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Du côté des membres, parésie des muscles du côté gauche, le malade, après être resté 15 jours couché a pu se lever et descendre un étage tous les jours en trainant un peu la jambe gauche. Cependant tous les mouvements sont possibles dans le bras et la jambe de ce côté. Le malade accuse une diminution de la sensibilité dans les territoires où se manifeste la parésie musculaire: c’est-à-dire dans la moitié droite de la face et les membres du côté gauche. La sensibilité au contact n’est pas abolie; mais les régions parésiées sont le siège de douleurs sous l'influence du refroidissement.
En juillet 1897, le malade fait une chute accidentelle; nous avons alors l’occasion de le voir une première fois; une écorchure qu’il s’est faite à la main, bien que pansée avec soin, met un mois environ à se cicatriser.
Quelque temps après, à l'occasion d’une épistaxis inquiétante nous voyons de nouveau le malade et nous constatons cette fois qu’il a de l’œdème des jambes surtout à gauche, remontant jusqu’à la partie moyenne du membre.
Le malade se plaint de douleurs thoraciques. À Pauscultation du poumon nous notons des râles crépitants à la base. L’auscultation du cœur revêle un bruit de galop. Le malade est du reste dyspnéique, assoupi le jour, il ne peut dormir la nuit et doit rester assis sur son fauteuil.
Les artéres sont dures, sa tension artérielle élevée. |
L'examen des urines montre une faible quantité d’albumine — pas de sucre.
Le régime lacté et l’iodure de potassium transforment rapidement le malade; les jambes désenflent, la face devient moins congestionnée. Les nuits sont bonnes, il n’est plus assoupi pendant le jour, en dehors d’une lientérie de peu de durée le ma-
part de
lade se porté assez bien, Nous avons pu alors précisér l’état de la motilité et de la sensibilité du malade et pratiquer l’examen laryngoscopique car la voix affaiblie et par instants bitonale nous faisait soupçonner une paralysie des cordes vocales. |
Le malade est un homme obèse, il est attéint depuis longtemps d’eczema seborrhéique du cuir chevelu ét d’une double hernie inguinale volumineuse mal contenue par un bandage: Il est emphysémateux et bronchitique,.
l'examen de la sensibilité montre uné altération siégeant dans le côté droit de Ja face et du côté gauche pour le reste du corps et les membres. La sensibilité au contact dans ces régions est diminuée, La sensibilité à la douleur provoquée par une piqure est émoussée manifestement, Par contre les impressions de chaud et de froid sont anormalement douloureuses ; les variations thermométriques sont assez vivement ressenties par le malade. L’électrisation est plus douloureuse aussi dans ces territoires.
Les muscles de la face sont atteints d’une parésie nette mais peu accentuée que l’on peut mettre cependant en évidence eri provoquant des jeux de physionomie. Le muscle orbiculaire des paupières semble absolument indemme, les muscles dé l’œil également.
La langue n’est pas paralysée ni déviée dans les mouvements modérés; mais une forte projection en avant de cet organe détermine une légère déviation de sa pointe à gauche. f
Le membre supérieur gauche est devenu depuis l’accident moins habile que le droit; la pression de la main est très notablement moindre que du côté droit. La jambe gauche présente un léger degré de parésie mais le malade se déplace peu de lui-
. même plus gêné par son obésité que par la faiblesse de sa jambe
gauche.
Les réflexes patellaires sont peu marqués des deux côtés.
La vue est encore bonne, un peu affaiblie par l’âge, l'arc sénile est peu marqué.
L'examen laryngoscopique nous permet de noter une diminution très marquée de la sensibilité pharyngienne sans déviation de la luette ni affaiblissement du voile.
La corde vocale droite nous apparaît immobile en position cadavérique, son bord n’est plus tendu et présente une concavité légère, elle paraît raccourcie.
Pendant les mouvements d'inspiration, la glotte s’élargit ugiquement dans sa moitié gauche.
Pendant l'émission des sons la corde gauche vient sur la ligne médiane sans Ja dépasser, laissant toujours un espace libre entre elle et la corde droite. Dans ces mouvements l’aryénoïde droit reste absolumeut immobile.
Le larynx est en plus le siège d’une légère hyperthémie, fait qui enlève aux cordes leur, aspect brillant et nacré, mais en aucun point il n’y a infiltration ou ulcération.
A ces signes correspond une voix couverte, par moments bitonale —- quelquefois des accès de toux par suite de faux mouvements de déglutition. #
Depuis notre dernier examen, le malade, à plusieurs reprises, s’est plaint de douleurs thoraciques en ceinture accompagnées dé dyspnée, bien qu’à l’auscultation on ne trouve aucun signe nouveau; la dyspnée prend même quelquelois les caractères
d’une suffocation qui fait craindre une complication mortelle.
L'examen des urines ne montre pas d’augmentation de la quantité d’albumine.