CUS USE SS
- Planche 32.
ÆElévation perspective d'un Portique voûté en arêtes.
FiGuRE 4°. Plan géométral. FIGURE 2. Profil géométral. Fieure 3. Vue perspective.
Ici la ligne de-terre A est à l'affleurement des deux piles de face, et par conséquent leur élévation est perpendiculaire au plan. Sa: profondeur est portée vers cette même ligne, tandis que les autres saïllies qui la débordent y sont renvoyées en sens contraire. Il en est de même pour le profil, dont toutes les saillies en dehors du tableau y sont élevées en opposition avec celles du dedans, qui toutes‘ y descendent. Le point. de vue B étant pris en face, l'élévation devient facile à dessiner. Pour l’intérieur de la voûte, én suivant les points correspondans du plan au profil a, 6, c, d,e, et les indications ponctuées sur l'élévation, on trouvera aisément le passage des courbes en arc de cloître. On pourra même, au besoin, se reporter à la plancke 1 1 de la première partie, sur laquelle cette voûte est-détaillée. Pour la corniche, si son aspect n'était pas assez intelligible, on consulterait da planche 30, où celte même corniche est présentée en grand. :
FiGure 4. Plan géométral réduit de moitié. Ficure 5. Elévation géométrale.
Planche 33.
Perspective des lignes courbes dans une voûte en cul-de-four.
Fiqure 1°. Plan géométral. FIGurE£ 2. Profil. FIGURE 3. Vue perspective.
À , ligne de terre; B, distance du plan à la ligne de terre; A’ et B’, même distance du tableau pour le profil sur Ja ligne d'horizon; C, point de vue de l'élévation.
Il faut commencer par tracer son plan dans la forme d'un demi-cercle 6, c, d, ayant pour centre &, puis en diviser la concavité en autant de parties égales que l’on sait en avoir besoin. Ici, elle est divisée en huit, et vous tirez de ces points des lignes au centre a ; ensuite, sur votre plan, vous élevez le profil ou la coupe fig. 2, et vous en divisez la voussure en parties ‘égales à volonté. Cette voûte, pour notre figure , est divisée en quatre parties. Vous descendez chacun de ces points sur la base de son axe 1, 2 et 3; puis, les relevant du même axe e, vous les reportez sur votre plan ou du centre a, vous en formez trois demi-cercles. Ensuite, vous élevez de chaque intersection de ces demi-cercles , avec les divisions tendant au centre 1, 9, 10 et 11, les perpendiculaires jf, g, k,#, jusqu'à la ligne de face 4, b, et vous portez ces mêmes points de la perpendiculaire e sur les parallèles 1, 2, 3, de la coupe, pour en tracer les courbes 1, 9, 10 et rx, et ainsi des autres. Toutes ces parties ainsi disposées, vous envoyez tous les points d’intersection à leur point de distance respectif, et du plan vous les relevez de la ligne de terre sur les parallèles envoyées: du tableau parla coupe pour en former vos courbes perspectives. La disposition des lignes correspondantes dugplan au profil étant la chose essentielle, on doit s'appliquer à y mettre la plus grande précision. Le reste étant soumis à la méthode suivie dans cette partie, il est facile, avec l’aide des lettres et des chiffres, de former l’ensemble de la voûte en perspective. #, /, m, n, diagonales des carrés, pour former les cercles ; o, même méthode, pour obtenir les diagonales sans le secours du plan, que celle suivie pour la base du cul-de-four de la fig. 4 : elle n’est présentée
ici que pour confirmer la justesse des deux opérations.
Ficure 4. Autre cul-de-four et tracé de rayons tendans à son centre.
Après avoir dessiné le géométral du cul-de-four a, 6, c, d, e, vous fixez la ligne d’horizon, et vous y placez votre point de vue D. Vous y conduisez les deux bases à, e, ainsi que le centre /; vous en faites de même à la naissance de la voûte b, d, et par les diagonales vous inscrivez votre demi-cercle dans la profondeur du carré qu’elles vous donnent. (Cette méthode appartient à la première partie de cet ouvrage, mais je l'ai rapportée ici. Comme elle ne peut être composée que’ de courbes pourle plan et pour le profil, il y aurait eu trop de confusion dans les lignes par l’autre méthode, c’est pourquoi j'ai trouvé préférable d'offr ce moyen plus simple et aussi certain).
