‹ Paralysie agitante: Maladie de ParkinsonChapitre 15 sur 19 · MM · texte numérisé non relu

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dans sa forme et même dans ses caractères particuliers, qui Fr consistent à cesser au cours des mouvements volontaires et pendant le sommeil naturel ou chloroformique. RUE à, | S * Des formes atypiques par absence de raideur musculaire. — à Pour les auteurs de l’école de Charcot, celles -ci seraient rares et l'on aurait plutôt affaire à des formes où elle est très atté- É nuée ou à des cas au début. & 4° Des formes atypiques par modification de cette raideur — | où plutôt de ses eftets. — Il rentre dans cette catégorie des | cas qui sont bien réellement atypiques et à physionomie particulière. Ce sont ceux qui tiennent à des modifications de l’attitude, conséquence la plus directe de cette raideur, dans k

laquelle le malade est soudé, en particulier, les divers types d'extension : Charcot et Richer ont signalé un type d’exten-

tension simple; — Dartil, un type d'extension avec renvery À w FA 1.4 L sement de la tête en arrière ; — Bidon, un type d'extension du tronc et des membres, avec flexion du cou et de la tête.

Béchet reproduit dans sa thèse les observations qui ont servi de type à la description de ces différentes formes cliniques.

Aucun des malades que nous avons observés nous-même, ne nous à fourni d'exemple de ces attitudes modifices, tous présentent l'attitude la plus ordinaire, qui est ja flexion.

5° Des formes atypiques par la localisation des symptômes.

— Parmi celles-ci, il en est également qu'il importe de connai-

tre pour mieux les diagnostiquer: ce sont celles chez les-

quelles l’ensemble ouun seul des symptômes se fixe sur la partie du corps qu'il a atteinte la première : soit sur un membre,

soit suruncôté du corps, soit sur les membres supérieurs,

soit sur les membres inférieurs, s’y localise ets'y limite pendant un temps assez long pour qu'on ne soit plus dans la période de début ; nous avons dit que c'était là une condition nécessaire pour qu'on puisse réellement considérer le cas comme une forme clinique. ; On pourrait ainsi décrire la forme monoplégique, la forme hémipiégique ; la forme à phénomènes localisés aux membres supérieurs et surtout la forme paraplégique, sont beaucoup plus rares.

La forme hémiplégique parait assez fréquente ; ilen est rapporté de nombreux cas, et sur les six malades que nous avons

observés, deux paraissent Ja présenter.

En effet, F..., sujet de notre observation V, voit les phénomènes limités à la partie droite du corps depuis déjà deux ans; et Const... (obs. VI), s'il n'est atteint de tremblement et de raideur d’un seul côté que depuis deux mois, présente déjà un syndrome assez typique pour qu'on puisse regarder cetle localisation unilatérale comme assez particulière. é

Le diagnostic de ces formes monoplégique ou hémiplégique

| — 4 — est souvent délicat à dépister et c’est pour elles qu ‘il est bon de se rappeler tous les symptômes accessoires. De plus, on. doit établir sur ces cas une discussion de diagnostic différentiel très serrée à cause de l analogie qu'ils peuvent présenter avec d’autres troubles nerveux, tremblement ou contracture, dépen- | dant d’une hémorragie cérébrale, d'une affection médullaire, d’une intoxication, de l’hystérie, etc. Nous avons, à l'hôpital, vu rectifier un diagnostic de tremblement monoplégique, qu'on

avait d'abord considéré comme parkinsonnien. Quand on à vu

le phénomène disparaître rapidement après un léger traitement électrique, on l’a rattaché à l'hystérie, qu on avait d abord. écartée, vu l'absence de tout stigmate.

