‹ Paralysies et contractures hystériquesChapitre 56 sur 59 · II. — Vomissements · texte numérisé non relu

II. — Vomissements

Dans l'œsophagisme, l'aliment est rejeté à peine ingurgité. Dans d'autres circonstances, l'aliment pénètre jusque dans l'estomac et n'en est expulsé qu'après un temps plus ou moins long ; il y a alors véritable vomissemeul.

Les vomissements, conséquence des troubles fonctionnels de la tunique musculaire de l'estomac sont dus soit aux spasmes, soit à l'atonie des fibres musculaires.

Le vomissement provoqué par le spasme de l'estomac se produit à un moment plus ou moins rapproché de l'introduction des aliments. Il survient très promptement lorsqu'il accompagne la gastralgie et qu'il est provoqué par l'hyperesthésiede la muqueuse,

cause déterminante du spasme par voie réflexe. Lorsqu'il n'existe pas de phénomènes douloureux, les aliments séjournent un temps plus ou moins long dans l'estomac.

Le spasme peut siéger en différents points de la tunique musculaire. Près du cardia, il donne lieu aux phénomènes d'œsophagismé déjà décrits. Son siège le plus fréquent est le pylore. Dans ce cas, la déglutition se fait Lien : les aliments s'accumulent dans l'estomac, puis il y a une sensation de plénitude, de lourdeur au creux épigastrique, et après un temps variable les aliments sont rejetés. C'est là ce que MM. Lulon et Huchard ont décrit sous le nom de pylorisme '.

Enfin les vomissements peuvent être déterminés par l'atonie de la couche musculaire. Ils sont alors plus tardifs, plus abondants et s'accompagnent d'une véritable distension de l'estomac qui peut conduire à la dilatation permanente dont on retrouve les signes : bruit de glouglou pendant la déglutition, bruit de flot par la succession hippocratique.

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