Comme cette figure est faite sans autre donnée que sa largeur et sa hauteur géométrale, et que cependant il faut, dans la profondeur de son demi-carfé, lui trouver la formé d'un
à TROISIÈME PARTIE. 49° demi-cercle, et qu’on ne peut l'obtenir que par les diagonales E E; alors, du point À comme centre vous décrivez un quart de cercle de a en x dont vous portez la diagonale en k. De ce point vous descendez une perpendiculaire en #sur la base a-%. Du centre L vous envoyez au point de distance, où la ligne coupe la diagonale 7, sur let A; c'est par ce point que passe votre cerce. Vous renvoyez ce même point sur l'autre diagonale p, et vous trouvez votre demi-cercle passant de a, n, 0, pet e, qui forme l'enfoncement de la base de votre culde-four. Vous faites la même opération pour la cerce du haut, où vous y envoyez les mêmes points sur les diagonales 11 et 14 ;'ensuite vous commencez par diviser votre cintre de en d :il est ici divisé en neuf parties égales ; puis, pour obtenir les rayons tendans au centre du cul-de-four, sur le demi-cercle perspectif de à en g, vous indiquez des points à volonté, comme 10, 11 et 12, que vous menez parallèlement à la ligne à, /;. d, jusque sur l’autre moitié de la courbe 13, 14 et 15, où ces lignes coupent la ligne du centre /; dirigées au point de vue D, elles deviennent le centre des demi-cercles 10, 15, 11, 14 et 12, 13; vous portez, sur leur circonférence, autant dé divisions qu’il ÿ en a sur le premier cintre de 4, €, d, et vous faites passer ensuite vos courbes par tous ces points, qui doivent se réunir au centre g.
RAA AAA
Planche 34e |
Vue perspegiive de la Porte d'entrée d'une hôtellerie ou d'une poste aux chevaux.
Ficuse 1". Plan géométral. FIGURE 2. Coupe et profil. Ficure 5. Elévation perspective.
À, base de la ligne de terre à la distance B ; C, point de vue de l'élévation ; A’, distance du
| tableau au point B’.
Sur ce plan, comme sur celui de la planche 32, la ligne de terre A affleure les pied-droits a, b, et s'élèvent perpendiculairement de toute leur largeur sur l'élévation. Les autres angles apparens sont portés à cette même ligne de terre, dirigés à la distance B. La coupe est figurée entière, parce qu'on voit la plus grande partie de son intérieur. Tous les points des arigles qui peuvent être aperçus sont descendus au tableau , ayant pour direction le point B’, qui est à la même distance du tableau, sur la ligne d'horizon, que celle du point A, pris à la ligne de terre jusqu'à B. (Comme le principe de cette méthode dépend de la régularité dans la pose de ces points, c’est pourquoi je: le rappelle souvent). D’après les diverses études déjà présentées, les lignes et les courbes ponctuées, sur l'élévation, de toutes les parties de constructions non aperçues, et qui $e rattachent à celles que l’on voit, il est facile, d’après le plan et la coupe, de concevoir et d'exécuter le dessin perspectif de cette porte.
D, plan géométral réduit de moitié; E, élévation géométrale du même plan.
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Planche 35.
Elévation perspective d'une Fontaine jaëllissante, placée dans une niche. Sur le devant sont deux colonnes formant. avant-corps.
Fiqure 1%. Plan géométral de la fontaine. FIGURE 2. Profil de la fontaine. Ficure 3. Elévation perspective.
À, base de la ligne de terre à la distance-B ; G, point de vue de l'élévation sur la même ligne ; À”, distance du tableau au point B’.