- Ces formes cliniques atypiques sont celles qui nous paraissent surtout devoir être connues et citées, mais nous sommes certain qu'on pourrait légitimement en décrire bien d’autres en se plaçant à des points de vue différents. | Si on considère les sensations éprouvées par le malade, il paraitrait exister une forme douloureuse de l'affection. Plusieurs de nos malades se plaignent d’éprouver des phénomènes douloureux plutôt vagues; mais M. le professeur-agrégé Rauzier nous à dit avoir vu récemment dans son cabinet un parkinsonnien chez qui ils étaient prédominants. AUS

En se plaçant encore à un autre point de vue, on pourrait distinguer des formes à évolution rapide et des formes à évolution lente. | &

Nous retenons surtout ce fait de la diversité du tableau que Re peut présenter la paralysie agitante. He 4

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É De: r étude sommaire qui cd il nous parait résulter assez neltement que la maladie de Parkinson présente une évo- Lion à modes très variés et qu “elle peut se caractériser par des symptômes fort divers, enfin qu’elle peut revêtie des formes ; re différentes et nombreuses. |

us iutre l'affection aune mens Den de Dia

k ‘sions; de DEA on sait que |” APR lue a permis } de constater diverses lésions. Ce sont là autant de raisons , “pour qu'on tende à ne plus considérer la paralysie agitante, A ‘comme une affection sine materia, comme une névrose.

# E dans. un article paru dans la Revue neurologique de février 1898 : | \

re « Tout le monde cb à peu près d'accord pour reconnaitre “que cette affection est indûment classée parmi les névroses, __ dontelle diffère par sa marche et par son pronostic; mais on L ignore et le siège ef la nature des lésions qui la déterminent. “3 . Certains traits de sa physionomie et quelques observations PE anatomo-cliniques (Leyden, lésion de la couche optique; - Mendel, Charcot, Blocq et Marinesco, lésion pédonculaire), : ne porté à se demander si la maladie ne pourrait pas être ratla-

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‘10 Voici comment MM. Ballet et Faure résument la question

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chée à une locdlisation spéciale d’altérations, d’ailleurs peut. être, de nature variée, au niveau de la région sous-optique ou

des pédoncules, notamment, du locus niger de Sœmmering

(Brissaud). D'autre part, on a trouvé, dans un certain nombre

de cas, du côté de la moelle ou des muscles, des lésions dont.

la signification et la valeur pathogénique sont, à la vérité, loin d’être bien établies : obturation du canal central, lésions scléreuses péri-épendymaires ou des cordons blancs (Charcot,

Joffroy, Demange), atrophie sénile des cellules (Dubief, Koller),

lésions de péri-artérite et de sclérose péri-vasculaire (Dana,

Redlich), altération de la fibre musculaire (Blocq). Mais ces

lésions sont variables, inconstantes, par suite, contingentes (Furstner). »

Donc : d’abord les lésions sont variables, ce qui correspond

bien à la variabilité que nous avons contatée dansl’évolution et dans les formes de la maladie ; ensuite elles sont contingentes, c'est-à-dire, peuvent être ou ne pas être. Mais du fait que,

dans certains cas, on n’a rien constaté, on ne peut pas con-.

clure, d’une façon absolue, qu'il n'existait aucun trouble matériel; certains peuvent, en effet, rester inaccessibles à nos moyens d'exploration et à nos méthodes de recherche actuelles.

Si le terme de névrose ne va pas forcément avec la nine

d'affirmer qu'il n’existe pas de lésion anatomique comme fond

de l'affection, s'il doit signifier seulement qu’il existe une perturbation dans une ou plusieurs fonctions, et qu’on ne leur a

pas encore trouvé de concordance avec une lésion définie qui

les tiendrait sous sa dépendance, nous ne voyons pas d’incon-

vénient à l’employer encore à propos de la paralysie agitante.

« Les progrès de l'anatomie pathologique pourront seuls mettre sur la voie » écrivait en 1892, M. le professeur Grasset, en traitant de la pathogénie de la paralysie agitante. Depuis celte époque, aucun résultat bien particulier n’a été signalé,

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