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La paralysie motrice, qui est-habituellement incomplète, s'accompagne de diminution de la sensibilité ; les malades ne sentent pas le sol : on a même vu l’anesthésie seule, sans faiblesse des muscles. La contractilité électrique est conservée (Duchesne, Buzzard) (1).
En certains cas, les troubles de la motilité se rapprochent plus de l’ataxie que de la paralysie (pseudo-tabes) (Landouzy, Paulet) (2) et peuvent même être identiques à ceux de la sclérose des cordons postérienrs (Jaccoud, Leyden, Weber) (3). \
La diphtérie peut donc frapper de paralysie tous les muscles de l’économie. C’est toujours par le voile du palais que débutent ces troubles, pour gagner ensuite les muscles oculaires, puis s’étendre aux membres inférieurs et aux membres supérieurs.
Nous empruntons au mémoire. de Maingault, sur les paralysies post-diphtéritiques (Paris 1858), le tableau suivant qui indique la fréquence relative des diverses paralysies :
Paralysie du voile du palais... ..:.. .:....., 70 Paralyste Sénérahsée Hi MURS NUE ‘ 64 Amaurose A CR AR A HO. PR le NE Paralysie des membres inférieurs........... 13 Sir DIS TC IN Tr ASS EMEA er 10 Paralysie des museles du cou et du tronc...... 9
Troubles de ‘la sensibilité sans affaiblissement SCALE RU er a ue CS Anaphrodisie: 42.404,20 RS Ce re 8 Paralyhie du-rectim.s 7 rie inner 6 ZA 27 de JA VOB EN EE a D NAS
(1) Buzzard.— Sem. méd., 27 février 1889).
(2) Paulel.— Thès. Montpellier, 1892. < (3) Prince.— (Brit. med. journ., 13 juin 1889) et Dor (Prov, méd , 1890, p. 4).
Le
L'atrophie fait généralement défaut dans la asie diphtéritique. Elle peut toutefois exister (Cahn) (1).
On a signalé rarement des troubles Haies des serre F
nes ee et Powel, Girode):
On n’a signalé aucun syndrome nerveux à Ja suite de Ja
een
Durée. = La durée varie de dix jours à six mois, vingt mois, neuf ans. Parfois la paralysie quitte très rapidement certaines des parties atteintes pour s ’appesantir nine longtemps sur d’autres. ;
Terminaison. — La guérison et la guérison complète est la règle ; on a cité quelques rares cas d’atrophie permanente. La mort peut toutefois survenir (12 sur 100; 17 sur 117.
Lépine et Landouzy) par paralysie ‘du ddl du pneumogastrique, asphyxie par bol alimentaire.
Anatomie 2 physiolgie ue — Out a | troùvé des (Œrtel, Pierret), des lésions des racines ae antérieures avec lésions médullaires légères (Déjerine), dela sclérose en plaque (Stadthagen) (2), des lésions de la moelle (Perey Kidd) (3), et surtout, dans ces dernières années, des
lésions méningéées
lésions de névrite segmentaire péri-axile (Mendel, Remak, Bernhardt, Pitres et Vaillard, Hénoch, Babes, Lunz, Bourges, etc.). Ces diverses lésions sont déterminées par l’action directe on indirecte sur le système nerveux de la toxine de Roux et Yersin. Ce sont surtout des paralysies périphériques que l’on observe dans la diphtérie.
(1) Cahn: — Atrophie musculaire généralisée à la suite {de diphtérie (Berl. KI. .Voch , 1‘rjanvier 1883.
(2) Sladthagen.— Analyse in Revue des Sciences médicales, t. 26, p. 144.
(3) Percy Kidd.— Analysé dans la Revue des Sciences médicales, p. 145.