parties; et comme il y en a toujours d'intermédiaires qui y correspondent, vous n'avez besoin que de leurs points principaux pour obtenir de bons résultats. Une fois que vous avez tracé les-bases horizontales a, à des fig. 3 et fig. 4, et la hauteur donnée de vos rotondes, établies par - le profil, fig. 2, ainsi que la profondeur, vous tirez de a, b au point de vue jusqu'à c, d, ce qui détermine vos deux carrés haut ct bas; alors vous tracez de à en d et de c en à vos dia- « gonales. C’est sur ces mêmes diagonales que vous portez la largeur des soffites de e, / du plan, et des mêmes lettres du profil sur vos élévations. Les points sur les diagonales, pour les courbes, se prennent par la-même méthode de g, descendu ‘en 2, et ainsi des autres. Les centres des colonnes s'élèvent sur la ligne qui traverse ces mêmes centres z et k, et

les autres centres sur leurs points respectifs. Les tailloirs /, les socles rm, sont de la même proportion en hauteur, et leurs différentes saillies correspondent à la largeur des pied-droits. Leur retour intérieur tend au-centre 7 , comme ils y tendent par leur plan 7. Nous n’entre- Tons pas dans d’autres explications. Cette leçon, pensons-nous, est suffisamment déve-

(1) Voyez:la note de la planche 44; page 59.

loppée par les figuress et qui sait mettre un cercle en perspective, peut en assembler plusieurs. Nous aurons occasion d'y revenir encoré pour les appliquer à d’autres figures.

Planche 28.

FicurEe 1°. Hexagone ou Solide en perspective.

Le plan géométral de cette figure est renférmé dans un carré. Le carré se Présente de front, et les côtés fuyans au point de vue A. Le plän étant au dessus de la ligne.de terre, le point de distance B se trouve être en contre-bas. Sur la même perpendiculaire est le point de vue À , ainsi que la distance pour le profil, qui est la même que celle prise en B , à la ligne de terre jusqu'en C, et-portée.du tableau D sur l'horizon en E. Ces lignes et ces points placés, vous prenez la distance de la ligne de terre au point 1, que vous reportez derrière le tableau, et ainsi des points 2 et 3, pour former votre profil. Vous les dirigez ensuite à la distance E jusque sur le tableau’, où la base , à son intersection , est conduite parallèlement à la ligne de terre formant celle du carré au point r. Le point 2 donne les deux angles opposés sur la même ligne, et le point 3, l’enfoncement horizontal perspectif du carré, etc. Le reste, par l'inspection du plan et de la figure perspective , est facile à comprendre, puisqu'ils sont régis par la même méthode que celle suivié dans les planches

précédentes.

Cette figure étant principalement formée de pans coupés, comme ils ne peuvent tendre au point de vue, il faut, d’après leur relevé du plan et du profil, y joindre un. point accidentel F, donné par les points r et 2 de la base, auxquels correspondent les deux mêmes points de l'élévation, ét, par cet accord, y soumettre les moulures qu'on voudrait y adapter.

FicurE 2. Le méme Solide posé de biais sous la hgne de terre. ‘

Après avoir posé les points de vue et de distance, chacun sur leurs lignes réspectives , comme nous l’avons indiqué ci-dessus vous élevez de chaque angle de votre plan géomé-. tral, 1, 2, 3, 4, et 6, des perpendiculaires à la ligne de terre , et vous les envoyez de suite au point de vue À ; puis, des mêmes peints, vous tirez à la distance B, s’arrêtant de même, à la ligne desterre, d'où vous élevez autant de perpendiculaires;. ensuite vous portez derrière le tableau les mêmes angles de votre plan, en leur assignant les mêmes chiffres , et vous les dirigez au point de distance B’, jusqu’au tableau. Vous tirez de leurs sections des parallèles à la ligne de terre, qui, venant à rencontrer les perpendiculaires déjà élevées sur celte même ligne, vous indiquent les points du plan horizontal perspectif que vous cherchez. Vous fixez ensuite sur votre profil la hauteur de votre solide, et après avoir envoyé de même vos points à la distance B’, à leur intersection äu tableau, vous prolongez des lignes parallèles à la base, et vous avez, par leur rencontre sur les verticales élevées de la base, la forme supé-

rieure de votre solide.