Cette fontaine, pour être plus riche de détails que ne l’est la porte de la planche précédente , n’offrira cependant pas plus de difficuliés dans l'exécution de son dessin; car, si ce n'est le fond de la niche, la fontaine et les chapiteaux des colonnes qui sont de forme circulaire, tout le reste se compose de lignes. Celles qui se présentent de front sont faciles à tracer , les retours d'équerre se dirigent au point de vue C, et les saillies sont données par le plan. Pour les ornemens qui suivent le galbe de la voûte, comme le point de vue suffit pour opérer, pour cette partie vous pourrez employer la méthode indiquée pl. 33, fig. 4. Je ferai encore ici cette remarque que, la ligne de terre affleurant le bord extérieur du bassin , les extrémités seules de la partie a, b, s'élèvent per pendiculairement sur
l'élévation. Voyez la ligne de tableau A’.
Ficure 4. Plan géométral réduit de moitié. FiGure 5. Elévation géométrale. FIGURE 6. Elévation vue de trois quarts en analogie avec l'élévation en perspective:
RAR IA AVS
Planche 36.
Chapiteau dorique imité des Grecs, mis en perspective.
FieurE 1*. C'est toujours par la même méthode que ce chapiteau est mis en perspective, ainsi que celui FIGURE 2, placé en regard ; et comme cé dernier est tracé sur le même plan, FiGurE 3, et sur le même profil, FIGURE 4, nous le présentons par le simple trait. Sur celui qui lui est opposé, nous avons tracé les différentes opérations qui concourent à le former. Il est inutile d’entrer de nouveau dans des détails que nous avons déjà expliqués plusieurs fois; il suffit dé rappeler que toutes les lignes du plan sont menées à la ligne de terre, dirigées au point de distance B, et de RÀ élevées perpéndiculairement ; que les moulures du profil sont de même dirigées à la distance B’ sur le tableau, et ensuite envoyées parallèles à l'horizon sur les perpendiculaires du plan etles retours d’équerre, descendu au point de vue G:: que le contour des moulures se forme au moyen des carrés et de leurs diagonales , etc. Ce chapiteau, bien que fait suivant les règles établies par la méthode, a cependant quelque chose qui paraît défectueux dans ses courbes, relevées d’un côté et précipitées de l'autre. Mais
cela dépend du point de distance (voyez le profil fig. 4). Si ce point était de moitié plus loin, la différence serait déjà sensible, et cette même distance doublée, et le point de vue toujours sur-la même ligne, les contours deviendraïent doux et coulans , comme on pourra le voir par la suite des planches. Il faut donc ne considérer ici que le cadre dans lequel nous avons dû nous renfermer pour pouvoir tout y exprimer ; et comme la méthode est la même, pour un plus grand développement, il sera facile d'obtenir le résultat que nous indiquons relativement au point de distance.
On me pardonñera d'avoir encore une fois acollé à cette méthode celle d' Andréa Pozzo, ne pensant pouvoir jamais trop offrir de rapprochemens, et celui-ci semble confirmer que la première méthode pour le dessin de la perspective est, suivant nous, celle démontrée dans cette troisième partie. a, plan horizontal ; 6, profil, selon Andréa Pozzo.
RAA RAA
Planche 37.
Vue perspective de trois Edifices.
Deux des plans, FIGURE 1" et FIGURE 2, se présentent de côté, et leur face principale fuyant au point de vue B; celui du fond, FIGURE 3, envoyé au même point, est vu de face. Le point de distance, pour les profils, est le même que le point de vue A pour les élévations. D’après les études déjà faites , il doit paraître facile d'élever sur leurs plans ces trois édifices. Leur hauteur est la même ainsi que l'ensemble des ehtablemens. Le sommet des frontons s'obtient en prolongeant celle donnée par le profil au tableau a, jusque sur la saïllie de la corniche d'angle à élevée perpéndiculairement, et de là descendue au point de vue sur la ligne verticale conduite du plan, prise au point c pour avoir la pointe des frontons d, d'où l’on dirige le rampan de chaque côté sur les saillies de la corniche.
