‹ Paralyses du nerf radialChapitre 5 sur 27 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Historique.

C’est seulement en 1828 que parut la première observation bien nette de paralys'e traumatique du nerf radial ; elle est dûe à Alphonse Ménard et publiée dans la Gazette de Santé.Quelque temps après, Dupuytren observait un cas de paralysie du poignet à la suite de la compression par les béquilles (Lancette française, 1832). Cllivier et Marjolin à l’article contusion du déctionnaire en 30 volumes (1830-1834), se contentent de dire que pendant son trajet le long du bras, le nerf radial est exposé aux contusions. T’n 1849, M. Bouillaud fait paraître dans la Gacette des Hôpitaux une observation importante de paralysie radiale qu’il appelle rhumatismale.

€ Autant qu'il m’estpermis de l’affirmer d’après les faits venus à ma conraissan €, disait Malgaigne, la lésion des troncs Lerveux est extrêmementrare dans les fractures». (Malgaigne, Traité des fractures et luxations, 1855. Tome I, p. 82).

Deux ans plus tard Paget étudiait les variétés trauma-

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tiques de paralysie radiale. (Lectures on surgical Pathology London, 1857).

La meilleure collection de fractures entraînant des lésions nerveuses se trouve dans l’ouvrage de M. Callender- (S. Batholomeus Hospital Reports, vol. VI, page 33. 1870) Le 21 novembre 1871 M. Panas présentait à l’Académie de Médecine un mémoire important intitulé: De la para” lysie réputée rhumatismale du nerf radri al, dans lequel

il expose la théorie de la compression.

Erichsen, (Leçon à University Collège Hosqital 1871)

disait au sujet des fractures simples des os longs: « Les

« vaisseaux et les nerfs des membres sont assez Lien pro- « tégés par l’interposition d’une couche musculaire entre « eux et les os, et leur situation leur permet de fuir, dans « l’immense majorité des cas devant les extrémités des « fragments. Mais il y a deux exceptions à cette règle ; « pour le nerf radial dans ses rapports avec l’humérus et « l’artère tibiale postérieure. Ce nerf et cette artère peuvent

« être blessés dans une fracture de l’os contigu ».

En 1875, Weir Mitchell affirme que: « la contusion « des nerfs ou leur déchirure à la suite des fractures « des os, sont des accidents heureusement rares; leur « lieu d'élection est l’articulation du coude ou l’humérus « lui-même Weis Mitchell . Des lésions des nerfs et de

« leurs conséquences trad. Dastre page 113) ».

Telle est la phrase suivante du Kônig: « On parle beaucoup depuis quelque temps, des cas, où à la suite de la fracture de la partie inférieure de l'humérus, on a trouvé

le nerf radial enclavé et paralysé, soit dans une pseudar-

so

throse, soit dans un cal fibreux. » (Pathol. chirurgicale, 1878, page 634, Vol. IT).

Dans le Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux de 1884,on donne le compte-rendu d’une séance où M.Joffroy revient sur les conclusions de M. Panas, les approuve et les soutient contre les arguments de MM. Féréol, Gallard, | Millard, et Cuffer.

En 1884également, Mondan (Revue de Chirurgie) écrit que «la paralysie du nerfradial fréquente dans les fractures de lhuménus (du corps, exceptionnellement, des extrémités) est le plus souvent la conséquence d’une contusion de ce nerf produite par la cause fracturante ou par les fragments ».

Nous ne voulons pas citer ici tous les travaux et les nombreuses thèses inspirés par les paralysies traumatiques du nerf radial; on les trouvera nommés dans le

. courant de ce travail. :

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