Cette méthode est présentée ici sous deux rapports, qui sont parfaitement d'accord entre eux, savoir : les angles au point de distance B , et éleyés perpendiculairement de la ligne de terre ; les mêmes angles'a, b; c, d, e, f, élevés verticalement à la ligne de terre , et envoyés au point de vue, tiennent lieu ici du profil, puisque , comme lui, elles donnent l’enfoncement des points pour former le plan horizontal. Maïs comme ces points ne peuvent donner que la base , et non la place'ni la hauteur des corniches ; il faut donc y admettre un profil et un point de vue accidentel C, et ne se servir des perpendiculaires élevées du plan que pour preuve de l'exactitude de la base du plan horizontal.

Ficure 3. Escalier entre deux rarnpes , la face fuyant au point de vue (x).

Sur la ligne &, D; comme base, il suffit, pour cet escalier, que vous divisiez un espace, tel quedemenc:,;en cinq parties égales ; la première, pour le retrait de la marche, entre la base de la rampe; et les autres, en suivant , de la même largeur pour celle des girons. Vous prenez la moitié de chaque giron pour autant de hauteur de marches; vous tirez ensuite aü point de vue À leurs angles saillans’et rentrans ; vous dessinez après la hauteur de la rampe d, qui est de deux marches de profondeur sur deux de hauteur, et vous le menez de même au point de vue ; puis-vous donnez-à la rampe‘la largeur conyenable. Celle de votre emmarchement étant fixée , de la bage de la première marche e, par une ligne au point de distance B, àget a, qui présente la largeur de l'escalier, vous menez du même point une parallèle à la base, sur laquelle vous arrêtez les mêmes divisions de marches envoyées de a en c, où à leur intersection avec la parallèle, vous-élevez des perpendiculaires aux marches déjà envoyées au point de vue, ainsi qu'aux deprés de la rampe. Pour terminer votre opération, vous tirez sur chaque angle des parallèles à la base. L'enfoncement du palier / étant indétérminé , la forme qu’il présente ici serait toujours la même, quelque Une “que vous adoptiez.

S ErGURE 4. Le méme Escalier, vu de front, et le profil fuyant.

On élève au point de distance B tous les angles-du plan & à lalligne de terre, et, d'après la même méthode que pour les planches précédentes, des perpendiculaires indéfinies aux sections'de chacun de ces points sur la même bgne. Vous tracez ensuite derrière le tableau à le profil de l'escalier c, dont vous envoyez de même tous les angles saillans et rentrans au point de distance C, jusqu'au tableau. Ensuite vous conduisez , de leur section à cette ligne, des parallèles d à l'horizon, qui vou donnent la face dés marches e et celle des rampes /. Vous menez toutes ces hauteurs au point de vue À, pour former les girons g des marches et le dessus des rampes #.On peut de même tracer le profil de son escalier z sur les parallèles #, envoyées du plan a, se servir de la ligne de terre pour tableau /, et du même point de distance B, en observant au dessus la hauteur de l'horizon de A à C.

(1) La méthode pour mettre cet escalier en perspective, de même.que-celui figure 5, appartient plutôt.à la première partie qu’à celle qui noustoccupe ; mais ils ont été reportés ici en opposition avec célui figure 4, qui est fait d’après la méthode de la troisième partie; et quoiqu'il soit présenté sous un autre aspect que celui figure 3, l'intention du plan est la même.

Ficure 5. Escalier entre deux murs d'appui, ou de front, où entré deux rampes inclinées parallèlement aux marches.

Sur la ligne de terre qui vous servira d'échelle de base, vous diviserez les largeurs des ‘girons de vos marches 1,2, 3,-4iet 5, et sur une perpendiculaire à à leur base, qui sera votre échelle de hauteur, vous diviserez celles de vos marches 1,2,3, 4 et.5. Cette hauteur est ordinairement la moitié de la largeur du giron. Vous enverrez ensuite du point & une ligne au point de vue A ; sur cette ligne , doivent s'arrêter les points de votre échelle de base, envoyés à la distance B. A leur intersection vous élèverez des perpéndiculaires > qui, venant à être coupées par les points divisés” sur votre échelle de hauteur, et conduites au point de vue, vous donneront la face de vos marches à et le fuyant. de vos girons c. Vous élèverez ensuite votre mur d'appui d lui servant de rampe: où vous inclinerez cette rampe € (ici ponctué) parallèlement aux marches.

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