SCARLATINE
Si on laisse de côté tout ce qui tient aux complications urémiques et rhumatismales, les observations de paralysies para-scarlatineuses sont rares.
«ÆElles semblent être plutôt cérébrales que spinales ou
périphériques et comportent un. pronostic beaucoup plus
favorable, si leur apparition est tardive que si elle est précoce. Dans ce dernier cas, il s’agit presque toujours d’hémiplégie spasmodique infantile. L’aphasie temporaire avec ou sans paralysie, les troubles mentaux, les pseudo-tabes ont été observés. La chorée apparaît souvent à la suite de la
Nous n’avons trouvé nulle part d'observations de paralysies développées à la suite de la swelte miliaire. Nous en rapportons deux cas dans notre seconde partie, observations absolument inédites, dues à M.le docteur Privat, ancien médecin inspecteur des eaux de La Malou. L'une a trait à une hémiplégie, l’autre à une paraplégie. (Voir observations XIX et XX dans la seconde partie).
(1) Sanné.— Art. scarlatine, Dict. encyclopéd., 1879. Picot.— Art. du Nouv. Dict. de médec. ét chi, pratiques, 1880. Guinon.— Loc. cit. (Traité de médecine).
Thomas.— Troubles nerveux consécutifs à la scarlatine. (Revue médicale de la Suisse romane, décembre 1891.
Ervsræèce (1)
C'est surtout dans l’érysipèle de la face qu’on observe des paralysies. Elles sont d'ordinaire peu accusées et peu durables, associées à des troubles de l'intelligence et des sens qui démontrent hautement les procédés cérébraux mis en œuvre pour produire les troubles du mouvement. Cependant, certaines de ces paralysies peuvent prendre parfois des allures qui comportent un pronostic fâcheux. Dans ces ‘ças, qui ont trait à des méningo-encéphalites profondes, la paralysie n’est plus para-infectieuse, c’est un symptôme de l’encéphalite. : |
Le streptocoque de Fehleisen à êté oo dans Îles méninges. ï
L’érysipèle provoque aussi des névrites: (névrite optique) (2) et par suite cécité. |
Les syndromes nerveux d’origine organique ou fonctionnelle sont relativement fréquents à la suite de l’érysipèle (pseudo-tabes, (Grasset, Paulet : épilepsie, chorée, hystérie) (3). | À
(1) Raynaud.— Art. du Nouveau Dict, de méd. et chir. prali. . Vautrin el Spillmann.— Art. du Dict. encyclopédique, 1887. Guinon.— Art. érysipèle, Traité de médecine, Il. Paulet.-- Pseudo-tabes post-infectieux (th. Montpellier, 1892). Grasscl.— Un cas de pseudo-tabes infecticux : paralysie symétrique après un érysipèle. (Montp. méd., p. 253, 1899).
Leu.— Sur un cas de névrite mulliple infectieuse après un érysipèle de la face, Charité annalen, XV, p. 276, 1890.
(2) Snell.— pos consécutive à l’érysipèle de la face. In Sem. Méd... 11898; 0°92; p- 254 Fowler-Scougal.— Alrophie des deux nerfs optiques consécutive à un érysipèle de-la face. 1n Sem. méd., 1893,n° 32, p, 254. (3) Grassel.— Nouveau nes M die L 1894.
se | TUBERCULOSE AIGUE (1)
Fidèle à notre définition des paralysies para-infectieuses, nous n'avons point à nous occuper ici des divers troubles moteurs, survenant aux cours des méningites tuberculeuses et de la période terminale de la phtisie aiguë. Ces accidents font partie du tableau même de la maladie; ils font corps avec elle et ne sont point greffés sur elle.
Les paralysies à signaler comme s'étant de à l’occasion de la tuberculose aiguë sont rares. La tuberculose aiguë pardonne rarement, quelque forme qu’elle revête ; la caractéristique des paralysies para-infectieuses est desurvenir au déclin de la maladie. On peut comprendre dès lors pourguoi sont rares les cas de paralysies développées à L OCcasion de l'infection tuberculeuse aiguë.
Néanmoins, on a trouvé des lésions périphériques chez des malades morts d'accidents tuberculeux aigus et qui avaient présenté des symptômes de névrite périphérique de leur vivant. C’est surtout le sciatique qui est lésé en ces cas là.
Nous ne considérons comme para-infectieux au cours de la tuberculose aiguë que les seuls troubles périphériques,
(1) Rendu.— Th. doct., 1876.
Landouzy.—- Th. doc, 1876.
Peler.— Leçons de clinique médicale, tom. II. Debove.— Société méd. des Hôpitaux, 1878.
Friot.— Sciatique chez les phtisiques. (Th. Paris. 1879), Béringier.— Th. Paris, 1880, n° 72.
Jappa. — Altération des-nerfs périphériques dans la phtisie. (Th. Saint-Pétesbourg, 1888.
Vewe.— Névrite multiple périphérique dans la tuberculose. (Th. Berlin, 1889. Pitres el Vaillard.— Névrites périphériques chez les tuberculeux.
Que les phénomènes d’origine centrale faisant partie du tableau des méningites, et les névroses survenant à l’occasion de la tuberculose ne se développant jamais au cours de la tuberculose aiguë.
TÉ
RHUMATISME ARTIGULAIRE AIGU. (1)
Dans l'étude des troubles moteurs para-rhumatismaux, il est plusieurs gros écueils à éviter. Parfois le malade ne remue pas, uniquement pour éviter la douleur ; il existe des atrophies périarticulaires qui n’ont rien de paralytique ; des hémiplégies et toutes autres formes de paralysie d’origine cérébrale qui ont des lésions cardiaques pour causes; les pseudo-rhumatismes ne sont pas des paralysies; enfin le rhumatisme peut frapper en tous les points de l’axe cérébrospinal et du système DHUSAUs, provoquant des HPoIte moteurs.
Tout cela n'entre point dans notre cadre.
(1) Foxwell.— Lancet, 29 mai 1886.
Leussier.— Th. Paris, 1868.
Roi.— Th. Paris, 1880.
Durand.— Th. Paris, 1880.
Guinon.— Agents provocateurs de l’hystérie, 1889. Besnier.— Ar. Rhumat., Dict, encyclopédique.
Trousseau.— Clinique méd.. t. II, p. 826.
Ball, Fernet, Mora.— Th. Paris, 1869.
Dubois.— Névrites à début brusque chez les rhumatisants. à Thomas.— Névrite rhumatismale aiguë,— Journ. amér, med. Assoc., 27 février
1892, Hoffmann.— Paralysie périphérique du nerf sus-scapulaire d’origine rhumatismale, Neurol, Centralblatt., 1888. £
Macnamara.— Névrite rhuma itismale. Brit. Journale. n° 15, 31, 1890. Bury.— Névrite multiple dans le rhumatisme aigu.