‹ Paralyses du nerf radialChapitre 21 sur 27 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

Coulon. Thèse de Paris 1861. Des fractures du coude chez Les enfants.

Cette observation, nous ditReuillet (qui l’a citée dans sa thèse 1869 : Paralysie du nerf radial liées aux fractures de l'humérus) mérite d'être citée, parce que les paralysies à la suite de fractures sott peu communes: parce qu’il est besoin de faits de contusion simple pour les comparer à ceux de contusion ou de compression prolongées.

I s’agit d’une fracture intra-articulaire de l’épicondyle avec luxation du coude en arrière.

Auguste M..., âgé de 6 ans entre à l'hôpital Sainte-Eugénie, salle Napoléon le 22 janvier 4860, quatre heures après être tombé d’une voiture à bras sur le pavé. C'est le côté droit du corps qui a porté sur le-sol dans la chute. |

Le coude est énormément tuméfié et porte une large ecchy-

PCR Ar CEE mose à sa face antérieure; l’olécrâne fait en arrière une saillie considérable.

Cette apophyse est rémontée au-dessus de l’épitrochléé; on peut imprimers à l’avant-bras des mouvements de latéralité.

Nous ne pouvons sentir l'épicondyle, mais en appuyant avec le doigt, nous perceyons une crépitation osseuse qui nous fait diagnostiquer sa fracture.

Le lendemain matin 23, M. Marjolin confirme notre diagnos- + tic. Il réduil la luxation et, met l'avant-bras à moitié fléchi dans une écharpe et le fixe au tronc avec une bande circulaire.

Cette position est maintenue cinq jours à la suite desquels l’avant-bras est simplement placé sur un coussin, recouverte decompresses imbibées de teinture d’'arnica et renouvelées plusieurs fois dans le courant de la journée. Le fragment épicondylien est petit, cependant je crois que la fracture pénètre dans l'articulation.

Le 7 février. — On ne peut plus percevoir de crépitation et même de mobilité anormale, ily a probablement consolidation. Deux jours après l'entrée du malade à l'hôpital, on s’est aperçu qu'il y avait une paralysie du nerf radial. La sensibilité cutanée avait disparu à la partie externe de l’avant-bras et de la main $ le poignet et les doigts étaient dans la demi-flexion, mais le malade ne pouvait les fléchir complètement ;il lui élait impossible de saïsir les objets qu'on lui présentait; ilne pouvait plus étendre ni la main ni les doigts.

” La paralysie fut traitée par l'électricité et les bains sulfureux.

Le 48 mars, = Le malade quitte l'hôpital ; l’épicondylé fait

en dehors uue légère saillie, Les mouvements de flexion et

mn HR d'extension sont possibles mais limités; l’avant-bras formé

avec le bras un angle de 15)° dans l'extension et de 110° dans la

flexion. Lorsqu'on veut fléchir ou étendre davantage, le ma-

lade souffre beaucoup.

La paralysie du nerf radial esten voie d'amélioration ; l'insensibilité a disparu et la force musculaire est revenue en partie ; l'enfant prend des bains sulfureux.

Le 10 novembre. — Le petit malade revient à la consultation. M. Marjolin et moi, constatons que la paralysie a complète-, ment disparu. L'épicondyle fait une très légère saillie en des-

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