FiGurE 4. Pour ne point multiplier les planches, ou faire revenir sur ce qui a déjà été exposé , il vaut mieux, saisissant l’X-propos , y adapter de suite l'exemple même. Nous supposons , au lieu de deux colonnes et de deux pilastres dont se compose le plan du temple, figure 3 , un autre plan présentant de front dix ou douze colonnes (a). Sans doute , elles ont toutes le-même diamètre ; cependant, si vous amenez le diamètre de la colonne la plus près de l'axe du temple sur le tableau (b), et que vous fassiez de même pour celle qui en est le plus éloignée (c), pour les relever ensuite perpendiculairement , la différence sera sensible, et cette dernière, sans être plus haute dans sa proportion que la première, sera nécessairement plus large; ce qui, dans cette forme, celle circulaire, n’est ni dans la nature ni dans la vérité. C’est alors que, pour obvier à cet inconvénient , on a substitué quelquefois une ligne de tableau courbe (4) au devant du tableau adopté , et dont le centre était au point de distance B. Sur cette courbe, toutes les colonnes ont le même diamètre (r). Cela
(1) C’est une licence que quelques auteurs ont prise, et que je place ici pour mémoire, fous ne l'ayant pas adoptée, parce que la ligne courbe rétrécissant le développement de la facade (£}, elle cesse d’être en harmonie avec les hautCurs, qui ne peuvent varier ; Ce qui dénature les proportions que l’on a déterminées en hauteur reïativement à la largeur.
vous démontre que si vous voulez conserver la ligne droite au tableau, vous ne devez ÿ relever que les axes des colonnes, et leur donner à toutes leurs proportions relatives en raïson de leur hauteur, pour quelque ordre d'architecture que ce soit ; leur division ou espacement d’axe en axe partant d’une ligne droite, quoiqu'ils dévient un peu en s'éloignant de l'axe principal vers le point visuel, ils arrivent au moins au tableau, dans leur ordre le plus naturel ; ce qui nous paraît devoir être préféré. Pour les pilastres , la portion de cercle devient inutile. Par exemple, faites passer le cercle à l'intersection du centre du pilastre avec la ligne droite du tableau (e), la partie droïte vous donnera à peu près le même résultat que la partie courbe, Il en sera de même des formes carrées qui terminent les colonnes et celles de leurs bases. :
AAA AE LR
Planche 58.
Chapiteau ionique mis en perspective.
” De tous les chapiteaux, le chapiteau ionique est le moins agréable vu en perspective ; ses côtés latéraux présentant des formes peu en harmonie avec les faces, bien que souvent on ait cherché en les chargeant d’ornemens (et il.y en a de parfaitement ajustés) à dissimuler ses côtés imparfaits. Quelques auteurs, tels que Scamozzi et autres, l'ont ajusté à quatre faces ; mais il présente toujours par cette forme un ornement déplacé, posé, pour ainsi dire, plutôt comme un remplissage que commé un ornement qui lui soit naturel ; et, sous ce rapport, le chapiteau de l’ordre lui est encore préférabl: , et c’est ce dernier dont nous offrons le dessin , mais simple et sans ornemens pour ses moulures. Comme la ligne deterre et celle du tableau, dans cette planche, ne font qu'une même ligne, leur position relative pour les autres études en fait seule la différence, car le plan, FicurEe 1°, et le profil, FIGURE 2, doivent toujours en être également distans. La manière dont elles sont présentées ici, comparée à celle de la-planche 25 ,. consiste en ce que, dans cette dernière, elles sont au devant du plan et du profil, et que sur celle-ci-elles sont placées derrière. Cela se pratique ainsi lorsque, trouvant son plan trop petit, on obtient par ce moyen la grandeur que l’on désire. La Jigne de terre pour le plan , et celle du tableau pour le profil, étant la même , les deux points de distance C, D se trouvent aussi sur le même aplomb , et, comme celle du profil est prise ici pour Fhorizon , le point de vue pour l'élévation doit s'y trouvêr de même..Il se prend, sur la ligne de terre, du centre de la colonne ou point A, jusqu'au point B della ligne de distance du plan, et que l’on porte perpendiculairement pour l’élévation, Ficures3, tel qu'il se voit en A”, B’. Ensuite, pour l'exécution de son dessin, comme l'on forme des carrés pour obtenir des cercles horizontaux, il faut en former de même pour les cercles perpendiculaires, tels que pour les volutes a, à, ce, dont les extrémités se dirigent au point de vue, qui, en harmonie avec le plan et le profil, vous donnent les points des volutes fuyantes d,e, f, et de leurs coussinets g, quelques parallèles 2, , dirigées du tableau sur l'élévation, seront, pour le reste, des indications suffisantes pour faire comprendre la marche qui conduit à l’ensemble. ee
Planche 59.
