‹ Paralyses Consecutives Aux Infections Aigues (Paralyses Para-Infectieuses) Leur Traitement Par Les Eaux De La MalouChapitre 8 sur 46 · MECS · texte numérisé non relu

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point à décrire les formes ataxo-adynamiques des maladies infectieuses, les symptômes nerveux si variés des infections aiguës, mais seulement les troubles paralytiques éveillés à l’occasion de ces infections : /es paralysies para-infeclieuses.

Ces complications apparaissent à des époques différentes de la maladie. Tantôt, dès le début; c’est alors seulement, d’après les auteurs, de l’exagération des symptômes nerveux habituels de la maladie (paraplégie, exagération de la rachialgie, dans la variole) ou des symptômes de lésions des nerfs périphériques, provoqués par l'intensité de l’inflammation cutanée (dans les fièvres éruptives). Ce sont là des cas extrêmement rares, et souvent difficiles à distinguer des symptômes nerveux dela maladie. Tantôt, c’est au déclin de la maladie que se déclarent les troubles paralytiques ; le plus souvent c'est au cours de la convalescence Enfin, il est quelques-unes de ces paralysies qui n'apparaissent qu’un certain laps de temps après que tout phénomène morbide à disparu, de telle sorte qu’on « a peine à saisir un lien entre les événements passés et ceux dont l'évolution commence à peine : la maladieest si bien finie, si bien oubliée, qu'on fait quelque difficulté pour lui rattacher les accidents nouveaux, dont on risque de méconnaître la filiation. » (Landouzy).

Les paralysies du premier groupe, celles qui sont liées aux maladies aiguës, qui ne sont que l’exagération de symptômes habituels, ou qui surviennent à son déclin, durant la convalescence, sont les plus variables dans leurs formes ; elles apparaissent tantôt lentement (dans le premier stade de la variole, au déclin du rhumatisme), s’établissant peu à peu sans troubles violents pour le patient, qui est seulement condamné à l’immobilité de la partie paralysée : tantôt, au contraire, elles apparaissent subitement, avec la soudaineté et toute la violence de l’orage(impaludisme, pneumococcie);

PRE QE la fièvre se rallume, l’état général empire, le délire apparaît souvent ; c’est un tableau très alarmant, avec comme fond la péri de Une fois l’impotence d’une partie quelconque établie, tout frentre peu à peu. dans M de et la maladie générale suit son cours.

Les paralysies ressortissant au second groupe ont une allure placide qui leur est spéciale. Elles apparaissent un certain temps après la fin dela maladie, en pleine sauté apparente, s’établissant insidieusement, progressant lentement, régulièrement depuis le premier ere jusqu’à limpotence plus ou moins absolue. |

Une fois établie, la paralysie de ces deux premiers groupes reste stationnaire, pendant un temps très variable (de 3 jours à 2 ans et plus), puis survient la période de déclin, jusqu’à la guérison complète. C'est là la caractéristique des paralysies para-infectieuses; si la paralysie n’a pas atteint les muscles de la vie organique, si les grandes fonctions ont continué à s’exercer sans entrave trop considérable, la guérison survient fatalement, que l’on applique un traitement ou qu'on livre la paralysie à elle-même. Nous verrons toutefois que le traitement influe beaucoup sur la durée de la paralysie et sur la restitution plus ou moins complète de la fonction. Nous verrons des malades, traités à La Malou, recouvrer complètement les fonctions perdues 3 mois et moins après le début de la paralysie |

Mais, à côté de ces deux premiers groupes à la marche régulière, au pronostic bénin, nous en trouvons un troisième à marche progressive, à pronostic très sombre quant à l'avenir de la fonction disparue, et parfois même guoad vitam. Ce sont les diverses maladies du système nerveux, qui n'attendaient qu’une occasion pour paraître et dont le processus à été mis en train, pour ainsi dire, par l’infection disparue. C’est la sclérose cérébrale, ce sont les divers

types de paralysie d’origine cérébrale, bulbaire, spinale ou névritique, c’est la sclérose en plaques, la porencéphalie, la syringomyélie, les divers types de myélite, etc., etc. ; ce sont les diverses névroses: hystérie, neurasthénie, chorée, épilepsie. Ces syndromes apparaissent soit brusquement avant, au moment ou au lendemain de la guérison ; soit lentement, comme résultant de la perturbation jetée dans l'organisme par la maladie qui semble avoir fait germer un levain qui, sans elle, n'aurait peut-être jamais levé.

Cette apparition des divers syndromes nerveux, à lasuite : des maladies infectieuses, apparition confirmée aujourd’hui par des faits innombrables, est l’affirmation la plus probante de la thèse soutenue par M. Grasset dès la première édition de son Traité des maladies nerveuses. « I] n'y à pas de maladies nerveuses, il n’y a que des syndromes nerveux: ce qui le prouve, ce sont leurs mutations réciproques, leur apparition successive sur un fond commun qu’elles manifestent ; c'est, en second lieu, leur apparition dans certains cas incontestables, à titre de manifestations syphilitiques, goutteuses, infectieuses; les vraies maladies (rougeole, variole, fièvre typhoïde, etc.) ne se remplacent pas mutuellement chez le même individu ou dans la même famille et ne se produisent jamais à titre de simple manifestation d’un état morbide fondamental.

C’est aujourd’hui l'opinion au la presque unanimité des neuropathologistes.

« En résumé, l'histoire clinique des akinésies dans les maladies aiguës nous paraît comporter l’étude de paralysies qu'il serait peut être permis, vu leurs manières si dissemblables de subordination aux pyrexies, de ranger sous les épithètes suivantes : Hu

Paralysies-acvidents des maladies aiguës (aggravation des

symptômes habituels) : (il en est très peu, parmi ce premier groupe de Landouzy, qui entrent dans notre cadre).

Paralysies-épiloques des maladies aiguës (survenant au déclin ou durant la convalescence).

Paralysies-évoquées par les maladies aiguës (syndromes nerveux suscités par l’infection aiguë) (Landouzy).

C’est seulement en ce qui concerne la subordination à l’époque de la maladie que nous adoptons la classification de Fu ; car, pour nous, toutes ces paralysies ont une origine commune ; toutes, elles surviennent à l’occasion de l'infection ; mais l’infection nôn plus que le moment de la maladie infectieuse où elles paraissent ne leur impriment un caractère spécial.

Chacune des maladies infectieuses peut provoquer des paralysies d’un quelconque de ces trois groupes ou même de chacun des trois groupes, mais les unes plus fréquemment que les autres (l’akinésie fréquente dans la diphtérie est exceptionnelle dans la rougeole), les unes d’une manière : différente des autres soit pour le moment d'apparition de la paralysie, soit pour les dissemblances symptomatiques qu’elles impriment à la paralysie, soit par la multiplicité des procédés mis en œuvre pour la produire. Nous devons donc passer en revue toutes les maladies infectieuses ; nous serons très bref sur chacune d’elles, renvoyant, pour de plus amples développements, aux thèses de Landouzy, de Mme Déjerine-Klumpke, de Bonnet, au Traité des maladies nerveuses de MM Grasset et Rauzier et aux divers mémoires, traités ou thèses qui seront indiqués à leur place respective.

Rte NT

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