‹ Paralyses Consecutives Aux Infections Aigues (Paralyses Para-Infectieuses) Leur Traitement Par Les Eaux De La MalouChapitre 12 sur 46 · PO AE. PRET CAN PE PERS D · texte numérisé non relu

PO AE. PRET CAN PE PERS D

Het CUT Nous devons faire remarquer seulement qu’à l’action de la grippe se joint parfois celle d’ane infection surajoutée, pour provoquer le processus paralytique.

Paludisme (1)

Les paralysies para-paludéennes ont été observées depuis bien longtemps. Fernel les signale le premier, Sennert, - Hoffmann, Vogel, de Haen, Cullen, Borsieri, Torte, Ver- Ihoff, Sauvages, plus récemment Ouradou (Th. Paris 1891), Grasset (Montp. méd. 1876), Vincent (Th. Montpel. 1878). Boinet et Salebert (Rev. de méd. 1889) s’en sont occupés.

Il y a trois grandes divisions à établir dans les troubles paralytiques para-paludéens:

1° Paralysies pRssseeres (hémiplégie ou one liées

(1) Bourru.— Maladies des centres nerveux consécutives au paludisme: Acad. de

médecine, 25 oct. 1887.

Laplane.— Sem. méd., 23 sept. 1891. Hemiplegie palustre.

‘Boinet et Salebert.— Troubles moteurs dans l'impaludisme (Rev. de méd. 1889).

Kelsch et Kiener.— Maladies des pays chauds, 1889.

Laveran.— Paludisme, 1891.

Widal.— Art. Paludisme, Traité de médecine:

Guinon.— Agents provocateurs de l'hystérie. (Th. Paris, 1889, p. 94).

Grasset.— Montpellier médical, 1894 (névrose).

Lejonne.— Influence du paludisme sur le développement des névroses {{h. Lyon, nov. 1890).

Crespin. — Essai d'interprétation pathogénique de certaines névroses post. infectieuses (th. Lyon, 1891).

Teissier.— Infl. du pal, sur DA ORRE OS des névroses (Bulletin médical, 30 novembre 1890).

Singer.— Semaine médicale, 1887, p. 238,

Combemale.— Bulletin médical du Nord, 1891, p. 267 et Progrès médical, 16 juillet 1892.

Macnamara.— Brit. med. journ.,8 mars 1890).

Prince.— Tabes post paludéen (New-York. méd. Rev, juillet 1880, p. 205).

Clément.— Hystérie el paludisme (th. Montpellier, juin 1894).

Boinet.— Sem. méd., 1894, n° 22, p. 174.

à l’accès de fièvre, disparaissant avec lui ou ne durant que quelques jours, justiciables de la quininée, ofirant toùs les caractères des paralysies corticales, dués à une congestion très légère; elles n’entrent pas dans notre cadre puisqu'elles marchent avec l’accès et disparaissent par la quinine.

2° Paralysies avec état apoplectiforme plus ou moins complet, qui font que ces paralysies sont moins fugaces que celles du premier groupe, mais guérissent le plus souvent. Celles-ci ne sont plus justiciables du sulfate de quinine, et demandent un traitement particulier, c’est ce qui, avec leur durée plus considérable, les distingue du premier groùpe.

3° Paralysies absolument indépendantes du paludisme, autrement que par la cause occasionnelle (les para-palu- déennes ‘caractéristiques, tantôt d’origine cérébrale {sensitivo-motrices, hémiplégie ; c’est le mode le plus fréquent des paralysies dans le paludisme) : tantôt d’origine médullaire (paraplégies habituellement complètes d'emblée, plus prononcées à la périphérie qu’à la racine des membresinférieurs, sans troubles de la vessie ni du rectum, s’accompagnant parfois d’atrophie et revêtant l’aspect du béribéri; ou névritique (limitées à des groupes musculaires, à un seul nerf (souvent le sciatique), soit névrosiques (thèses de Lejonne, Crespin, Clément, observ.de Grasset, Guinon).

Ces paralysies dépendent soit des altérations du sang consécutives à la présence de l’hématozoaire de Laveran, soit à des troubles circulatoires.

