‹ Parallèle de diverses méthodes du dessin de la perspective, vol. de texteChapitre 39 sur 51 · LOUE · texte numérisé non relu

LOUE

Planche 80.

Jours-pris dans une Foûte en berceau.

Dans lés voûtes en berceau, comme dans celle-ci, il arrive qu’on ne peut pas toujours tirer les jours du haut ;'et qu’on né les obtient que par des ouvertures qui. pénètrent dans la voûte, ce qui se voit plus particulièrement: danses anciens édifices. Or; pour obtenir:ces jours, ceux qui se prennent à la naissance! du berceau, quand on en a déterminé la hauteur et la largeur en harmonie avec la base du plan: de A à B, vous élevez deux perpendiculaires, et du point C vous déscendez'urié ligne au point D; «qui vous, donne le point E sur la,perpendiculaire A: Ces quatre points doiventrenfermer votre demi-cercle, quevous tracez de la manière suivante : de À en C,'et de Ben E, vous tirez deux diagonales, et yous diyisez la perpendiculaire B, C, en cinq parties égales , et de la quatrième vous menez par le point D une ligne qui, coupant vos deux diagonales en FF’, vous donne de, A, par F’, G, F’et B, la courbe perpendiculaire de votre ouverture (1). Ensuite, pour obtenir la pénétration de votre ouverture dans l4 voûte, des points F, F, et de l'axe G, vous prolongez des horizontales sur celui de la voûte en H, I, K, et de ces points, avec le compas ; vous tracez des portions de cercle que vous arrêtez sur d’autres lignes horizontales frolongées de F'F’par le point D;ssuriles courbes en L et N, et de même sur là perpendiculaire G, G} menée'en M, etivous obtenez par ces points la pénétration de votre Cintre dans celui de la grañde) voûte» Pour l'ouverture en dehors, dont l'épaisseur du mur n'empêche pas de voir le jour,-ñous l'avons distinguée par des points plus pronontés, de O en P, Q ét R, où le simplé tracé du cintre saffitpour Pobtenir. La hauteur de P à Q divisée en cinq partiés égales, la/quatrième, comme pourle premier cintre, donne la diagonale sur les lignes transversales pour celui-ci, de Où Q, et dePà R: S, demi-distance; T, moitié du carreau qui, conduit au point S, donne le mème rapport que la vraie distance.

Nota. Pour les voûtes dont les deux pénétrations se joignent, voyez pl. 11 de la première partie, et pl. 92 de cette dixième partie.

(4) Voyez au bas de la planche précédente, fig. 1”,

Planche 8r.

Deux avant-corps réunis. par une demi-partie circulaire.

Fieure 1°, C’est par la même méthode de divisions établies à la base que cet édifice est mis en perspective. La saïllie’des pilastres A , leur retraite et la profondeur du demi-cercle B, sont donnés par la diagonale ©, C, sur les lignes de divisions D, D, que vous aurez premièrement menées au point de vue E : vous les éleverez ensuite perpendiculairement. Pour former la demi-partie circulaire du bas de l'édifice, j'ai suivi la méthode indiquée sur la pl. 79, fig. 1° J'ai, d’après les règles ordinaires, formé le carré de la base, et sur la ligne d’axe perpendiculaire au point de vue, j'ai envoyé de chaque côté des points B et à des lignes aux angles du carré , et j'ai divisé ensuite la moitié de l’une des faces du mème carré en cinq parties égales, et mené la quatrième par le point E sur les diagonales aux points 6 et 7. J'ai ensuite reporté ces mêmes points du côté opposé, qui, avec ceux de la perpendiculaire B, b, et les deux sur la ligne d’axe horizontale 8 et 9 , forment les huit points de section par lesquels doit passer la courbe. Pour le demi-cintre du haut de l'édifice, le fond de la méthode est le même, mais les divisions qui donnent les points de la courbe sur les diagonales se prennent différemment. On divise la moitié de la ligne supérieure du carré en trois parties égales, et du point dsur l'axe horizontal, vous élévez une ligne au point 2, dont l'intersection en e sur la diagonale vous donne le point cherché; vous reportez la même opération de d en f, et vous les répétez de l’autre côté pour former, par ces quatre points et les quatre des axes, la courbe voulue. Cette méthode est peut-être plus simple que la première, mais par les points get À, qui sont posés comme ceux du bas sur le chiffre 4, on verra que les rapports en sont les mêmes.

