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Telle est aussi l'opinion de Mondan (Revue de chirurgte 1884): « la paralysie du nerf radial, fréquente dans les fractures de l’humérus, du corps exceptionnellement des extrémités, est le plus souvent la conséquence d’une contusion de ce nerf produite par la cause fracturante ou
par les fragments ».
Quel est le degré de la contusion? La marche de la paralysie peut parfois en donner une idée; la distinction
est toujours difficile : M. Tillaux latteste :
« De longues expériences, dit-il, seraient nécessaires « pour établir scientifiquement le rapport existant entre « le désordre anatomique et le trouble fonctionnel, pour
« remplacer par des dénominations précises, les expres-
sions vagues de contusion faible et de contusion forte. (loc. cit).»
Il en est de même de la différence à établir entre la contusion et la compression rapide. « Les symptômes de « contusion nous dit Reclus ne diffèrent pas de ceux de « la compression brusque; ce sont les mêmes fourmille- « ments, les mêmes douleurs, le même engourdissement « des membres, la même: anesthésie et la même paraly-
« sie musculaire ».
Pour ce quiconcerne la compression lente nous verrons par quelques observations qu’elle est, au coude comme du bras, le fait du cal. Toutefois il y a au coude un élément de plus, c’est le voisinage de l'articulation; on peut compter avec lui. C’est ce qui a fait dire à Kônig : « On parle beaucoup depuis quelque temps, des cas, où à la
suite de la fracture de la partie inférieure de lhumérus,