Chapiteau corinthien mis en perspective.
Le chapiteau corinthien est sans doute le plus bel ornement de l'architecture. Le galbe de’ses feuilles, le cohtour gracieux de ses volutes qui semblent se courber naturellement sous le tailloir, les tigettes prenant naissance derrière le premier rang des feuilles, s lèvent etsouliennent ces mêmes volutes. Tout ce.qui compose enfin ce chapiteau y est adapté avec grâce et sans efforts. Son ensemble est formé de cercles horizontaux et d'un tailloir dent les angles du carré sont tronqués et les quatre faces évidées en portion de cercle. Toutes ces parties s’obtiennent au moyen de carrés et de.diagonales, comme pour toutes les autres païties dont nous avons démontré la méthode. Ainsi , après avoir fait votre plan, FIGURE 1", vous devez y accuser la masse de vos feuilles a, à, 6, d, et principalement le milieu de chacune d'elles ; la forme des grandes, e, et des petites volutes,/, et leur proportion perpendiculaire. Vous élevez de même votre chapiteau, FIGURE 2, exactement sur votre plan, et vous envoyez du point de distance D tous les milieux, ceux fixés sur le vase du chapiteau et leur extrémité saïllante, à la ligne de terre A, après avoir préalablement enfermé toutes les saillies circulaires dans leur carré , et conduit de même toutes celles du profil du point de distance E au tableau C. C'est ainsi que vous obtenez premièrement la forme perspective du taïlloir circonscrit dans un cercle 2, FIGURE 3, et le cercle dans le carré #. Les diagonales vous donnent le milieu des angles z, et le plan la proportion de leur face. Par un autre carré * égal à la saillie des petites feuilles, vous obtenez le contour de la lèvre du vase # , ét la rose / au milieu du tailloir : sa saillie se trouve, par la diagonale des angles, en accord avec le plan. Par des perpendiculaires renfermant les volutes dans une sorte de carré , comme pour les volutes ioniques, et leur correspondance avec le plan, leur contour devient facile en tendant leur galbe au centre des tigettes, La place des feuilles sur le vase, leur saillie par le plan, sont de même faciles à trouver: et, pour leur contour, aidé du goût du dessin, en passant par les points donnés , on parvient à former l’ensemble du chapiteau.
La ligne de terre, celle du tableau et la ligne d'horizon, étant dans la même position que pour le chapiteau ionique, nons renvoyons aux indications que nous en:avons données sur celte planche.
Pour terminer cétte troisième partie, nous allons nous reporter à la 25° planche, pour indiquer , par le tracé de son ensemble, comment on pourrait prendre une idée palpable de son élévation réelle. Il s’agirait de construire ce petit édifice, soit de pièces de bois, ou même de liège, fixées sur une planche, et ensuite d'y adapter une tige à la distance du point de vue ; puis de relever sur le dessin, à la ligne de tableau, la même vue perspective sur un papier transparent, servant de glace ; de le percer sur chaque point tendant au point de vue et dél'édifice; faire passer par ces points, de chaque angle apparent, des fils que l’on amènerait sur la tige présentant l'œil à la hauteur de l'horizon. Ici le papier transparent vous donnerait la représentation parfaite de la chose et l'évidence de l'opération.
| Planche 40.
Entablement mis en perspective.