Intérieur d’une cour dans laquelle est figuré un bassin.

Ficure 2. L'exemple que je donne ici prouvera ce que j'ai avancé pour la pl. 1", fig. 4, comment, par le moyen de simples carreaux, on peut à l'infini varier et donner du mouvement à son plan. Il suffit de suivre les carreaux de front et en retour d’équerre pour établir les saillies , telles que les colonnes À , les pilastres B, qui sont placés derrière elles, et les baies des portes C, ainsi que tous les accessoires qu’on voudrait y introduire. Ces carreaux servent d'échelle : on peut leur imposer telle dimension que l’on veut pour y proportionner tout l’ensemble; ensuite, pour la hauteur des ordres et des entablemens, on établit le géométral sur les axes des colonnes D, de même que sur les angles des piliers ou pilastres, comme il a été dit dans la quatrième partie, planche 42 et les suivantes jusqu’à la 46°, pour diriger à volonté toute cette partie. Pôur les diverses autres saillies, on les indique par la diagonale des car reaux, la hauteur des corniches étant une fois fixée, comme je viens de le dire. E, point de

vue. F, moitié de la distance du point E.

Planche 82.

Chaises et meubles placés indifféremment dans une pièce quelconque.

Fiçure 1°. Cette opération est très-facile à concevoir. Sur un parquet quel qu'il soit, di= visé également à sa base, et ses divisions envoyées au point G, et la fuite horizontale de ces mêmes divisions obtenue par les diagonales, vous placez la première chaise , dont vous avez déterminé la largeur et ia hauteur; vous envoyez l’une et l’autre parallèlement à la base À, et de ce point vous élevez une ligne, à volonté, à l'horizon B : cette ligne sera votre échelle de hauteur. Des points C, D, qui correspondent aux points c, d, de cette chaise et de sa profondeur, qui présente ici un carré et demi sur ses quatre côtés, vous prolongez de même une ligne au point E, et du point D, tirant au point B, sa rencontre sur la perpendiculaire en F vous donne à ce point la profondeur de votre chaise en f: il en est de même pour le dossier. Celle vue par lé dos s'obtient de la même manière ; celle du milieu, vue de trois quarts, sa base une fois déterminée et envoyée de A en B sur l'échelle de hauteur, se construit aussi facilement ; le dossier peut être plus bas, comme il peut être égal à celui des autres chaises ; sa mesure, portée sur l'échelle, la détermine suivant qu’on le juge convenable. Pour placer des tableaux, et leur donner l’inclinaison favorable pour la vue, il faut en marquer d’après la place déterminée dans la pièce cette même inclinaison à sa base, telle qu’en g, k. Du point À tirer au point de vue pour avoir la direction fuyante, et sur cette base, au pied du mur, vous élevez des perpendiculaires qui vous fixent la pente de votre tableau. La même opération se répète pour ceux placés en face. G, point de vue. H, demi-distance du point G.

Fiçure 2. La vue de cette pièce est prise sur l'angle, et lesearreaux suivent cette direction. Du reste, pour la table et les chaises, leur base et leur hauteur une fois déterminée, on les conduit à l'échelle d’élévation de A en B; la première chaise, comme placée de face en opposition avec l'angle, sa fuite est dirigée au point de vue accidentel C; pris de la base D, qui coupe perpendiculairement les carreaux ; les autres chaises et la table sont envoyées de même sur la ligne de A à B. Leur construction devient plus facile, placées comme elles le sont sur les angles des carreaux, elles en suivent naturellement la direction au point accidentel E. L’inclinaison des tableaux se prend également à la base g, k, et se relèvent de ces points jusqu’à la hauteur donnée des tableaux. Pour les différentes hauteurs, voyez les rapports des lettres de renvoi de la base à l'échelle.

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