Le pronostic, pour l’avenir de la fonction, est bénin dans les paralysies transitoires, plus grave dans les névrites périphériques, et sérieux dans le cas de lésions myélopathiques.

Variole (1)

De toutes les fièvres éruptives, la variole est celle qui entraîne le plus d’accidents paralytiques. Elle vient cependant bien loin après la fièvre typhoïde (sur deux mille varioleux, seulement 10 paraplégies).

Dès le XVI[* siècle, Horstius et Freind avaient signalé les paralysies para-varioleuses et insisté sur ce fait que la bénignité de la fièvre éruptive ne garantit pas de cette consé- quence. Sydenham, Mead, Lieutard, Van Swieten, AUS ont donné des observations analogues.

Ces troubles peuvent survenir à toutes les périodes de la maladie.| Au début, la paraplégie, bien décrite par Trousseau, exagération du symptôme rachialgie. À la période d'état, même complication, beaucoup plus grave alors.

Mais, c’est encore durant la convalescence que les troubles paralytiques sont plus fréquents : C’est toujours la paraplégie qui domine (membres inférieurs lourds, mais pouvant être remués sur le plan du lit; engourdissements, fourmillements, douleurs). Assez souvent, rétention d'urine (paralysie vésicale). ;

Parfois, la paralysie s'étend aux muscles abdominaux, thoraciques, affectant l'allure de la paralysie ascendante

(4) Saint-Philippe.— Gazette hebdom, de Bordeaux, 1879, Barthélemy.— Th. Paris, 1880.

Mariessolle.— Th. Paris, 1880.

Quinquaud.— Encéphale, 1884.

Karth et Vilhocq.— Dict. encyclop., 1886.

Balzer et Dubreuith. Dict. de méd. et de chir. prat., 1885. L. Guinon.— Trait. de médec., If. 1892.

Castan.— Montpellier méd,, 1890 Dujardin-Beaumetz.— (xazette des Hôpitaux, 12 avril 1892.

aiguë. On constate des paralysies de groupes musculaires isolés avec perversions sensitives.

On aencore observé l’ataxie (Kahler), lepseudo-tabes post-

variolique, la sclérose en plaques (Liouville, Marie, Castan), la paralysie atrophique de l’enfance (Roger et Damaschino).

Nous avons observé nous-même une sclérose cérébrale para-variolique, encore dans les salles de vieillards, service de M. le professeur agrégé Sarda.

2 Observalion II (édite) |

(Prise par M. Ramirez, externe des Hôpitaux de Montpellier, complétée et rédigée parnous-même.)

R... Alexandrine, 17 ans, enfant de l'assistance publique, n’a pas connu son père. Sa mère, très bien portante, nullement nerveuse.

A l'âge de 8 ans, variole. Elle était alitée depuis une vingtaine de jours, l’exanthème en pleine desquamation, quand elle fut secouée par une forte convulsion, suivie de la paralysie de tout le côté droit, avec strabisme convergent gauche. Pas d’aphasie, nid’aphémie ; le lendemain et les jours suivants, les convulsions se répétèrent, et cela durant plusieurs mois : la contracture a paru 2 mois après la première convulsion.

Rien de remarquable depuis.

Etat actuel. — Atrophie très notable du squelette et des masses musculaires des deux membres droits. La différence est d'autant plus grande que la jeune fille est forte, vigoureuse, et les parties saines de son Corps très considérablement développées.

Les articulations de l'épaule et du coude sont libres ; tous leurs

mouvements s'’exécutent. L’articulation du poignet est ankylosée ; la main droite est dirigée en arrière et en dehors.

Le membre inférieur est aussi atrophié dans son squelette et dans ses masses musculaires ; la malade boite, appuie son piéd droit sur la pointe; de plus, elle soulève son membre en marchant; mais, dès qu'il a été soulevé, cé membre retombe sur la pointe du pied, comme dans la paralysie des fléchisseurs.

