SIGNES
“ Les auteurs quise sont Shot de la question ont classé parmi les paralysies para-rhumatismales divers troubles moteurs fugaces, gardant les allures alertes de l'infection causale, frappant un moment un membre, puis l’abandonnant pour frapper ailleurs, justiciables du salicylate de soude,
Pour nous, ces paralysies sont une dépendance immédiate de l'infection ; elles sont infectieuses et non para-infectieuses, puisqu'elles ont les allures et le traitement de la maladie - même, et la preuve c’est que parfois le rhumatisme, au lieu de frappèr d'emblée les articulations, commence par une de ces paralÿsies, se localisant plus tard sur les jointures ; arthropathies èt paralysies disparaissent en même temps.
Exemple: Un soldat, pris de phénomènes d'infection générale, présente, au matin du quatrième jour, une paralysie complète de l’oculo-moteur droit, avec congestion rétinienne. Le septièine jour seulement survient l’arthropathie. La paralysie de la 3° paire rétrocède ; au 11° jour, arthropathie et paralysie ont disparu (1).
Nous pourrions citer nombre d’autres A nple semblables; celui-là suffit pour expliquer notre idée.
A côté de ces paralysies à allure incontestablement rhumatismale, il en est d’autres qui entrent dans notre cadre ; ce sont les troubles moteurs d'ordre divers qui surviennent soit au début, soit au cours ou au déclin du rhumatisme aigu, et qui, contrairement aux précédents, ne remplacent pas au besoin l’arthropathie et ne disparaissent pas avec elle ; ils survivent à l’attaque aiguë et parfois même ne surviennent que quelques jours après la guérison complète ; c’est bien là le type parfait de l’apparition des paralysies para-infectieuses.
(1) Michel.— Monastblatt f., Augenheilk, X, p. 167, 1872.
ATEN EN tp Les cas de troubles, affectant ces allures, sont peu nombreux, mais on en 4 cité de tous ordres ; c’est la forme paraplégique qui est la plus fréquente ; puis les névrites périphériques, limitées au territoire d’un nerf, à un ou plusieurs muscles (Dubois, Thomas, Gordinier, Lœvenfeld, Hoffmann, Bury). | | | | Les névroses sont fréquemment provoquées ou réveillées par l'infection rhumatismale aiguë, et parmi elles, surtout la : chorée et l’hystérie. Il faudra donc songer à l’origine névro-. sique, quand on étudiera les troubles moteurs para-rhumatismaux. a |
PnéumococciE (1)
Aujourd’hui que la pneumonie n’est plus une maladie locale, qu’elle est la simple localisation sur le poumon (loca-
(1) Jaccoud.— Les paraplégies et le mouvement: ?
Macario.— Bulletin de thérapeutique, déc. 1850. Moniteur des hôpitaux, fév. 1853.
Union médicale, 8 nov. 1859. .
Charcot.— Traité des paralysies dynamiques, 8 nov. 1859. Leçons cliniques surles maladies des vieillards. Lépine.— Hémiplégie pneumonique’(th. Paris, 1870). Grisolle.— Traité de la pneumonie, 2m° éd., p. 444. Raymond.— (Sem. méd., 1893, p. 175). Psychoses post-pneumoniques. Geoffroy.— Th, Montpellier, 1880, Roudot.— Gasette hebdomadaire de Bordeaux, 1882, n°° 42 et 43. k Lemaire.— Epilepsie paneumonique, (Rev. de méd., oct. 1888). Barth.— Art. Poumon, du Dict. encyclopédique, 1889, Stephan.— Paralysies pneumoniques (Rev. de médec., janv. 1889). Aufrecht.— Arch. f. Kinder, 1890, T, IV.
Boulloche. Des paralysies pneumoniques. (Th. Paris, 1892). Sallard.— Pneumonie lobaire aiguë. (Manuel méd. Debove-Achard, 1893), Netter.— Pneumonie, ir traité de médecine, tom, IF. Salomon.— Contribution à l'étude de l’hémiplégie pneumonique. (Th. Paris,
PME 11 RE lisation favorite, il est vrai), de l'infection pneumocoecique, on comprend mieux qu'’autrefois qu'elle puisse, de même que les autres infections aiguës, provoquer l'apparition de troubles paralytiques.
Constatée dès longtemps (Hippocrate, Avicenne), les paralysies post-pneumoniques n’ont été scientifiquement étudiées que dans ces dernières années (Macario et Gubler, Charcot et Lépine).
Des distinctions doivent être établies parmi les faits donnés comme :paralysies para-pneumoniques. Un premier groupe est constitué par les paralysies dénommées am y osthéniques par Gubler, et qui offrent bien tous les caractères des paralysies para-infectieuses, telles que nousles comprenons.
Le second groupe est constitué par l'hémiplégie pneumonique, Si admirablement étudiée par Lépine. Cette hémiplégie traverse le cours de l’infection, distincte de la marche de la maladie aiguë. On ne la remarque avec son tableau si net, si tranché, que dans la pneumonie; d'autre part, les allures cliniques sont bien celles des paralysies para-infectieuses. Nous nous abstenons, pour le moment, de la classer soit parmi les paralysies que nous étudions, soit parmi les phénomènes purement infectieux.
Son tableau a été bien décrit par Lépine (loc. cit.) et Salomon (th. de Paris, 1893). Nous renvoyons à ces deux thèses pour cette description.
Nous ne nous occuperons pas des troubles moteurs dus à la méningite pneumococcique, car ils font partie du tableau de cette maladie et bénéficient de son traitement.
Les vraies paralysies para-pneumococciques sont très rares ; elles apparaissent insidieusement à la phase de déclin de l'infection, plus souvent durant la convalescence; elles revêtent la forme de paraplégie, de paralysies vaso-motrices
Le (Landouzy, th. d’agrég., p. 212) ; elles affectent parfois des allures graves dans cette dernière forme ; quelques groupes
musculaires peuvent être envahis isolément. Quelquefois, la
preumococcie provoque l’apparition d’une névrose (chorée,
neuragthénie, hystérie) et par suite les troubles moteurs
peuvent être d’origine névrosique. (Blocq, loc. cit., 138).
Nous ne diseutons pas l’origine réflexe des paralysies ;
nous né pouvons admettre cette théorie pathogénique pour les paralysies para-infectieuses ; elle est destinée à expliquer
seulement des akinésies qui n’entrent pas dans notre cadre.