CHAPITRE:-IIT
Symptomatologie et diagnostic de la paralysie et de la lésion ner veuse.
L’anatomie nous en a donné ja clef en nous indiquant les muscles innervés par le nerf radial. A
Paralysie du ner! radial est synonyme de paralysie des extenseurs : Flexion du poignet ; impossibilité de la supination. :
D’après Duchenne, les principaux caractères de la paralysie du nerf radial sont les suivants :
1) Le poignet est infléchi à angle droit ; il ne peut être relevé ni se mouvoir latéralement, lorsque l’avantbras et la main reposent sur un plau horizontal (paralysie des radiaux et du cubital postérieur).
2) Le bras étant en extension et en pronation, la supination n’est obtenue qu'avec la flexion, le biceps remplaçant alors le court supinateur.
3) L’avant-bras étant dans la demi-flexion et la demi-
pronation, si le malade continue avec force le mouvement
de flexion, on ne sent pas le long supinateur se contrac-
ter. $ . Le Chaix 2
SE Le REA
4) Si on fléchit les premières phalanges, le malade né peut les relever (paralysie de l’extenseur commun).
5) À la longue linaction et Ie raccourcissement continues des fléchisseurs et des interosseux finissent par les paralyser aussi, si on n’y remédie pas au moyen de l’électricité, de l'exercice, d’un appareil qui tienne le poignet relevé.
Il se produit parfois une tumeur sur le dos du poignet comme dans toutes les autres paralysies radiales. Cette tumeur est indolente. Elle répond à un état fongueux des tendons et de leur syuoviale.
Il y a lieu aussi de considérer :
Choc.
Luxation.
Fracture.
Pression sur un point du membré.
Plaie.
2e L'état de là sensibilité cutanée, à la température,
4° Les commémoratifs :
tactile.
Le diagnostic de la paralysie traumatique du nerf radial avec les autres paralysies du même nerf (saturnineé par exemple) ont été faites si souvent que nous n’en parlerons pas ici.
Ce qui est plus important, c’est de savoir si l’on a affaire à une contusion, à une compression quelle qu’elle soit.
La contusion et la compression brusque, nous le verrons au chapitre de la pathogénie, offrent peu de différences dans leurs symptômes et peuvent être assimilées en clinique : |
Fourmillements, douleurs, engourdissements du mem-
Pt RO PESA
bre. Anesthésie, Paralysie musculaire ; la durée des troubles sensitifs et moteurs variant dans le même sens que le traumatisme. 3
Parfois les phénomènes immédiats sont presque nuls ; on a observé quelques troubles de sensibilité, puis tout semble rentrer dans l’ordre, quand, quelques semaines seulement après le traumatisme, on assiste à des désordres divers : rerte de la sensibilité et de la motilité. Ces désordres de lésions sont dus très probablement à de la névrite.
Tant qu’à la compression lente, l’apparition lente de la paralysie, sa marche, nous renseignent à son sujet. M. Lablancherie (Th. de Paris 1880. De l’enclavement du nerf radial dans Le cal de Phumérus) croit pouvoir être très précis et prétend reconnaître si l’on a affaire à l’enclavement ou à la compression du nerf par le cal. Pour lui, un malade dont le nerf est enclavé ne ressentira aucune douleur lorsqu'on exercera une pression au niveau du cal ; le contraire aura lieu dans le cas de compression du nerf par une pointe du cal. Martin regarde la chose comme impossible et donne en cela l'opinion de M. Trélat (Th. de Lille 1883. De l’enclavement du nerfradiat dans le cal).
Nos observations nous renseigneront sur ce qui est de de la conservation ou de la perte de la sensibilité. On a discuté sur la paralysie du triceps ou sur la conservation de ses muscles dans les paralysies traumatiques du radial. Le lieu de la fracture qui nous intéresse, l’épiphyse nférieure de l’humérus, est situé plus bas que l’origine
de ces nerfs sur le tronc radial et nous avons même re
ARS marqué dans un cas de paralysie par fracture des condyles, dû à Erichsen, la conservation de la puissance musculaire du long supinateur et du premier radial externe qui reçoivent leur innervation au-dessous du tricéps. Le cas nous dispense de tout commentaire. Ces quelques notions de patholcgie seront précisées d’ailleurs au cha-
pitre de la pathogénie.