FIGuRE 1°. Après avoir déterminé votre profil, comme plan, A, B, C, fixé votre ligne d'horizon et placé sur cette ligne le point de vue D, et le point de distance comme diagonale e , ainsi que la diagonale opposée f (1), (ces deux points sont ici éloignés du cadre , la grandeur du détail l'ayant exigé , voÿez au dessous la figure 2 réduite en plus petite proportion) , de la diagonale E , vous menez une ligne indéfinie passant au point À sur la perpendiculaire élevée de la base C de là corniche, et du point À,, B et € , vous descendez des lignes au point de vue. C’est sur la ligne C, descendue en g sur la perpendiculaire de Ja base fuyante deda corniche , que vous déterminez la profondeur, quelle qu’elle soit. La diagonale passant au point A, et de la ligne B au point de vue, vous ayant déjà donné la hauteur perspective du réglet À, vous élevez alors de chaque saillie de votre profil géométral des perpendiculaires à son extrémité saïllante, comme, k, l, m; vous tirerez ensuite de tous ces points des lignes au point de vue d’une diagonale à l’autre ; etÿ après avoir tiré de même au point de vue toutes les saillies de votre profil, de B à C, vous descendez des perpendiculaires de la diagonale À , 2, qui, à leur intersection, vous donnent la saillie perspective de tous les membres de votre corniche. La même opération se répète pour le profil fuyant au point de vue par les lignes déjà envoyées de la première diagonale A , À, sur celle en /.
FIGURE 2. On voit par cette figure ,. qu’en reportant à l'opposé le profil géométral #, et qu’en élevant de même du point de vue sur la diagonale ftoutes les saillies, le profil perspectif de ce côté correspond à celui opposé par la rencontre des lignes aux points donnés par le second profil; des ces points vous abaïssez les perpendiculaires 0’, p, q, et vous profilez.
Nota. Sur le profil, plan À, B, C, on voit que, par la diagonale E, passant à A , on obtient la hauteur de la saillie perspective de la première moulure de la corniche 2 ; et que si l'on suivait la même opération dans toute la hauteur du profil de À à ©, on aurait le même résultat que présente cette méthode, par un moyen plus simple et en même tems dégagé de toutes les lignes correspondantes dont la combinaison vous embarrasse au premier aspect. #7oyez planches 42 et 43. : |
(1) On sait que les diagonales doivent toujours être prises dans le carré du plan , ou emprunté du même plan, si la forme est en parallélogramme , ou de toute autre dimension. Nous rappellerons et nous donnerons cet exemple plus loin.
Planche 47.
FicurE 1°. Principe des rapports de la hauteur d'un Fronton avec sa base.
Ainsi, a, b est égalà a, c. Du point c, comme centre, au point & ; vous décrivez une portion de cercle qui vous donne en d la hauteur du fronton.
Ficure 2. Fronton triangulaire mis en perspective.
C’est par la même méthode, que pour la figure précédente (pl. 40), qu'il faut opérer pour celle-ci, après avoir dessiné le profil géoméiral pour obtenir les moulures horizontales de l'entablement & , ainsi que celles fuyantes au point de vue À. Ensuite , à partir au dessus du filet qui couronne Île Jarmier du même géométral, vous conduisez une ligne au centre de la face pour indiquer la hauteur du timpan 7. C'est sur cette ligne que vous devez régler parallèlement les moulures de votre fronton. Ensuite, des points c, d, égaux à a, b, et par le point de vue, on mènera des lignes qui seront coupées par les parallèles e, d, ainsi des autres, et qui donneront le profil c, d. Des parties du profil c, f, on élèvera des perpendiculaires de g, /; puis on portera les grandeurs c, g (1), g, h au dessus et au dessous du timpan ?, 4. Des points? , /, et par le point de vue, on mènera la ligne 7, m, etc. Des plans g, f, on mènera des parallèles à g; L, c'est-à-dire perpendiculaires à 7, 0, nu du timpan. Ces lignes, rencontrant celles au point de vue, donneront le profil m, r. Des parties de ce profil, on mènera des parallèles à 7, o, qui seront terminées par les perpendiculaires d, p et c. Maintenant, pour avoir la saillie opposée g, vous envoyez sur la diagonale, de ce côté, passant au point r, qui est la saillie géométrale égale à celle de l’autre côté , tous les points élevés sur la diagonale e, pour les reporter de 5, a à r, 1; de ces points vous descendrez des perpendiculaires , et vous profilerez. Ensuite, vous y conduirez du point p, et en suivant toutes les moulures qui doivent, si votre opération est régulière, suivre la même ligne du timpan z de ce côté. A;, point de vue ; B, point de la diagonale.
