‹ Paralysie agitante: Maladie de ParkinsonChapitre 16 sur 19 · LT ET · texte numérisé non relu

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croyons-nous, Si ce n n'est celui que MM. Ballet et Faure apportent à la suite des considérations déjà citées.

A côté de lésions banales, déjà rencontrées et signalées par d’autres auteurs, ils ont constaté des ruptures de prolongements protoplasmiques de cellules nerveuses, surtout des cellules des cornes antérieures. DEAR

Nous eroyons que cette constatation, qui sera sans doute

reprise et contrôlée, peut avoir une certaine importance et que

c'est assez légitimement que MM. Balletet Faure se demandent si « des examens ultérieurs ne prouveront pas qu'il faut, comme Gowers l'avançait, chercher dans une lésion fonctionnelle des prolongements protoplasmiques des cellules nerveuses, l’explication du tonus musculaire qu’on observe dans la maladie de Parkinson ».

Le tremblement, la raideur musculaire, ce sont bien là des phénomènes qui paraissent habituellement liés à l’exagération du tonus musculaire ; seulement, ce qu'il y a ici de particulier, c’est que, puisque le tremblement cesse, puisque la raideur cède au moment d’un mouvement volontaire, alors le tonus doit cesser d’être exagéré à ce moment-là.

Or, on admet que le Lonus s’exagère par suite de la suppression de la force inhibitrice [faisceau pyramidal). Cette force inhibitrice doit donc se rétablir au moment où s’accomplit un

* acte volontaire.

Cette force régulatrice, qui, par sa défaillance, amènerait une perturbation du tonus capable de produire les phénomènes de la paralysie agitante ne pourrait-elle se confondre avec la force de situation fixe, que M. le professeur Grasset met en cause dans la pathogénie de la paralysie agitante et dont ilnous parait utile de garder la notion ?

Voici, d’ailleurs, comment M. Grasset définit cette force par un exemple, dans son chapitre sur la catalepsie. Nous repro-

| NE duisons le passage, pensant que © 'estencore le meilleur moyen de nous faire comprendre : At

« Chacun connaît le fait pote et souvent cité de Ft : de Crotone, maintenant ses doigts fermés sur une grenade avec une telle force que personne ne pouvait lui faire ouvrir la main, et, cependant, ne broyant pas la grenade par un excès ï

de contraction, immobilisant, par suite, avec une grande éner- ce

gie ses muscles à un degré voulu de raccourcissement. dei

avait résisté par une contraction énergique des fléchisseurs avec une tendance continuelle au raccourcissement, de il aurait infailliblement brisé le fruit quand l'effort opposé

venait à cesser, ce qui n’arrivait pas. Il déployait done là,

non pas sa force de contraction, mais sa force de situation fixe ». « Nous appelons ainsi, après Barthez, ajoute M. Gras-

set, la force que chacun de nous à d'arrêter un muscle à à la longueur qu'il veut et de le fixer là avec énergie DE

Voici alors la manière dont s'explique le tremblement: s'ila lieu à l'occasion des contractions volontaires, c’est ‘que la:

contraction se fait mal et une contraction unique est remplacée par une série de secousses : si le tremblement se produit ‘au repos, c'est parce que, dans cet état, les muscles qui devraient être immobilisés par leur force de situation fixe ne le sont pas. « Le tremblement au repos (paralysie agitante) est done à la force de situation fixe ce que le tremblement dans les actes

(sclérose en plaques) est à la contraction » et « la force de

situation fixe peut être lésée de deux manières : par excès (dans la catalepsie), par défaut (dans la paralysie agitante) » (Grasset). |

Cette théorie expliquerait aussi les troubles de l'équilibration, l’antépulsion et la rétropulsion ; car, c’est évidemment la force de situation fixe qu'il faut mettre en jeu pour régler sa marche et résister à l’inertie, où pour déployer un effort mesuré pour contrebalancer une force donnée.

ne:

ve à ê REP 49 De. z … Mais, où est le siège de production, le centre ou les centres | de cette force de situation fixe dont nous reconnaissons l’existence ? Nous n'en savons rien, mais nous avons toute raison

pour le supposer dans la partie supérieure de l'a axe cérébrospinal. BE ; | | De il

+ Or; nous pouvons supposer que les effets doivent être les

mêmes, que cette force soit lésée ne son centre ou dans Îles

* parties conductrices qui sont chargées de la transmettre aux ‘diverses parties du corps-

Il semble même qu'avec cette dernière hypothèse nous expli-

= querions bien mieux la façon irrégulière et cependant locali-

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