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Tout le côté droit est atrophié, de sorte que la malade penche constamment vers la droite. Strabisme convergent de l'œil gauche. Depuis 18 mois (6 ans 1/2 après le début), à la suite d'une chute sur la tête, elle a des crises comitialiformes, survenant très irrégulièrement (environ tous les quinze jours). Nous avons assisté à deux ‘ou trois de ces crises; la malade en est prévenue par des fourmillements au niveau de la main droite; si on lui comprime vigoureusement le poignet ou l’avant-bras, la cerise peut s'arrêter. Si la crise poursuit sa marche : elle appelle au secours et se laisse aller, sans pousser un cri. La main et le bras droit sont pris de convulsions cloniques, qui envahissent successivement la moitié droite du tronc, de la tête et le membre inférieur droit. Durant la crise, elle bave, se mord la langue et perd connaissance. Les convulsions terminées, elle reste environ une minute dans un état comateux; la durée totale de la crise est de 3-4 minutes. Après la crise, elle souffre du membre supérieur droit durant quelques instants. Depuis 2 mois environ, elle a de l’hémichorée. La sensibilité est parfaitement in-: tacte.

Maladroite en toutes choses, cette jeune fille n’a jamais pu apprendre à lire.

Le diagnostic ne nous paraît pas plus discutable ici que pour notre première observation ; le tableau est un peu dif- -férent ; nous avons des convulsions au début, quiest brusque; puis hémiplégie ; plus tard, des phénomènes comitialiformes survenus, il est vrai, à la suite d’un trauma sur la tête, 6 ans 1/2 après le début, comme si ce trauma venait pousser à paraître un symptôme manquant au tableau, les troubles intellectuels existant dès le début. Enfin, ces derniers temps l’hémichorée droite {8 ans après le début). Et c’est au vingtième jour de la variole que se déclare bruyamment cette sicérose cérébrale. |

Nous nous trouvons, à n’en pas douter, en: présence d’un cas de sclérose cérébrale para-variolique.

Dans la variole, la moelle peut être atteinte, mais aussi

et surtout les nerfs (observation de Joffroy), et, nous venons de le voir, parfois le cerveau ; enfin, les troubles sont quelquefois purement fonctionnels (névroses).

RovuroLE (1)

De toutes les fièvres éruptives, c’est celle qui PRirSie le moins souvent des paralysies.

L'apparition est plutôt tardive, l'intensité de la paralysie est moyenne, sa durée passagère ; la paraplégie est la forme dominante, mais on a noté aussi des déterminations paralytiques systématiques, diffuses on partielles : paralvsie ascen-" dante aiguë (Bergeron, Liégeard), paralysie infantile (Holmes Coote), paralysie limitée à certains muscles, tétanie, sclérose en plaques, sclérose cérébrale (Richardière, Marie, Massalongo) (2) avec ou sans aphasie (3). |

L'origine périphérique ou névrosique de certaines de ces paralysies est universellement admise aujourd’hui (chorée paralytique, Blocq) (4).

Le pronostic est difficile à établir, la destinée, comme la forme des accidents, étant entièrement subordonnée aux processus anatomiques mis en œuvre par l'infection aiguë.

(1) Sanné.— Art. rougeole ir Dict. encyclopédique, 1877. Despine.— Art. rougeole in Nouv. Dicl. de méd. et de chir. pratique, 1878. Perrel.— Clinique de Lyon, 1887.

Bayle.— Paralysie dans la rougeole (th. Paris, 1888). Denarié.— (Th, Lyon, 1888-89).

Guinon.— Art. rougeole, du Traité de médec., IL. Allyn.— Med. news, 28 nov. 1891 (41 cas de par. rubéolique). Carpenter.— 7Zlud., 13 février 1892, Monro.— Névrite périphérique consécutive à la rougeole (Lancet, 14 avril 1894). (2) Massalongo.— Riforma. médica., 3 septembre 1892, p. 615. {3) Combemale.— Arch, générales de médecine, juin 1892. (4) Blocq.— Etude des maladies nerveuses, Paris, 1894, p. 188).

scarlatine.» (Grasset—Rauzier.)

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