FIGURE 3. Archivolles en perspective.
Du profil géométral à, b, c, vous élevez des perpendiculaires jusqu’à la ligne 4, b, et des sections de ces lignes, vous en menez d’autres au point de vue», jusqu’à la rencontre de la diagonale e,'f, dirigée au point de distance. De d, vous tirez également au point de vue jusqu’à la diagonale, aïnsi que de la perpendiculaire g. De ces deux points vous tirez deux parallèles vers à, d; de ces derniers, à leur rencontre aux points 2 et x, sur la ligne , au point de vue, vous descendez des perpendiculaires indéfinies. La feuillure /, conduite à la face a, et
(1) On voit ici que le point g présente le nu du timpan , et que c’est, par conséquent, de'ce point qu’il faut élever la première perpendiculaire à sa pente. ;
descendue de même au point de vue, vous en"donnera la profondeur perspective, comme les points de a en à élevés du point de vue à la diagonale f, et coupés par la ligne 4, vous donnent le profil perspectif de votre archivolte. Ensuite des perpendiculaires descendues de tous les points du profil jusqu’à l'axe m de votre archivolte , que de ce point vous tirez au
point de vue, où chaque perpendiculaire, sur cette même ligne, comme m, n, 0, P, vous donnent le point de centre pour mettre les moulures en perspective.
Ficure 4. Lorsque l'axe du cintre est sur la même ligne que le point de vue , on élève du profil a, saillant sur la même ligne , toutes les moulures au point de vue , comme on -mène de même sur cette ligne le tabléau à et la feuillure c , dont toutes les perpendiculaires sont descendues sur la ligne de l'axe du cintre, et de là conduites au point de vue qui, à la rencontre de chaque section à la perpendiculaire, comme m, n, 0, P, vous donnent le centre de vos cercles. -
Planche 42.
Chapiteaux el base doriques en perspective.
La méthode pour mettre en perspective les chapiteaux et la base, dérive de celle des figures des deux planches précédentes ; seulement elle est moins compliquée relativement aux perpendiculaires élevées du plan-profil dans les premières, pour obtenir la saillie des moulures de front et de celles dirigées au point de vue! Du reste, c'est toujours par la diagonale que l’on opère. La prémière méthodé est bonne; mais celle-ci donne les mêmes résultats et par une méthode plus'simple. Je rappellerai encore que, quelque méthode contenue dans cet ouvrage que l’on veuille employer de préférence, les résultats seront tou -
jours les mêmes. ù FIGURE r”°. Chapiteau de pilastre dorique.
Après avoir tracé le géométral de votre chapiteau dans ces mesures voulues , comme plan, la moitié même suffit, tel que @, 4, c, d. (Ce profil est tracé par des points qui.le font distinguer de ceux nécessaires au’ tracé perspectif du chapiteau). Vous placez sur la ligne d'horizon votre point de vue À, aïnsi que le point de distance B: De ce dernier vous envoyez des lignes indéfinies passant à l'axe d, et de même sur tous les points des moulures jusques à c. Puis, du point de vue, vous envoyez d'autres lignes à la rencontre de ces dernières, passant sur chaque saillie du profil de & en d. Aux sections de chacune de ces lignes, aux diagonäales, vous envoyez des lignes parallèles au plan-profil. Vous avez, par cette opération, déjàtrouvé votre premier profil perspectif de e en /, qu'il faut tracer. Ensuite, vous portez la distunce de D, a en g, et vous tirez au point de vue. Où celte ligne coupe la diagonale en 2, vous menez une parallèle qui vous donne en ? sur la ligne au point de vue , le carré de votre tailloir de ce côté, et celui 4 du côté opposé, parallèle à e. Vous répétez la
QUATRIÈME PARTIE: 57 même opération pour les autres moulures; vous RpQRIez ensuite, et voire chapiteau est en perspective.
FIGURE 2. Chapiteau de colonne dorique.
Le chapiteau de la colonne s'obtient par la même méthode. Vous tracez de même le géométral de votre chapiteau, a, à, ce, d, et par la diâgonale B, et le point de vue A”, vous obtenez d'abord votre tailloir e, /. Ensuite, pour chaque moulure-circulaire, vous formez autant de carrés z, 7, k, l, m, et vous les inscrivez à l'ordinaire , au moyen des quatre points d’axe et des quatre autres que vous donnent les diagonales. J'ai déjà indiqué comment , sans le secours d’un plan, on trouvait ces diagonales; mais, $ans aller plus loin, on le trouvera
au dessous pour la base et le tore.
Nota. La lettre D, sur la ligne d'horizon de la colonne, indique le tiers de l'éloignement du point de la diagonale, pris sur la ligne de centre C de la même colonne. Celui pour le pilastre, du point I, son axe est marqué un quart à la. ligne de cadre, les trois autres quarts sont en dehors.
Fieure 3. Base dorique en perspective.
On opère, pour la base de la colonne, comme pour le chapiteau. Après avoir tracé votre plan-profil, tel qu’en a, b, c, d, et porté ene la distance de a à b, vous ürez la ligne , passant au centre b, au point de vue E, et de même celle à l’extrémité e. De 6 ensuite vous menez à la diagonale F, et, à leur rencontre, vous avez le carré de votre base f, g, ,1, où vous inscrivez un:cercle. Ce cercle désigne la saillie du tore, dont les quatre faces sont à plomb du même socle; puis, vous en tracez la hauteur par la même méthode que sa base. Maintenant, au moyen des carrés, vous tracez votre ceinture 4 et la baguette 2. Pour le tore-m, les deux extrémités saillantes vous étant données , vous faites passer sa rondeur supérieure au point », saillie du géométral portée de ce côté, sa base au point o, et vous formez le reste d’après la fig. 4. Les bases ont entre elles les mêmes rapports pour leurs points de vue ét de distance. G, point de vue de la fig, 43 F, point de distance de la fig. 3.
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Ficure 4. Comme le‘tore s rot par son plan et par son po il est nécessaire d’' indiquer l'un et l’autre pour le mettre en perspective. Ainsi, après avoir enfermé le tore dans un solide, tel que à, b, €, d, vous tirez au point de vue G par les axes e, /, et par les diagonales H, passant aux mêmes points pour obtenir votre solide en perspective, et vous y inscrivez un cercle à la base, comme vous avez fait pour l'autre figure; ensuite’, au centre de chaque face, tels que g, 2, à, k, vous indiquez de même ces parties comme le premier carré ; puis, par une autre perpendiculaire /, vous marquez le centre de la rondeur du tore sur chacune de $es faces. Ainsi, passant à la base rn, à la rondeur #1, à l'extrémité de o et de celle de p, dirigée par les saîllies PA r, données par le cercle horizontal à la base, vous aurez la forme du dessus et du dessous de votre moulure: ensuite, par un autre carré, tel ques, s, 1, 1, vous obtiendrez le nu du même tore sous la baguette.
7 ee : : HE : Hs Nofa. Les points diagonaux, dont j'ai parlé plus haut, se prennentainsi lorsque l'on n’est
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point guidé par un plan géométral, comme dans cette méthode. De l'axe fau point 4, axe du nu du tore sous la baguette, on décrit un quart de cercle pour former le carré r, 2. De 1 à b, et de f à 2, on tire également une diagonale; ensuite on descend du point 3 une perpendiculaire sur la ligne d’axe /, b, et on mène au point de vue sur les diagonales 4, 5, 6, 7; ce qui: donne les quatre points cherchés, et qui, avec les quatre donnés par les axes, régissent le contour de la courbe du tore: